Bonjour et bienvenu. Politique.Humour et beaux mecs.PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko.Ce blog est également une compilation d'images que j'ai glané sur le net et que j'ai tenté de mettre en scène.Elles ont toutes étés les victimes de ma part, de recadrage, manipulation, encadrement, collage, déformation, colorisation et transformation à l'aide de plusieurs logiciels de retouches tel que Paint Shop, PhotoShop, Photo Impact etc...Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes.J'espére que vous prendrez plaisir à entrer dans mon univers.

24/05/2008

24/05/08 - 09:29

Un pas de plus vers la dictature ...




La révision de la Constitution, dont l'examen du projet débute demain et qui nous est présentée par le journal de France 2 comme un accroissement du pouvoir des Parlementaires, cache en fait une évolution potentiellement dangereuse des pouvoirs du Président de la République. En réalité, Sarkozy cherche à augmenter ses pouvoirs et à devenir incontrôlable.

Dans la Constitution de 1958, il est prévu que le Président soit un surveillant et non un chef : il ne doit pas diriger le Gouvernement mais veiller à ce qu’il applique la politique voulue par le Parlement et c’est seulement dans ce cas qu’il peut intervenir et faire appel aux citoyens en utilisant la dissolution de l'Assemblée Nationale ou le référendum.

En prpoposant de modifier les dispositions de l’article 21 de la Constitution, Sarkozy cherche à étendre ses pouvoirs en matière de défense nationale sans qu’un contre-pouvoir soit mis en place pour l’empêcher d’aller contre la volonté du Parlement ou du Peuple. En même temps, il devient irresponsable, c’est-à-dire qu’il ne peut être révoqué s’il va contre la volonté du peuple, donc il devient incontrôlable.

En effet, le projet de révision prévoit de remplacer, dans l’article 21, la phrase " le Premier Ministre est responsable de la défense nationale " par " le Premier Ministre met en œuvre les décisions prises au titre de l’article 15 en matière de défense nationale ". Et cet article 15 indique que le Président de la République est le chef des armées.

L'article 15 soumet le pouvoir militaire au pouvoir politique mais, jusqu’à maintenant, le Président ne pouvait prendre aucune décision sans la signature du Premier Ministre, qui endossait la responsabilité. La modification de l’article 21 change tout, parce que, jusqu’à maintenant, si le Parlement n’était pas d’accord, il pouvait renverser le Gouvernement, et dans ce cas-là, le Président, privé de Premier Ministre, pouvait être paralysé.

Cette révision de la Constitution est donc dangereuse car si cette modification est adoptée, les Parlementaires se trouvent privés de tout contrôle sur le Président en matière de défense nationale. Car si le Parlement renverse le Gouvernement, le Président pourra arguer que, dans l’article 21 ainsi modifié, le Premier Ministre n’est qu’un exécutant.
Un homme seul peut donc faire n’importe quoi pendant la durée de son mandat. Il n’y a actuellement aucune démocratie où le Président dispose de tels pouvoir en matière de défense nationale sans contrôle ou même sans limitation du Parlement.

Qui plus est, l’Elysée a annoncé, le 3 janvier 2008, la création d’un nouveau Conseil de Défense et de Sécurité Nationale qui va concentrer dans les mains du Président les pouvoirs en matière de défense, de diplomatie, de police et de renseignement. Sarkozy veut donc étendre ses pouvoirs bien au-delà de la Défense au sens strict du terme.

Dans le cas d’une intervention de l’armée française à l’étranger décidée par le Président, le Gouvernement aura l’obligation d’informer le Parlement, mais celui-ci ne pourra pas voter à l’issue de cette information et il devra attendre 6 mois pour que le Gouvernement ait l’obligation de demander la prolongation d’une telle intervention militaire. Le Gouvernement pourra donc continuer à faire ce qu’il veut pendant 6 mois.

Actuellement, seul le Parlement peut autoriser une déclaration de guerre. Après la révision, le Président pourra engager une guerre et même si le Parlement renverse le Gouvernement, il ne pourra faire cesser l’engagement armé pendant 6 mois.

On voit donc qu’un pas de plus vers la concentration des pouvoirs d’un seul homme va être franchie dans des domaines cruciaux comme la défense, la diplomatie, la police et le renseignement. En termes clairs, c’est ce qu’on appelle un pas de plus vers la dictature.

Source : http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/rvision-constit.html

commentaires

24/05/08 - 09:37

Ce projet de réforme n'a t'il pas été élaboré par une commission réunissant des parlementaires de droite ET de gauche?

24/05/08 - 10:45

et puis c'est tout de même très théorique. il se passe des choses plus graves, à mon avis, sur le plan économique.

24/05/08 - 12:03

Ben, pour moi, cet homme là à toujours évoqué un dictateur. Mais j'avais confiance dans les institutions de la France et ses hommes politiques pour l'empêcher d'assouvir ses fantasmes... Espérons que je ne me sois pas trompé.

24/05/08 - 12:19

Je ne savais pas que le niveau des professeurs de droit constitutionnel était aussi faible. C'est vraiment inquiétant.

24/05/08 - 13:09

N'exagérons pas... on a dit la même chose en 1958 quand de Gaulle présenta sa nouvelle Constitution

24/05/08 - 14:08

Cette vision vient nourrir une réflexion que je me fais depuis la campagne électorale

D’abord, contrairement à ce qui est fréquemment dit, je crois que Sarko n’est pas seulement l’ impulsif qui veut briller parmi les grands, un brin caractériel et égocentrique que l’on décrit, c’est aussi quelqu’un qui sait poursuivre, dans la durée, ses projets et semer sa route de cailloux qui lui permettent d’atteindre ses but….. d’où son élection à laquelle il travaillait depuis des années tant sur le plan politique que médiatique

Seulement quelques faits, tous vérifiables (liste malheureusement non exhaustive !) :

La version italienne de son livre Témoignage (Testimonianza en italien) est préfacée par Ginafranco Fini leader post-fasciste qui dirige l’Alliance Nationale… ce ne peut être un hasard…. Il y avait sans doute bien d’autre préfaceurs possibles…. Même de droite libérale

Pour écrire son livre La république, les religions, l’espérance, il a travaillé avec un religieux proche de l’Opus Déi….

Sa vision génétique de l’origine de certains comportements (délinquance, pédophilie…..)

Ses clin d’œil plus que marqué vers l’extrême droite (les moutons dans les baignoires, l’approche sécuritaire, son silence assourdissant pendant la polémique sur les tests ADN…etc…)

Son autre silence tout aussi assourdissant lors du déclanchement de la guerre en Irak quant à la participation de la France…. Lui qui cause dès qu’un micro est à portée…. Il est sans doute le seul homme politique d’envergure nationale à avoir été muet dans les médias pendant une bonne dizaine de jour, on ne le voyait pas….. ce qui lui permet de dire qu’il met quiconque au défi de trouver un texte ou une interview où il était pour l’engagement de la France….

Sa désinvolture vis à vis de l’Allemagne. Notamment, alors qu’une polémique courrait suite à ses déclarations sur les causes génétiques de la pédophlie, il a répondu à un journaliste : « que je sache, c’est pas France qui a inventé la solution finale »… ce qui est insultant pour un peuple et de politiques qui on su et savent regarder leur passé.
Et bien sûr son comportement cavalier avec A Merkel

Sa bonne entente affichée dans les médias avec les jumeaux polonais, Poutine (qui ne s’est pas laissé faire !)…..

Bref, depuis la campagne, je crains qu’en fait, l’un des scénario de Sarko soit de devenir le leader d’une Europe qui s’extrême droitise... et comme l’Allemagne serait un frein à ce projet par sa puissance économique et aussi par ses attitudes au regard de toute forme de fascisme, il préfère envoyer des signaux aux leaders d'extrême droite européenne… ça peut servir un jour....

Ce n'est qu'une hypothèse dondée sur faits...

24/05/08 - 19:17

D'abord, il existe un débat entre les constitutionnalistes. Il n'y a pas de vérité toute faite.

Et si les parlementaires se sont emparés du sujet (la commission n'a aucune légitimité), je ne pense pas que les citoyens n'ont juste qu'à fermer leur gueule.

Sur le fond, je ne parlerais pas du risque de dictature, mais d'un problème de responsabilité politique et du pouvoir décisionnel.

Il faut attendre la dernière version avant Congrès. Car il y a des négociations en cours sur les modifications.

Dans ce débat, la Constitution ne règle pas précisément la question angoissante de "qui prend la décision d'engagement nucléaire ?" Il n'est pas normal que ceci soit du ressort de la loi ou du décret.

Mais d'ores et déjà, il faut rappeler que depuis la réforme "Chirac" de 2007, l'article 68 de notre Constitution autorise le Parlement à la majorité des 2/3, de destituer le Président de la République "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat".

C'est là sa responsabilité politique.

Mais bon, c'est très théorique depuis que les majorités concordent avec le quinquennat. Mais bon, ça existe.

24/05/08 - 19:18

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