Bonjour et bienvenu. Politique.Humour et beaux mecs. PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko. Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes. Pour cause de censure ce blog va prochainement déménager. Bientôt une nouvelle adresse...

31/10/2008

31/10/08 - 10:31

L'engouement du Net pour les chats...




Pourquoi cette bête à ronron est-elle l’animal mascotte des internautes? Et pourquoi pas un chien ou une otarie?

Parce qu’un chat, ça tient dans un scanner
Au début de l’ère des nouvelles technologies, l’un des grands jeux consistait à passer la tête ou le derrière de son chat dans un scanner puis à envoyer la photo par mail à tout son carnet d’adresse. Un chat, oui, parce qu’un chien, ça ne tient pas sous le couvercle du scan’.

Parce que le chat est l’animal des «no life»
Solitaire, marginal, le chat n’a pas besoin d’être sorti par son maître plusieurs fois par jour pour se dégourdir les pattes. Contrairement au chien. Un mode de vie qui sied aux accros du Net, lesquels n’ont aucune envie de délaisser l’écran de leur ordi le temps de promener la bestiole.

Parce que le chat aime les ordis
C’est prouvé: le chat est autant attiré par l’ordinateur que par les radiateurs. Et ne manque pas une occasion de se coucher sur le clavier. Car un ordi en activité diffuse de la chaleur, la drogue des chats.

Parce que le chat, c'est girly
Le succès de la marque «Hello Kitty» auprès des filles le montre. Le chat symbolise parfaitement ce que les Anglo-saxons considèrent comme «cute» (mignon en VF). Du coup, une flopée de sites consacrés aux têtes de chats ont été créés. Ce qui fait autant de pages indexées par les moteurs de recherche et participe à la popularité de l'animal.

Parce que le chat n’est pas qu’un animal
Le chat est certes une bestiole à poils, mais pas que. En langue informatique, le chat désigne aussi la façon qu’ont les internautes de discuter à bâtons rompus sur des messageries instantanées comme Msn ou Google Talk. Bref, ça fait un nouveau lien entre le monde du Net et le monde animalier. Jusqu’à preuve du contraire, on dit «on chatte sur Msn» et non «on chienne sur Msn».

20Minutes.fr

31/10/08 - 10:12

On criminalise la misère...




Comme le maire de Paris l'a rappelé, la mairie du Ve n'avait pas le droit de demander à cette personne de présenter un titre de séjour afin d'inscrire son enfant à l'école. C'est la mairie du Ve qui est dans l'illégalité. D'une part, la fonctionnaire n'a pas respecté la loi car elle n'avait pas à demander ce papier. De plus, le fait d'inscrire son enfant dans une école ne constitue ni un crime, ni un délit. Elle devait avoir un visage qui suscitait la méfiance de ces personnes. Il y a des fonctionnaires qui font du zèle, qui vont bien plus loin que ce qu'on leur demande de faire, particulièrement dans cette mairie. La réalité, c'est que certains s'acharnent sur des sans-papiers qui sont pourtant déjà dans une situation souvent calamiteuse, des personnes n'ayant à priori pas le bon faciès à leurs yeux. Cela à beaucoup à voir avec la xénophobie. Il reste toutefois scandaleux de dire que de ne pas avoir de papier constitue un délit. On poursuit des personnes qui sont dans une misère noire. On criminalise la misère.

L'application des lois semble assez paradoxale au sein de la mairie du Ve. On est beaucoup plus dur avec des personnes qui sont pourtant dans la misère et qui se battent pour s'en sortir, et d'un autre côté, on a étouffé allègrement l'affaire des faux électeurs des municipales de 1995. L'application des lois est moins dure pour les personnes frauduleuses que pour les personnes cherchant à s'en sortir.
La faute commise doit être caractérisée car il faut que les autres fonctionnaires sachent qu'il y a un risque de sanction. Mais il est triste d'en arriver là. La morale devrait suffire.
La Ligue des Droits de l'Homme espère que l'enquête va aboutir car cette faute professionnelle prive un enfant d'un droit fondamental, accéder à l'enseignement. Un bien triste constat à un mois et demi du 60e anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme.
La situation n'est pas comparable à celle des dénonciations pratiquées durant la Seconde guerre mondiale dans la mesure où ces personnes ne risquent pas de se retrouver gazées dans un camp de concentration. Les conséquences sont moins effroyables mais le comportement immonde de ces personnes qui aiment dénoncer est tout à fait comparable à celui des dénonciateurs durant la Seconde guerre mondiale.

Alors que cette jeune femme avait le droit d'inscrire son enfant à l'école, elle risque maintenant de se retrouver très rapidement en centre de rétention, voire même d'être reconduite en Equateur. Cette jeune Equatorienne risque gros. En plus de devoir faire face à cette probable reconduite à la frontière, elle va sans doute devoir prendre une décision vis-à-vis de son enfant. Soit elle repart avec son enfant, soit il sera placé à la DASS. Quelle belle action de la République française ! Cette affaire donne la nausée. En quoi lire et écrire dérangent les fonctionnaires. Il y a aujourd'hui une certaine jouissance à envoyer des personnes dans la misère dans des centres de rétention.

Jean-Pierre Dubois,
président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

31/10/08 - 09:37

Le dessin du jour...





"Cette représentation non autorisée de l’image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle. Elle s’inscrit dans les limites autorisées de la liberté d’expression et du droit à l’humour. M. Nicolas Sarkozy sera débouté de ses demandes, la diffusion de la poupée litigieuse ne caractérisant pas une atteinte fautive à son droit à l’image ni un trouble manifestement illicite."

30/10/2008

30/10/08 - 10:30

280 millions d'euros ...




La loi de programmation militaire 2009-2014, qui sera adoptée ce matin en Conseil des ministres, prévoit l’acquisition d’un nouvel Airbus A330-200 pour les déplacements du président de la République et des autorités gouvernementales.

A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait d’avoir son propre Air Force One.
L’armée de l’air va donc acheter d’occasion un Airbus qui vole actuellement sous les couleurs d’Air Caraïbes.

Deux avions d’affaires Falcon 7X, le dernier né de Dassault, seront également commandés. Avec la modernisation des moyens de transmissions à bord, l’installation de systèmes d’autoprotection contre les missiles sol-air et les équipements d’évacuation sanitaire, la facture globale atteindra 280 millions d’euros. En revanche, un des deux Airbus A319 de l'ETEC sera revendu sur le marché de l'occasion.

30/10/08 - 10:19

Dans la série on a le Président que l'on mérite...




Les scénaristes US ne manquent pas d’humour et font référence à un passage de la vie privée de Nicolas Sarlozy lors d’un épisode : Extrait de l’épisode 7 de la saison 2 de Gossip Girl.

30/10/08 - 09:55

Ridicule...




La France est devenue un curieux pays. Un citoyen peut se faire traîter de "pôv con" par le président de la République et être invité à "se casser" en toute impunité, et voilà que quelques mois plus tard, un autre citoyen est poursuivi en justice parce qu'il aurait tenu les mêmes propos à l'égard de ce même "président de la République". "Etonnant non?" comme dirait l'autre.

L'actuel "chef de l'Etat" est devenu ces derniers temps la vedette de l'actualité judicaire. On n'en finit plus de compter les victimes de l'hystérie procédurière qui semble avoir saisi l'actuel "président de la République" et ceux qui sont plus ou moins ses représentants légaux. A quand un "Faites entrer l'accusateur" sur France 2 ?

Un fabriquant de T-shirts rigolos, un autre de poupées satiriques, Airy Routier, Ryanair, l'ancien patron des RG, le lavallois Hervé Eon etc... autant de victimes, ces derniers mois, des poursuites menées au nom du premier des Français, poursuite en diffamation, atteinte au droit à l'image ou bien encore offense au "chef de l'Etat". D'ailleurs, ce mercredi, le tribunal a débouté Nicolas Sarkozy, qui avait porté plainte pour faire interdire sa poupée vaudou. Du coup, le chef de l'Etat fait appel...

Rappelons au passage que depuis Giscard, les locataires de l'Elysée avaient décidé de laisser le délit d'offense au chef de l'Etat glisser tout doucement dans les limbes du droit pénal. Rappelons également que de Gaulle en avait fait usage cinq fois (c'est assez peu pour quelqu'un qui avait une certaine idée de lui-même) et Pompidou une, oui une seule petite fois. Et bien évidemment, aucun des cinq premiers Présidents de la Ve République ne s'était hasardé à porter plainte pour un oui ou pour un non devant les juridctions ordinaires, tous ayant conscience de ce que le mot "ridicule" veut dire.

"Ridicule", voilà bien le bon mot. Car on ne peut s'empêcher de remarquer que l'actuelle hystérie judiciaire élyséenne se manifeste dès lors que l'on touche à des domaines sensibles de l'actuel "chef de l'Etat": son ego et son image, comme s'il était conscient lui même, malgré tout, du ridicule de son régime, de sa cour, de son entourage...

Ridicule sa vie privée mise en scène, ridicules ses talonnettes destinées à le grandir de 6 centimètres, ridicule la peoplisation de ses ministres (Dati et sa grossesse à la paternité mystérieuse, Bachelot et ses crocs en Conseil des ministres après les Jeux de Pékin, les gaffes quotidiennes de Laporte et cie...), ridicule la distribution des disques de son épouse en plein Conseil des ministres afin que ces derniers en assurent la promo à la sortie devant des journalistes, complices d'une mascarade à leur corps défendant, ridicule le limogeage d'un grand flic parce que les geraniums de Clavier ont été piétinés dans sa villa corse... Arrêtons l'inventaire, il faudrait 256 pages pour être complet.

Depuis un an et demi, le ridicule accompagne chaque manifestation quotidienne de l'actuelle présidence et l'hystérie judiciaire du moment n'a d'autre but, si on y regarde de près que thérapeutique... De quoi s'agit-il, sinon punir ceux qui mettent le doigt sur la terrible fragilité narcissique de l'actuel "chef de l'Etat". Si on en est rendu là, c'est terriblement inquiétant.

Au fait, écrire systématiquement le "chef de l'Etat" entre guillemets sur un blog peut-il constituer un motif de poursuite pour offense au chef de l'Etat? Au train où vont les choses, tout est possible...

http://www.lepost.fr/perso/bruno-roger-petit/

30/10/08 - 09:45

Dans la dictature Sarkozyste c'est le temps de la délation d'état ...




La convocation au commissariat d’une habitante sans-papiers du Ve arrondissement, après qu’elle ait inscrit son fils à l’école, suscite la colère des associations. Et «l’indignation» de Bertrand Delanoë. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le maire de Paris annonce qu’ «une enquête administrative sera diligentée afin d’établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier.»

Il entend également «rappeler à tous les agents concernés ainsi qu’aux maires d’arrondissement eux-mêmes que l’inscription des enfants n’est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d’inscription à l’école.»

L’histoire remonte au mois de juillet. Mme M, équatorienne, emménage avec son fils dans le Ve arrondissement de Paris. Elle se rend donc à la mairie du Ve (dirigée par Jean Tiberi) pour inscrire son fils à l’école de son quartier. «Et là, curieusement, on lui demande si elle possède un titre de séjour, document qui n’a pas à être demandé lors d’une inscription scolaire», trois pièces suffisent en effet pour inscrire son enfant à l’école: le livret de famille, un document attestant que l'enfant a subi les vaccinations obligatoires et un justificatif de domicile.

«Des dénonciations de ce genre assez fréquentes»

Fin août, Mme M. reçoit une première convocation au commissariat. Inquiète, elle ne donne pas suite. Fin octobre, nouvelle convocation au commissariat, et cette fois la raison est donnée. «Motif : suite à l’inscription de votre enfant à l’école et votre situation alors irrégulière en France (...)»

«Ce sont les services de la Mairie du Ve qui ont dénoncé la situation de Mme M. à la police.» Et ce ne serait pas une première selon Brigitte Wieser, porte-parole de RESF «des dénonciations de ce genre sont assez fréquentes dans les villes de province… On a déjà vu par exemple des sans-papiers arrêtés à leur sortie de l’hôpital !»

«Les droits fondamentaux sont bafoués: si un sans-papiers ne peut même plus avoir accès aux soins ou même inscrire son enfant à l’école, c'est vraiment grave» «les rafles sont également de plus en plus fréquentes sur les lieux de travail... Du coup, on arrête les sans-papiers les plus intégrés dans la société!»

Mme M. a déposé une demande de régularisation dans le cadre de son travail. Femme de ménage, «elle a un contrat de travail en bonne et due forme».Mme M. pourrait également bénéficier du soutien de Bertrand Delanoë qui, dans son communiqué, «en appelle au préfet de police afin que cette maman, qui travaille, qui a engagé les démarches requises et élève seule son enfant, puisse rapidement obtenir le titre de séjour qu’elle sollicite».

MARIE PIQUEMAL pour Libération.

29/10/2008

29/10/08 - 17:05

Dati vide les prisons en loucedé...




A l’image de son patron, Nicolas Sarkozy, notre garde des Sceaux sait se montrer pragmatique. Débordée par la situation de plus en plus explosive dans les prisons, confrontée à une épidémie de suicides ( 91 depuis janvier ), mise au défi par une surpopulation pénale sans précédent (64.250 détenus pour 50.806 places disponibles), Rachida Dati procède –sans tambours ni trompettes- à des libérations « massives ».

Ainsi pas moins de 1 500 détenus seront libérés, dès le 1er novembre prochain, dans le seul ressort de la cour d’Appel de Douai. L’ « expérimentation » sera étendue, à compter du 1er décembre, aux maisons d’arrêt de Béziers, Le Puy, Fontenay-le-Comte et La Roche-sur-Yon.

Concrètement, il s’agit d’octroyer des remises de peines aux détenus à qui il reste quatre mois d’emprisonnement à exécuter. En théorie, ces libérables seront placés sous surveillance électronique. En fait, comme le font observer les deux principaux syndicats de magistrats et les représentants de l’administration pénitentière, l’intendance ne suivra pas. Rien ou presque n’a été prévu pour la préparation et le suivi de ces mesures de libération anticipée. Ainsi les détenus seront purement et simplement libérés.

Le double jeu gouvernemental est patent. Officiellement, le gouvernement applique toujours une des promesses du candidat Sarkozy. Plus de grâce présidentielle au 14 juillet !, avait voulu le chef de l’Etat. Ces grâces correspondaient, en moyenne, à quatre mois de réduction de peine en moyenne.

Mais en toute discrétion et à l’approche de l’hiver, on « désengorge », vite fait bien fait, le sprisons surpeuplées. La ministre remet dehors ceux qu’on à mis dedans, hier, avec tant de zèle ! Et à condition qu’ils n’aient plus que quatre mois à accomplir. Si cela ne ressemble pas à un retour des graces, c’est que l’on n’y connait rien.

29/10/08 - 12:36

Les chiffres du jour...




Renault supprime 4 900 postes
la Caisse d'Epargne 4 500 postes
Peugeot-Citroën 1 090 postes
Imperial Tobacco 1 060 postes
Sanofi-Aventis 927 postes
Natixis 850 postes
Camif 780 postes
SFR-Neuf-Cegetel 776 postes
La Redoute 672 postes
Doux 647 postes
Tyco électronics 620 postes
Adecco 600 postes
Hewlett-Packard 580 postes
Crédit Agricole-Calyon 500 postes
Etc etc...

29/10/08 - 12:28

Menteurs ou incompétents ? La "Boite noire" de la crise...




28/10/2008

28/10/08 - 17:11

La dictature Sarkozyste en marche ...suite.




Plus fort que la publicité gouvernementale... Thierry Saussez, maître-ès-communication du gouvernement, annonce qu'une émission gouvernementale est "à l'étude". Ne manquera plus qu'une télévision gouvernementale.

Pour remédier à l'insuffisance de "la bouilloire médiatique" qui n'a "pas le temps d'ancrer un message (...) je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée", a déclaré lundi Thierry Saussez sur Public Sénat, ajoutant qu'il "réfléchissait à une émission gouvernementale à la télévision", qui pourrait être diffusée sur une chaîne de service public, pour expliquer les réformes.

Au rythme auquel évoluent les choses, l'hypothèse d'une chaîne de télévision d'Etat est maintenant plus que probable. Jusqu'à présent, il ne s'agissait que d'élucubrations d'obscurs syndicalistes ou autres réfractaires au progrès politique. Mais cette dernière déclaration ne laisse plus guère la place au doute.

Une émission de télévision pour "expliquer les réformes". Il s'agit simplement de passer d'un format publicitaire court, déjà éprouvé sur le pouvoir d'achat, à un format plus "crédible" et plus long. La politique sans débat contradictoire...

Cette émission serait diffusée "dans l'idéal évidemment sur le service public". Le président de France Télévisions étant nommé par le chef de l'Etat, qui s'y opposera ?






28/10/08 - 16:58

Le dessin du jour...




28/10/08 - 16:53

Sarkozy fait du cher avec du vieux...




On en annonçait 50 000, il y en aura le double. C'est l'outil classique de politique conjoncturelle, utilisée largement par la gauche, mais dont Sarkozy avait mis en cause l'efficacité durant sa campagne pour l'élection présidentielle.

On avait dit que le Président annoncerait des mesures en faveur de la création d'emploi dans des secteurs en expansion comme les services à la personne, le numérique ou l'environnement.

Au lieu de cela, il a remis le paquet sur le travail du dimanche, pour lequel un projet de loi est prêt. « Il faut que les parlementaires s'en saisissent sans tabou », a insisté le Président, persuadé que nombre de Français sont prêts à travailler le dimanche "sur la base du volontariat" et afin d'être payés 50% de plus. Bref, le retour du « travailler plus pour gagner plus ».

Pour les services à la personne, il s'est contenté d'annoncer le versement anticipé du crédit d'impôt auquel on a droit, l'année suivante, lorsqu'on emploie quelqu'un à domicile. Idée saugrenue censée répondre dans le même temps à la crise de la presse (sur laquelle des Etats généraux se tiennent en ce moment) : la proposition d'un soutien pour le portage de la presse à domicile qui serait selon lui "un vrai plus pour les abonnés et un soutien précieux au secteur de la presse".

Le portage de la presse… job d’avenir donc ? quelques heures par semaine, levé à 4h du mat pour trois sous… dimanche inclus… et peut-etre même en CDD ou en contrat aidé pour couronner le tout… l’avenir radieux et prospère donc ?

Le contrat aidé… malheureusement, nombreux sont ceux qui n’ont jamais réussi à s’en sortir de ces contrats… qui finalement ne les ont jamais menés vers un emploi stable et durable… mais qui les ont bien gardés dans la précarité…

« Pour les services à la personne, il s’est contenté d’annoncer le versement anticipé du crédit d’impôt auquel on a droit »… a t il osé dire que son gouvernement proposait d’augmenter le plafond de cette niche fiscale pour les plus riches ? de 12000 à 12400 euros/an voire 15000 si la demande est acceptée…

Pour le travail le dimanche, c’était du 100% il y a peu, on en est plus qu’à 50%…et comme cela ne sera pas inscrit dans le droit du travail, ce sera donc 0% de plus sur le terrain… et le volontariat, il n’y a que celui qui n’y est pas confronté qui peut croire qu’on peut encore etre volontaire dans une entreprise…

On nous propose donc un programme: travailler toujours plus dans la précarité, toujours plus longtemps et toujours moins payés…

Et, on sait qui va payer pour qui finalement… il n’y a pas eu de milliards de mis en place la… et en attendant, on apprend que plus de 7000 foyers les plus riches de France ne payent pas d’impots sur le revenu…

27/10/2008

27/10/08 - 08:46

La dictature Sarkozyste en marche...





le service d'information du gouvernement cherche une entreprise pour surveiller les médias en ligne sur 15 thèmes définis dans un corpus de 50 sites.

Extrait du Journal Officiel...

Annonce N°75, publiée le 10/10/2008 dans le BOAMP 197 B, dépt. 75

Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : service d'information du gouvernement.

Correspondant : christophe Bres, 19 rue de Constantine, 75340 Paris, tél. : 01-42-75-78-72, télécopieur : 01-42-75-77-43, courriel : christophe.bres@pm.gouv.fr.
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le compte d'autres pouvoirs adjudicateurs.

Principale(s) activité(s) du pouvoir adjudicateur : Services généraux des administrations publiques.

Objet du marché : veille des informations diffusées dans les médias sur internet concernant l'action du Gouvernement

Caractéristiques principales :
marché à procédure adaptée pour 12 mois éventuellement reconductible 2 fois pour des périodes identiques. Réalisation d'une veille quantitative et qualitative sur le traitement de l'actualité gouvernementale effectué par les médias en ligne sur 15 thèmes définis dans un corpus de 50 sites. En fonction des besoins, ajout de thèmes supplémentaires et/ou ajout de présentations orales
Quantités (fournitures et services), nature et étendue (travaux) : cette veille sur le traitement de l'actualité gouvernementale effectué par les médias en ligne donne lieu à la remise d'un rapport hebdomadaire.

Estimation de la valeur (H.T.) : entre 20 000 et 130 000 EUR.

Nombre de reconductions éventuelles : 2.

Date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) : 13 novembre 2008.

Cautionnement et garanties exigés : néant.

Modalités essentielles de financement et de paiement et/ou références aux textes qui les réglementent : le financement des prestations exécutées est imputé sur les crédits du programme 129. Le mode de règlement est le virement au compte du titulaire, après certification du service fait, dans un délai global maximum de 30 jours conformément aux dispositions de l'article 98 du code des marchés publics et dans les conditions fixées par le décret 2002-232 du 21 février 2002 modifié.

Forme juridique que devra revêtir le groupement d'opérateurs économiques attributaire du marché : le candidat indiquera s'il se présente seul pour l'ensemble du marché ou s'il se présente au titre d'un groupement d'opérateurs économiques. Dans cette dernière hypothèse, il précisera la forme du groupement (conjoint ou solidaire) dans la lettre de candidature qui sera présentée en 1 exemplaire unique et précisera en page une, les noms et qualité du mandataire et, en page deux, les entreprises non mandataires associées au groupement. En cas de groupement conjoint, l'attention des candidats est appelée sur le fait que, au moment de l'attribution du marché, la forme du groupement solidaire pourra être imposée par le pouvoir adjudicateur en application des dispositions de l'article 51-VII du code des marchés publics, et le groupement contraint d'assurer cette transformation. La composition du groupement ne peut, excepté en cas de mise en oeuvre des dispositions qui précèdent, être modifiée entre la date de remise des candidatures et la date de signature du marché. Toutefois, si le groupement apporte la preuve qu'un de ses membres est mis en liquidation judiciaire ou qu'il se trouve dans l'impossibilité d'accomplir sa tâche pour des raisons qui ne sont pas de son fait, il peut demander au pouvoir adjudicateur l'autorisation de continuer à participer à la procédure de passation sans cet opérateur défaillant, en proposant le cas échant à l'acceptation du pouvoir adjucicateur un ou plusieurs sous-traitants. Le pouvoir adjudicateur se prononce sur cette demande après examen de la capacité professionnelle, technique et financière de l'ensemble des membres du groupement ainsi transformé et, le cas échéant, des sous-traitants présentés à son acceptation.
Unité monétaire utilisée, l'euro.

Justifications à produire quant aux qualités et capacités du candidat :
- Déclaration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux objet du marché, réalisés au cours des trois derniers exercices disponibles ;
- Déclaration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour chacune des trois dernières années ;
- Présentation d'une liste des principales fournitures ou des principaux services effectués au cours des trois dernières années, indiquant le montant, la date et le destinataire public ou privé ;
- Indication des titres d'études et professionnels des cadres de l'entreprise et notamment des responsables de prestation de services ou de conduite des travaux de même nature que celle du marché ;
- Echantillons, descriptions et/ou photographies des fournitures ;
- DC 4 (Lettre de candidature et d'habilitation du mandataire par ses co-traitants, disponible à l'adresse suivante : http://www.minefe.gouv.fr, thème : marchés publics) ;
- DC 5 (Déclaration du candidat, disponible à l'adresse suivante : http://www.minefe.gouv.fr, thème : marchés publics) ;
- DC 8 (Acte d'engagement, disponible à l'adresse suivante : http://www.minefe.gouv.fr, thème : marchés publics).

Critères d'attribution :
Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).
Une enchère électronique ne sera pas effectuée.

Date limite de réception des offres : 27 octobre 2008, à 12 heures.

Délai minimum de validité des offres : 3 mois à compter de la date limite de réception des offres.

Autres renseignements :
Conditions de remise des offres ou des candidatures : mentionnées dans les documents de consultation des entreprises.

Date d'envoi du présent avis à la publication : 6 octobre 2008.

Adresse auprès de laquelle des renseignements complémentaires peuvent être obtenus : Service d'information du Gouvernement.
Correspondant : danielle Carassik 19 rue de Constantine, 75340 Paris, tél. : 01-42-75-78-90, courriel : danielle.carassik@pm.gouv.fr.

Adresse auprès de laquelle les documents peuvent être obtenus : Service d'information du Gouvernement.
Correspondant : christophe Brès 19 rue de Constantine, 75340 Paris, tél. : 01-42-75-78-72, télécopieur : 01-42-75-77-43, courriel : christophe.bres@pm.gouv.fr.

Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Paris , 7, rue de Jouy, 75181 Paris, tél. : 01 -44- 5-9 -44- 0, télécopieur : 01 -44- 5-9 -46- 4.




27/10/08 - 08:31

Les traders se recyclent...




26/10/2008

26/10/08 - 09:15

Fiction ???





5 janvier 2009, il est 19 h 57. Dans trois minutes, la pub s’évanouira des écrans publics.

19 h 58, France Télévisions

Sur la Trois, Audrey Pulvar clôt son 19/20 : «Et vous retrouvez immédiatement Tout le sport, sur France 3, votre chaîne ni pub, ni soumise.» Petite insolente, va. Et c’est parti pour les dernières pubs de la journée, les plus chères, parmi lesquelles la campagne Rolex : «La montre du Président vous donne rendez-vous sur TF1 pour de nouvelles réclames.» C’est d’un goût.

20 h, France 3

Ça y est, la télé publique est dégagée du carcan normatif de l’audience et va pouvoir déployer sa différence chamarrée. Ce cri libérateur résonne sur France 3 : «Décathlon, à fond la forme, vous présente Tout le sport».

Ah, c’est vrai que France Télévisions conserve les parrainages d’émission.

20 h 02, JT de M6

«Un python géant échappé du zoo de Vincennes», c’est le second titre de 20 Minutes, le journal que M6 inaugure ce soir, conçu avec le quotidien gratuit (un deal en or : les journalistes de 20 Minutes font les sujets et M6 les diffuse). Le JT de la Six s’est ouvert à 19 h 50 sur la fin de la pub sur France Télévisions et la taxe de 3 % dont les chaînes privées refusent de s’acquitter. Une taxe «inique», selon le patron de la Six, Nicolas de Tavernost, interviewé par Harry Roselmack. Ah oui, Harry a cédé aux sirènes de M6.

20 h 04, JT de France 2

Christine Albanel, les yeux plantés dans le prompteur, ânonne : «Une nouvelle télévision plus libre, plus audacieuse, qui éveille les esprits aux grands défis de notre temps.» «Exceptionnellement», précise David Pujadas, c’est la ministre de la Culture qui présente le journal. Demain, «exceptionnellement», elle fera la météo.





20 h 14, JT de TF1

«Comprenez-moi bien, Laurence Ferrari, moi, chuis comme les Français, et les Français, Laurence Ferrari, ils en ont marre de voir la publicité sur le service public.» Oui, Nicolas Sarkozy a choisi TF1 pour commenter sa réforme de l’audiovisuel.

20 h 17, «Plus belle la vie»

Déjà sept minutes de fusillade depuis le générique du feuilleton marseillais de France 3, sponsorisé par les engrais Fertiligène. Désormais diffusé à 20 h 10, Plus belle la vie a été musclé en prévision de l’arrêt de la pub : Roland, devenu fada suite à son changement de sexe, est en train de canarder tout le quartier du Panier.

20 h 19, «Kaamelott», M6

De la pub, du Kaamelott, de la pub, du Caméra café, et encore de la pub, voilà le club-sandwich de M6 depuis 20 h 10 et la fin de son 20 Minutes. Car depuis la loi et l’augmentation du volume de pub sur les chaînes privées, TF1 et M6 ont bien du mal à caser toutes leurs réclames.

20 h 35, France Télévisions

C’est now, la grande révolution : la télé publique démarre son prime-time vingt minutes avant la concurrence. Enfin, sauf M6 qui s’est calée sur le même horaire. Sur les chaînes publiques, consigne a été passée de mettre le paquet. La Trois a donc laissé de côté sa Mireille Dumas du lundi soir et ses confessions de stars défraîchies pour un documentaire de qualité sur des délinquantes mineures. En plus, sur un malentendu, le titre peut ramener du monde : Centres spéciaux pour jeunes filles rebelles. France 4 poursuit son Questions de génération, où des lycéens font office de rédacteurs en chef. Nouveauté : vu le budget, les lycéens sont aussi cadreurs, preneurs de son, monteurs, éclairagistes. Et présentateurs : Samuel Etienne a été viré, trop cher. Chez France 5, on programme un C dans l’air spécial : «France Télévisions face à ses juges, le public». Quant à France 2, point de Cold Case, mais ils font très fort. Trois coups retentissent, un rideau se lève : c’est Au théâtre ce soir : Thierry la Fronde. Un concept réunissant les goûts télévisuels du Président : diffusée en direct depuis le hall de France Télévisions et retransmise simultanément sur le Web et le téléphone portable (le média global, en somme), la pièce est interprétée par d’anciens salariés de la régie publicitaire. C’est astucieux.

20 h 36, JT de TF1

«Les Français, Laurence Ferrari, ils en peuvent plus de la publicité sur France Télévisions, ils sont comme moi, les Français.» Sarkozy, même en boucle, ça attire le badaud. Ils sont 15 millions à le regarder dans un JT rallongé par ces rusés de TF1 pour ne pas que les téléspectateurs se fassent la malle sur France Télévisions. En régie, les patrons de la Une, Nonce Paolini et Martin Bouygues, font sauter les bouchons.

20 h 42, blog de Jean-Marc Morandini

Un placard rouge saute au visage de l’internaute : «EXCLUSIF : regardez la 1re vidéo de France 2 sans pub.» On clique, rien. Normal.

20 h 55, «Joséphine ange-gardien»

«Tiens, plutôt que me téléporter, s’écrie Mimie Mathy, je vais prendre ma Twingo, car ma Twingo, c’est mon ange-gardien à moi.» Un peu lourd, ce placement de produit qu’autorise la loi.





22 h 15, deuxième coupure pub sur TF1

Encore une avancée législative qu’apprécieront les incontinents, cette deuxième coupure… Au même moment, Au théâtre ce soir : Thierry la Fronde se termine sur France 2 et laisse tout de suite place à «l’amendement Strindberg». Il s’agit d’un article du porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre obligeant France 2 à diffuser des extraits de pièces de Strindberg pendant la pub de TF1. Et ce, dit la loi, «pour éviter toute concurrence déloyale au détriment de la constitution de grands groupes de communication».

22 h 38, Direct 8

Une caméra automatique de Direct 8 surprend Vincent Bolloré allumant un très très gros cigare. Il a dû supprimer quatre heures d’émissions par jour pour accueillir toute la pub.

23 h 37, blog de Renaud Revel

Le journaliste de l’Express a dîné avec Patrick Le Lay : «Langoustines royales aux deux façons ! Patrick Le Lay sait recevoir. Incisif et le verbe haut, l’ancien commodore de TF1 n’a rien perdu de sa superbe. Il me confie ceci : "Cette suppression de la pub est une connerie, il fallait fermer France 2." C’est net et carré. Et assurément frappé au coin du bon sens.»

Minuit, «Ce soir (ou jamais !)»

Grâce à la suppression de la pub, l’émission culturelle de France 3 se termine une heure plus tôt. Frédéric Taddéi réveille Jean-François Copé. Comme il le fit le 22 octobre dernier pendant l’interview de Raymond Depardon, le député UMP s’est encore endormi sur le plateau. «Soyez moderne, enfin, maugrée Copé, invitez Laurent Gerra.» Sur les écrans publics apparaît une mire. Pas d’argent pour d’autres programmes.

0 h 04, hôpital Georges-Pompidou

Patrick de Carolis est admis aux urgences de l’hôpital tout proche du siège de France Télévisions. Il est tout vert, écume de rage et tient des propos incohérents : «… rry la Fronde… compte y est pas… rkozy…»

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS .

26/10/08 - 08:52

Dans la série " on a le Président que l'on mérite"...




26/10/08 - 08:36

Les Sarkozy s'amusent ...




Mercredi dernier, Nicolas et Carla Sarkozy ont pris la peine d'assister à la cérémonie en l'honneur de Soeur Emmanuelle. Une terrible photo les montrent souriant, presque rigolant d'une blague intime. Indécent ?

26/10/08 - 08:00

Sarko le Rouge !!! Mdr...





25/10/2008

25/10/08 - 10:06

Ceci n'est pas une crise financière ! C'est une crise sociale...




C'est en analysant les statistiques de la Réserve fédérale pour les cinquante dernières années qu'on comprend les causes profondes de la crise. Jusqu'à la victoire de Ronald Reagan, le ratio dette/PIB était parfaitement stable aux Etats-Unis. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison-Blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Et la dette augmente, surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la multiplication des petits boulots et à la baisse de la part des salaires dans le PIB.

Nicolas Sarkozy parle souvent du « plein-emploi américain ». Pourtant, les Etats-Unis sont très loin du plein-emploi : en 2008, la durée réelle moyenne du travail – sans compter les chômeurs – est tombée à 33,6 heures, car des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. Une durée moyenne de 33,6 heures ! Ce « partage » du travail conduit à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : une étude de BNP Paribas montre que, sur les huit dernières années, « seuls les 5 % d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Trente pour cent ont vu leurs revenus réels diminuer. Ces 30 % auraient dû diminuer leur consommation. Si la consommation a continué d'augmenter, c'est uniquement parce qu'on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s'endetter chaque année un peu plus. A s'endetter au-delà du raisonnable.

Dans tous les pays occidentaux, la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » En vingt-cinq ans, en France, en Allemagne comme au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Cette année, en France, quelque 200 milliards d'euros sont allés aux bénéfices, alors qu'ils seraient allés aux salariés si l'on avait gardé l'équilibre salaires-bénéfices du début des années 80. « Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance serait nulle en zone euro depuis 2002 », explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. En Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse 160 % du revenu disponible. Une étude récente montre que, sans augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 !

« Les Français sont prêts à entendre la vérité », affirmait Sarkozy dans son discours de Toulon. Eh bien, chiche ! Voici la vérité : la crise de la dette n'est pas un incident de parcours dû à l'inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l'ensemble de la population, le néolibéralisme a structurellement besoin chaque année d'un endettement privé plus élevé ! Pendant vingt-cinq ans, cette fuite en avant a été très rentable pour les actionnaires et les banquiers, mais elle nous conduit dans le mur ! Des actionnaires trop gourmands qui veulent 10 ou 15 % de rentabilité, il y en a toujours eu. La nouveauté des dernières années, c'est qu'ils ont pu obtenir ce qu'ils voulaient, car des gains de productivité colossaux ont produit un chômage de masse qui a totalement déséquilibré la négociation sur les salaires.

Les racines de la crise financière, c'est trente ans de crise sociale ! Trente ans de productivité mal gérée. C'est à cause du chômage que la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée et que la part des salaires a tant diminué. C'est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. C'est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l'on sortira de la crise. Hélas, dix-huit mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d'utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu'il annonce un « Grenelle », un « Grand Plan » ou une « Grande Mobilisation »... mais, contre le chômage, il n'a encore rien annoncé ! Absolument rien. Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Mais, vu l'importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C'est l'ensemble de la gauche européenne qu'il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation.

Nous devons faire des propositions concrètes et nous devons agir ! Après vingt-cinq ans de fuite en avant néolibérale, après vingt-cinq ans de socialisme tiède, il est temps de relever la tête.
Pierre Larrouturou.

25/10/08 - 09:38

L'imposture Sarkozy...




On ne saurait le contester : dans la crise, Nicolas Sarkozy fait preuve d’une grande habileté.
Il est ces jours-ci l’homme de trois illusions.
La première consiste à nous faire croire qu’il veut et surtout qu’il peut « refonder le capitalisme ».
La deuxième, que le président de l’Union européenne – qu’il est pour deux mois encore – dicterait leur conduite aux États-Unis. La troisième, qu’il y aurait une cohérence entre un affichage antilibéral sur la scène internationale et sa politique économique et sociale en France.

Le premier tour de passe-passe est une œuvre collective à laquelle participent tous ceux (Medef et dirigeants socialistes compris…) qui veulent nous faire croire que la crise résulte des excès de capitalistes encanaillés. Nous avons déjà eu l’occasion de le dire ici ces dernières semaines : le caractère immoral du système réside moins dans la pratique du « parachute doré » que dans le transfert des richesses, massif et silencieux, du travail vers le capital. Le capitalisme, autant qu’il nous en souvienne, est un rapport de production. C’est le rapport capital-travail. Ce n’est pas « le marché », et encore moins… la démocratie. Or, à ce rapport, il n’est évidemment pas question de toucher. L’idée de « refondation » suggère que l’on pourrait revenir à une sorte de pureté originelle du système en remontant le fil de l’histoire. Rejouer Bretton Woods. Ou, pour aller plus loin encore, réinventer l’étalon-or. C’est oublier que chacun de ces accords correspondait à des situations. Pour en arriver à Bretton Woods, en 1944, le capitalisme en est passé par la Deuxième Guerre mondiale et par le développement de l’industrie d’armement aux États-Unis… Fâcheux oubli ? Ou funeste perspective ?

La deuxième imposture est européenne. Le seul acte authentiquement antilibéral qui pourrait être convaincant, ce serait la remise en cause du traité de Lisbonne. Car ce texte, qui fait loi dans l’Europe actuelle, est d’essence ultralibérale. Au nom de la libre concurrence, il interdit toute harmonisation sociale ou fiscale. Il encourage les privatisations. Il déréglemente le travail. Le meilleur exemple, et le plus récent, est celui du temps de travail « plafonné », si l’on ose dire, à 65 heures hebdomadaires. Et le corollaire de cette Europe antisociale est le déni de démocratie qui caractérise toutes les étapes de sa construction. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy n’est-il pas le premier à souhaiter que l’Irlande revote jusqu’à ce que le « oui » l’emporte ? Comme il a contourné l’opinion publique française en se gardant de soumettre ledit traité à un nouveau référendum. Faute d’un tournant radical, il n’est donc pas sérieux de nous présenter le plan de sauvetage du système bancaire et la convocation d’un G8 à New York comme l’avènement d’un leadership européen original. En vérité, l’Europe de Nicolas Sarkozy ne fait, ces jours-ci, que se substituer à une Amérique momentanément aux abonnés absents, avec un président qui était calamiteux et qui n’est plus que fantomatique. L’Europe assure l’intérim en attendant la présidentielle. Mais, hormis quelques leçons de morale expéditive, c’est toujours bien du modèle américain dont on se rapproche à grands pas.

Pour s’en convaincre, il faut en venir à la troisième mystification. Celle-ci est hexagonale, mais elle est aussi européenne. Quel nom donner à une politique qui encourage toutes les privatisations, y compris celles des services publics, comme La Poste ou notre système de santé ? Comment qualifier la politique qui supprime massivement des postes d’enseignants, fait religion d’affaiblir la Fonction publique, rend inaccessible la retraite à taux plein pour mieux favoriser des systèmes assuranciels privés [1] ? Un seul adjectif convient : ultralibéral. Un ultralibéralisme en parfaite symbiose avec la politique européenne et la doctrine de l’administration Bush. Il y a une cohérence dans tout cela. Et c’est misère d’entendre le socialiste Manuel Valls dire qu’il y a « deux Sarkozy ». Il y en a deux si l’on croit à son affichage antilibéral de « refondateur du capitalisme ». Mais il n’y en a qu’un seul si l’on ne mord pas à l’hameçon. Tout de même, quelque chose est encourageant dans tout cela : si une partie de l’opinion est bluffée par l’agitation transatlantique de notre président, les salariés, eux, ne sont pas dupes. Ils se remobilisent de plus belle. En témoigne l’impressionnant succès de la manifestation d’enseignants, dimanche dernier. Le combat pour la défense de La Poste revient dans l’actualité, et les retraités ne sont pas en reste. La débauche de milliards pour sauver le système bancaire joue comme un aiguillon. Et notre société a les nerfs à fleur de peau.
Denis Sieffert.

24/10/2008

24/10/08 - 11:52

Le dessin du jour...




Selon un sondage rendu public par le Conseil supérieur de la magistrature, 51 % des Français estiment que la justice n'est pas indépendante du pouvoir exécutif.

24/10/08 - 10:31

Les forces de l'esprit...




24/10/08 - 10:18

Petits arrangements entre amis...




Pendant la crise, les cadeaux fiscaux continuent. Jusqu’à semer parfois le malaise au sein de l’Assemblée nationale, qui examine le volet recettes du budget 2009. Alors qu’on s’attendait à voir supprimer certains avantages fiscaux, la majorité UMP a causé la surprise en créant une nouvelle niche fiscale - dont on ignore le coût - lors de la séance de nuit de mercredi à jeudi.

A la manœuvre le député (UMP) des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefebvre, seul signataire d’un amendement octroyant des avantages fiscaux - avec effet rétroactif - aux particuliers et aux entreprises investissant en Afrique.

Une demi-heure plus tard, nouveau bouillonnement dans l’hémicycle. Le gouvernement propose au vote un amendement, distribué à la hussarde dans les rangs. Il prévoit de porter de 12 000 à 12 400 euros le plafond de réduction d’impôt au profit des ménages qui emploient du personnel à domicile. Cerise sur le gâteau : ce plafond sera indexé sur l’évolution du «barème de l’impôt sur le revenu» et «le montant obtenu est arrondi à la centaine d’euros supérieure».

24/10/08 - 10:11

Grenelle de quoi déja ???




L'Assemblée nationale a rejeté, jeudi soir 23 octobre, à la demande du gouvernement, la mise en place d'une écotaxe sur les sacs plastique non biodégradables, pourtant proposée par des députés de la majorité, lors de l'examen du projet de budget 2009.

Il s'agissait d'un projet de taxe d'un montant compris entre 0,10 et 0,15 centime d'euro "pour l'extermination des sacs plastique non biodégradables".



Les députés ont adopté, jeudi 23 octobre, un amendement UMP au projet de budget 2009 réduisant le malus automobile, qui pénalise l'achat de véhicules polluants, pour les familles de trois enfants et plus. L'amendement a été adopté par 39 voix contre 4. "Obligées d'acquérir des véhicules de cinq places et plus, non seulement ces familles ne peuvent bénéficier du 'bonus', réservé aux plus petits véhicules, mais elles se voient en plus contraintes de payer un malus élevé", a justifié le député Marc Le Fur (UMP), auteur de l'amendement.





Selon Terra Economica, Nicolas Sarkozy produirait un minimum de 7 061 tonnes équivalent CO2 par an, ce qui représenterait l'équivalent des émissions de gaz à effet de serre anuelles de 1 000 Français. Pour produire autant de CO2, le chef de l'Etat a effectué, selon des estimations – que le magazine juge lui-même "sous évaluées" – 301 236 kilomètres, soit une moyenne de plus de 900 km par jour.

23/10/2008

23/10/08 - 17:19

Pourquoi pas 25 000 volts pour les mineurs ? 10 000 pour les enfants et 150 pour les bébé ?



C'est la première fois qu'en France, un Taser est utilisé contre un mineur.

Certainement pas la dernière...

Lundi soir, à Marseille, une patrouille de CRS aperçoit un groupe de jeunes près d'un chantier.
Les CRS décident de contrôler leur identité.

A la vue des forces de l'ordre, les jeunes déguerpissent et se réfugient dans le périmètre du chantier.

Ils sont poursuivis par les CRS ainsi que par deux vigiles.
Les jeunes se réfugient dans un local désaffecté.
Quand les CRS arrivent, ils sont accueillis par des jets de projectiles.

Un jeune, âgé de 14 ans est interpellé.
Ses copains montent sur le toit du bâtiment.

Un CRS les suit.

Selon la version des policiers, c'est "face à 4 individus manifestant des signes d'hostilité" que le policier tire sur le groupe avec son Taser.

Un des jeunes tombe à terre, paralysé.

Les deux jeunes gens interpellés sont des Marocains en situation irrégulière.
Ils ont été remis aussitôt à la police des frontières.

L'usage d'un Taser sur un mineur provoque une polémique.

Du côté des policiers, on se veut serein.

Ainsi Joël Fiorani de l'Unsa CRS "la légitime défense autorisait l'usage de cette arme."

Par contre, pour les opposants au Taser, ce n'est pas la même analyse.

Ainsi, dans le quotidien La Provence, Arnaud Gaillard, responsable du réseau d'alerte et d’intervention pour les droits de l'homme (Raidh) c'est "la première fois en France que le Taser, qui envoie une décharge de 50.000 volts dans l'organisme est employé à l'encontre d'un mineur."

Arnaud Gaillard dénonce "une dérive inacceptable", et aussi " l'illustration des dérives qu'entraîne la généralisation de l'arme électrique. La porte ouverte à tous les abus, comme aux Etats-unis, où des conducteurs sont "tasés parce qu'ils ne portent pas leur ceinture..."

Bienvenu dans la France d'après...



23/10/08 - 17:00

Quel est le point commun entre le "casse-toi pauvre con" de Sarkozy, la culotte de Britney Spears et les photos de Laure Manaudou ? ...




23/10/08 - 16:57

"Gestion du risque", la privatisation de l'assurance santé en trois (gros) mots.




La Sécu est en mauvaise santé. Un plan révolutionnaire doit lui redonner des couleurs, prévoyant notamment une taxe d'un milliard d'euros sur les mutuelles. Mais pour faire passer la pilule, les assureurs privés seraient sur le point d'obtenir de l'Etat le droit d'accéder aux données individuelles des assurés. En route pour un système de santé à l'américaine...

En cause, trois mots à priori sans intérêt : "gestion-du-risque". En plein mois de juillet, Roselyne Bachelot annonçait une série de mesures, dont la mise en place d'une nouvelle taxe d'un milliard d'euros sur les mutuelles. Mais celles-ci ne tardaient pas à se révolter et multipliaient les déclarations : impossible de ne pas répercuter ce prélèvement sur les assurés, im-pos-si-ble. Un drame politique en ces temps de vaches maigres. Mais un accord semble maintenant se dessiner, qui arrangerait tout le monde sauf... les citoyens.

"La faire accepter dans l'opinion"

"Gestion du risque", le terme apparait une première fois dans un communiqué estival du gouvernement, à l'attention des assureurs, puis dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 qui préconise de "mieux associer les organismes complémentaires à la gestion du risque pour mieux réguler l'ensemble des dépenses de santé". Le terme est ensuite repris par Nicolas Sarkozy, dans son discours de Bletterans (Jura), le 18 septembre : "les complémentaires santé doivent contribuer à l'amélioration de la qualité des soins, à la gestion du risque, à la maîtrise de la dépense, dans l'intérêt des assurés". Par Eric Woerth aussi, devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le 29 septembre : "J'aimerais également que les partenaires sociaux qui composent le Conseil de l'UNCAM donnent plus de visibilité à la politique de gestion du risque de l'assurance maladie, qu'ils en détaillent les objectifs et les instruments pour la faire accepter dans l'opinion"... à l'insu de son plein gré ?

Des maux derrière les mots

Derrière ces trois petits mots se cache, en fait, une vraie révolution. Car depuis un certains temps, les assureurs privés lorgnent avec insistance sur les données personnelles des assurés. Ils seraient donc sur le point d'obtenir une première victoire, en contrepartie de cette taxe qui valait un milliard. En bref, il existe plusieurs définitions de la "gestion du risque santé". Celle des assureurs est de loin la plus intéressante : il s'agirait ni plus ni moins que de leur ouvrir l'accès aux données individuelles de santé des assurés, à des fins de lutte contre la fraude et d'"optimisation" des dépenses, bien entendu.... Mais cela leur permettrait aussi de sélectionner la clientèle, de la trier, d'évaluer les personnes à risques et de personnaliser les assurances, quitte à faire exploser les cotisations des plus malades d'entre nous, au motif qu'ils sont des assurés "à risque". Cette "gestion du risque" a été introduite aux Etats-Unis au début des années 60. Aujourd'hui, on déplore 47 millions d'américains sans assurance santé.

Si certains sabrent le champagne à la santé de la "gestion du risque", les autres trinquent !

Le bonus-malus à la sauce sanitaire. Et Nicolas Sarkozy jubile, qui compare régulièrement l'assurance maladie à une assurance automobile. Son rêve américain devient enfin réalité. Certes, il ne s'agit que des mutuelles complémentaires. La Sécurité Sociale n'est pas remise en cause. Mais à coup de franchises, de déremboursements, de "forfait 1 euro", de tickets modérateurs, de dépassements d'honoraires... les mutuelles deviennent aujourd'hui indispensables. Et ce ne sont pas les 5 millions de Français qui n'ont plus les moyens de cotiser ou les 40% d'entre nous qui ont déjà retardé ou renoncé à au moins un soin en raison de son coût qui nous diront le contraire.

L'assurance maladie en voie de privatisation... Le texte est passé au Conseil des ministres le 13 octobre 2008. Le débat parlementaire débutera le 28 octobre 2008. A moins que le gouvernement choisisse la voie de... l'ordonannce(*) ?

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

23/10/08 - 16:11

C’est sans doute la meilleure explication de la crise qu’on ait vu à ce jour. Et en plus, elle est drôle.




20/10/2008

20/10/08 - 09:59

Le dessin du jour...




20/10/08 - 09:57

Au Voleur !!!





Avec la crise, de nombreux patrons revendent précipitamment les actions qu’ils possèdent dans leurs propres entreprises. Honteux !

La bourse fait du yo-yo ? Et bien, beaucoup de cadors du CAC ont joué, en vendant leur stocks options, contre leurs propres groupes.

Ainsi le PDG d’Alstom, Patrick Kron, a quelque peu affolé son monde en vendant, entre fin septembre et début octobre, tous les stock options qu’il détenait. Un vrai record. En quelques jours, 16,5 millions d’euros ont afflué sur le compte en banque de Kron ainsi à l’abri d’une crise de liquidité personnelle. Heureux homme ! Depuis, le cours d’Alstom a perdu plus de 30%… « C’était, parait-il, programmé depuis longtemps ».

Cinq millions d’euros pour le pédégé de GDF-Suez, et la facture de l’abonné qui s’envole.

« Sans lien avec la crise financière » : C’est aussi le leitmotiv répété chez GDF-Suez pour justifier que Gérard Mestrallet ait vendu un paquet de stock options le 3 septembre dernier. Ça gaze pour le PDG du groupe né de la fusion de l’ex-service public GDF avec Suez ! En une journée, il a réalisé une formidable culbute : 2,3 millions d’euros de plus-value dégagées ! Et le 10 octobre, a-t-il signalé à l’Autorité des marchés financiers (AMF), il a encore vendu pour 2,7 millions d’euros. Trois jours plus tard, le même souscrivait pour 991 200 euros de titres à prix bradés grâce à un nouveau plan. Attention, le patron de Suez n’a « pas le stock option honteux », assure-t-on au siège du groupe. Et les communicants de Mestrallet d’expliquer que le patron n’est pas le seul à bénéficier d’un plan de ce type. Et de souligner que ce bon PDG applique depuis toujours les récents appels du Medef à la modération. Ni parachute doré ni retraite chapeau pour Mestrallet. Avec son salaire, les stocks option constituent ses seules revenus de l’entreprise. C’est beau le dépouillement…

Les banquiers dégainent vite… quand il s’agit de leur propre porte monnaie.

Durant cette période tempétueuse, qu’ont fait de leur côté les grands timoniers de la banque et de l’assurance, secteur ô combien sensible ? Certains ont paru un brin fébriles. Tel Daniel Bouton, président de la très chahutée Société Générale, connu pour son trader à sensation, Jérôme Kerviel. Et bien, Bouton boursicote, lui aussi, comme un fou. Déjà en 2007, la vente d’une partie de ses stocks lui a permis de réaliser une indécente plus value de 3,7 millions d’euros ! Depuis le début septembre, il a vendu en quatre fois pour près de 4,5 millions d’euros de stocks options.

Daniel Bouton fait répondre que les liquidités dégagées lui sont fort utiles pour accomplir son devoir de contribuable et pour rembourser un emprunt. Il est vrai que ce nécessiteux de luxe a été déstabilisé par l’affaire Kerviel. L’ex PDG a dû abandonner la fonction de directeur général pour mieux s’accrocher à celle de président. Et il a renoncé à tout salaire pendant six mois ! Plutôt de faire la manche, il s’investit en bourse.

Toutefois, à observer le détail de ses récentes opérations déclarées à l’Autorité des Marchés Financiers, on s’aperçoit qu’il restait au même Daniel Bouton assez de fraîche pour spéculer à nouveau. Le 2 octobre a constitué un point d’orgue. Bouton reçoit 1,98 millions d’euros de la vente de 2,3 millions de stocks option au cours de 66 euros. Et le même jour, il en rachète pour un montant non moins formidable de 1,7 millions d’euros, mais au cours plus intéressant de 57 euros.

Une vraie leçon donnée aux traders maladroits de la Caisse d’Epargne. Et peu importe que le cours de la Société Générale s’est cassé la figure à 45 euros… Ce n’est pas fini. D’après la presse financière, Bouton devrait procéder à deux nouvelles ventes de stocks options en veux-tu en voila.

Axa ira, ça ira...

« Le système financier français est un système stable (…) et je crois que dans des moments comme ceux-ci, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer ». Voilà un homme qui sait garder ses nerfs. Président du directoire de l’assureur Axa, Henri de Castries s’exprimait ainsi le 30 septembre sur le perron de l’Elysée. C’était juste après la convocation par Sarkozy des grands de la finance hexagonale.

Certains observateurs ont doucement rigolé en découvrant que, quatre jours plus tôt, Castries s’était en fait débarrassé de paquets d’actions de son groupe à Wall Street. Il a vendu plus de 18 000 stocks options reçues il y a un an de la filiale américaine d’Axa. Le produit de cette vente s’élève à 638 199 dollars, environ 440 000 euros.

Là encore, c’était du prévu et c’est pour la bonne cause. « 250 000 euros lui serviront à payer ses impôts et il en réinvestira 150 000 dans un plan d’actionnariat d’entreprise à prix réduit », précise un porte-parole d’Axa. Rien à voir donc avec un quelconque manque d’assurance dans l’avenir de la maison. Si c’était le cas, Castries aurait tout vendu, ces quelque 400 000 euros tirés d’une petite opération n’étant que roupie de sansonnet. C’est ce dont on prend conscience auprès du siège de l’assurance où l’on pratique une louable transparence. « Il reste à Henri de Castries 1,4 million d’actions représentant une valeur de 12,5 millions d’euros ». Voilà un homme bien assuré contre les revers de fortune.

19/10/2008

19/10/08 - 09:26

C'est aussi ça la France d'après...




Compagne d'un sans-papiers, elle s'immole devant la prison du Mans.

Elle avait averti des journalistes. Elle leur avait donné rendez-vous devant la maison d'arrêt du Mans, ce samedi matin...

Cette femme entendait protester contre le sort réservé à son compagnon, un Arménien sans-papiers qui purge une peine de 2 ans de prison pour avoir refusé "à 18 reprises" d'être reconduit dans son pays, relate Le Parisien.

Après s'être aspergée d'un liquide inflammable, elle a mis le feu à ses vêtements. Plusieurs journalistes se sont brûlés en lui portant secours. Son diagnostic vital ne serait pas engagé.

Cet acte de désespoir a eu lieu alors qu'à Paris, place de la Bastille, se déroule une manifestation contre la politique d'immigration de Brice Hortefeux..

Pour cette femme il est trop tard.

Une centaine de personnes ont manifesté, ce samedi après-midi, devant la préfecture du Mans, à l’appel d’associations de défense des droits de l’homme. Elles ont crié leur indignation après le drame survenu un peu plus tôt devant la maison d’arrêt du Mans.



19/10/08 - 09:03

Leur succès c'est notre résignation !




Et maintenant qu'on l'a dit, que cette société est en déroute, que le monde est devenu fou, que les injustices sont chaque jour plus criantes, qu'est-ce qu'on fait ?

Non, parce que le dire c'est bien... C'est un bon début, c'est vrai... Mais le dire ne suffit pas ! Alors, on attend quoi ? Que le ciel nous tombe sur la tête ? Que la vie reprenne son cours tranquille et qu'on nous fasse oublier ce triste automne 2008 en nous abrutissant de niaiseries télévisuelles et autres divertissements ?

Ça nous fait quoi d'être des esclaves atones dirigés par une poignée de tyrans qui se partagent le festin pendant que les autres, tous les autres, se battent pour les miettes ?

Je sais, nous sommes fatigués, pleins d'une immense lassitude. C'est étonnant d'ailleurs de constater combien la nature humaine peut être résistante face à l'intolérable !
Leur succès c'est notre résignation !

Mais si pour une fois, une fois seulement, cette fois-ci, on s'arrêtait de s'indigner chacun dans nos coquilles, pour se lever, se fédérer et organiser la lutte, la vraie ?

Une utopie me diront nombre d'entre vous. Alors si c'est une utopie, si le monde est ainsi fait depuis qu'il est monde, et si rien ne peut le faire changer, à quoi bon vivre dans ce monde ? Vivre et se battre ou se résigner et mourir. J'entends déjà ci et là certains y voir un romantisme gauchiste désuet. J'y vois pour ma part l'expression même de l'humanité!

Chacun d'entre nous, recroquevillés derrière nos écrans, nous ne sommes rien. Mais si demain nous décidons, tous ensemble de changer ce monde, qui nous en empêchera ?

Débattre, se remuer les méninges, se rencontrer pour inventer, s'ouvrir aux idées, se souvenir tout à coup que nous sommes dotés d'un cerveau... c'est peut être là le début de tout !

Je suis révoltée, en colère, écœurée, effrayée, mais résignée, je refuse de l'être...
Emmanuelle

18/10/2008

18/10/08 - 15:32

Les pantouflards UMP de l’Écureuil...




La valse des parachutages d’ex-conseillers élyséens dans le privé continue : après Frédéric de Saint-Sernin chez François Pinault, Augustin de Romanet bombardé directeur général de la Caisse des dépôts, c’est Julien Carmona, jeune conseiller économique de Jacques Chirac, qui va pantoufler comme directeur financier des Caisses d’Épargne, au service de son affable président Charles Milhaud.
Celui-ci ne compte plus les amis du pouvoir actuel dans son état-major pléthorique. L’ancien porte-flingue de Sarko à Neuilly et au Budget, Thierry Gaubert, dirige le cabinet de Milhaud.
Didier Banquy, ex-dir cab adjoint de Sarkozy au Budget (93-95) est le secrétaire général du groupe. Valérie Hortefeux, l’épouse du ministre des collectivités locales, s’occupe de la com’ d’une filiale de l’Écureuil.
Franck Hervio, ex-conseiller de Christian Jacob et de Jean-Louis Debré, est en charge des Pme. Jérôme Lacaille, passé par les cabinets de Francis Mer, Alain Lambert et Jean-Louis Borloo, est « chargé de mission » auprès du directoire des Caisses d’Épargne.
Enfin, le maire UMP de Boulogne (Hauts-de-Seine) Pierre-Mathieu Duhamel, ex du cabinet de Juppé, est « conseiller personnel » de Charles Milhaud. Et on en oublie sans doute !...

18/10/08 - 15:21

Le technique du vacarme distractif...




Tout le monde couine sur cette histoire, voilà donc mon avis sur la question du sifflage de l'hymne national. Pour moi c'est simple, vive la Marseillaise, mort aux cons et aux néo-conservateurs.

Tout d'abord, cet hymne et le drapeau nous ont été confisqué par la droite et le FN, alors que L'histoire montre que sa genèse ne sont pas le fait de leur idoles.

Quel hymne officieux avait donc choisi la raclure d'extrême droite ? Maréchal nous voilà. Avant de commencer à effacer la devise de la République, et la République dans de sombres décisions qui font honte à notre nation et ont fait la richesse de profiteurs.

La marseillaise, c'est le chant des révolutionnaires de 1792, ceux qui voulaient mettre fin à l'ordre établi, à la domination d'une caste où les fins-de-race dominaient tout le monde occidental, où la féodalité dictait sa loi, levait l'impôt et s'amusait sur le dos du tiers-état et où le simple sacrilège pouvait conduire à l'échafaud : il suffisait de contredire le dogme de la religion dominante pour être exécuté.

Tout cela revient par petit bouts en ce moment.... Vous ne croyez pas ? Ah oui, petit détail, dans la devise de la République, la Fraternité apparaissait comme le ciment qui rendait Liberté et Égalité compatibles entre elles. C'est fou, mais ces trucs là ont été pensé à une époque où on mettait 24 heures au minimum pour transférer des fonds entre la France et le Royaume-uni. Et ca reste cruellement d'actualité alors que le délai du transfert de fond à été raccourci à la micro-seconde.

Alors oui, ce chant est celui des simples citoyens qui pensaient qu'il était temps de mettre fin à la tyrannie. Leurs enfants, petits-enfants n'ont toujours pas réussi à terrasser cette tyranie. Est-ce une raison pour chier sur l'Hymne en question ? C'est le symbole de la République, que nous la voulions sociale ou non. C'est mépriser l'espoir de ceux qui se sont levés à une époque pas si lointaine, partis de leurs champs, de leurs ateliers pour aller défendre des valeurs nouvelles et l'espoir d'un monde plus juste et plus fraternel.

Le gouvernement qui va en profiter pour faire du bruit, du vacarme et proposer tout et n'importe quoi. On peut même espérer que leur mesure se retourne contre eux et que les spectateurs de match sifflent l'hymne pour énerver l'überpresident et le faire déguerpir devant les caméras.

Moi je serai à la place de Fillon et de sa bande de pénibles, je convoquerai illico des artistes et cinéastes en leur disant , racontez cette histoire dans une vidéo et un texte qui explique aux spectateurs pourquoi et comment cet hymne est né et ce qu'il représente. Et on présenterait ce truc avant un match de l'équipe de France.

Sarkozy ne pourra pas le faire, sauf à être d'une hypocrisie totale tant sa politique conduit à rétablir les rentes, les féodalités locales avec le soutien du MEDEF qui couine contre la loi comme les revenants de 1815 couinaient contre la Révolution.

Mais ceux qui sifflent l'hymne de notre nation lors d'un match sont des cons, des incultes et les complices involontaires des raclures contre-révolutionnaires du 21e siècle, les adeptes de la pensée unique néo-libérale ou néo-conservatrice. Celle là même qui les écrasent et les réduisent à de simples variables d'ajustement à coup de précarité, de revenus en baisse et de libertés en berne. Ceux qui vont profiter des 700 ou 1000 milliards d'euros en UE sont apatrides : leurs profits et rapines sont ceux de mercenaires qui sont les petits soldats de la nouvelle noblesse fin-de-race, celles de méga-profiteurs les fat-cats des places financières. Ils ne connaissent pas les frontières, méprisent le droit, dictent leur loi à des états-croupions qu'on baptise du nom de Paradis Fiscaux.

Alors Sifflez si vous le voulez le champ des soldats de l'an II, mais ceux-ci se sont battus pour des idées dignes qui méritent qu''on les regarde avec un œil honnête. C'était le refus de l'arbitraire, la notion d'humanité , de citoyenneté qui les guidait...
Mais ça , hélas, ceux qui sifflent cette marseillaise l'ont peut être oublié. Et ce n'est pas le match des contre-révolutionnaires contre l'idéal de 1792 qui sera arrêté par leur sifflets, hélas... hélas pour eux et hélas pour nous. Ce qui a été sifflé c'est la République Bananière, pas la Nation et son idéal.





"Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l'objet de sa mission. - En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen."





Réfléchissez un peu, amis patriotes. La France est une belle cause qu’un ministre de l’Identité Nationale, exécuteur d’une politique indigne de son chef Nicolas, bafoue un peu plus chaque jour. Dans la France de Brice Hortefeux, il faut savoir apprendre à expliquer à nos amis étrangers pourquoi on peut séparer des familles d’immigrés, demander un test ADN pour justifier une maternité, et en même temps employer des clandestins pour la rénovation de la maison de campagne du Président.

En sarkofrance, tout est possible.

Dans cette triste affaire des sifflets, il semble que le gouvernement ait perdu tout sens de la mesure, ou tout point de repère, ou tout sentiment démocratique, pour qu’il s’attaque ainsi à sa seule source de légitimité, c’est-à-dire à la liberté d’avoir une opinion et de l’exprimer.

Dans cette triste affaire des sifflets, Il semble aussi que les grands médias veuillent à tout prix qu’on soit français, tout en ayant largement oublié ce que cela signifiait.

Car enfin, de quoi parle-t-on? Parle-t-on du devoir d’aimer sa patrie? Parle-t-on du devoir d’être heureux? Parle-t-on du devoir de masquer ses peurs, ses révoltes, ses contradictions? Parle-t-on du devoir de se taire lorsque son opinion ne correspond ni à la majorité, ni au gouvernement, ni aux autres opinions?

Quand parlera-t-on vraiment de la démocratie? Quand rappellera-t-on que la démocratie donne à tout les citoyens le droit de s’exprimer, de s’exprimer contre la démocratie elle-même ou de s’exprimer contre ce qu’elle fait?

Quand parlera-t-on vraiment de la république? Quand dira-t-on que notre république est fille de celle de 1789, de celle qui mettait au premier rang le droit de s’opposer, de contester, de défendre ses opinions contre la force et contre la tradition?

Quand parlera-t-on vraiment de la marseillaise? Ce chant de liberté. Quand dira-t-on que la “tyrannie” qu’elle combat est précisément celle qui musèle les peuples, qui leur impose le silence, qui les force à se taire ou à clamer des louanges?

Quand parlera-t-on enfin de la France? Quand dira-t-on que c’est par le droit de dire et de parler, par le droit de construire et de contester, par le droit de critiquer la France et par le droit de l’aimer, par le droit d’y être heureux et par celui d’y être malheureux, par le droit de la faire et par le droit de la refaire, par le droit même de s’y rebeller...

18/10/08 - 14:39

Capitalisme...




Tout argent ‘naît que dès lorsqu’il est emprunté’. L’argent n’existe pas jusqu’à ce que quelqu’un l’emprunte. C’est de ‘l’argent basé sur une dette’, par conséquent ce n’est pas vraiment de l’argent puisque le véritable argent est basé sur une substance – l’or, l’argent, etc. Si l’« argent » naît que dès lors qu’il est emprunté, alors cela signifie qu’il n’existe pas. Ainsi, où est l’« intérêt » ? Il n’existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu’il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n’existe simplement pas.

La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements ont promis aux banquiers.

Ici et maintenant ! Au nom du peuple souverain et sous la protection de l'article 10 du deuxième Traité de la Convention de Berne, l'article 10 de la Convention Européenne des droits de l'homme et l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, défendant le droit de tous a l'information et le droit a la liberte d'expression et d'opinion.Nous déclarons, par le peuple et pour le peuple, que c'est le peuple qui produit tous les biens et services mis sur le marché. C'est donc le peuple qui fait la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services, elle est la création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc au peuple puisqu’il en fait la valeur

.Nous refusons de travailler pour quelque chose qui n'existe pas et encore moins pour quelque chose qui nous asservit.

15/10/2008

15/10/08 - 11:55

Tiens, voilà du Boutin ...




La ministre préférée de Benoit 16 présente donc son projet sur le logement.

Réfugiée au fin fond de sa sacristie, enivrée par les vapeurs d'encens, ou le vin de messe, allez savoir, absorbée par la lecture de la Bible ou autres pieuses activités, notre brandisseuse de missels n'a certainement que peu entendu parler de la crise.

Ou alors juste retenu les termes crise financière, accompagnés d'un "vont pas bien les banques". Pétrie d'adages bibliques, Sainte Christine est sans doute persuadée que les derniers seront les premiers. Mais, tout athée fervent (oui, il y a une contradiction, et alors) que je sois, je crois me rappeler que ce genre de précepte, consistant en gros à te dire, mon bon Blaise, un jour ça ira mieux, de préférence à ta mort, ne s'applique qu'après la vie terrestre. Bref dans un au delà dont on n'a guère de preuves de l'existence.

Christine, à force de foi, va changer tout cela, l'au delà, c'est maintenant. Et les locataires fauchés, et parfois menacés d'expulsions, vont devenir des propriétaires comblés.

Bon, on se demande comment ils rembourseront leurs crédits, intervention divine, découverte de la corne d'abondance, allez savoir.

Ah mais, euh, le crédit, il ne risque pas d'être un peu moins facilement accordé par les banques ? Si mon enfant, mais ne t'inquiète pas, les voies de l'UMP sont impénétrables.

De toute façon, en laissant Nicolas devenir le Père Noèl des banques (admire la finesse, Nicolas , Saint Nicolas) par le biais de tes impôts et autres (sans que l'on ne te demande ton avis), peut être, mon bon Blaise as tu acheté quelques indulgences banquières ? Non, même pas ? Aie, ça doit faire mal quand on y pense.

Et on y pensera quand on nous rabachera à nouveau le trou de la sécu, le déficit et autreds pêchés capitaux de l'économie française.

En attendant, pronons l'accession à la propriété sur fonds de durcissement des crédits, de montée du chômage et autres fléaux. Tant que cela peut empêcher d'appliquer intégralement la loi SRU (qui remonte à quelques années maintenant).

Sinon, un petit conseil Christine, si tu n'as pas compris la crise, passe chez NIcolas S. ou l'on te parlera du travail dominical, hérésie suprême pour un pilier de messe comme toi.

15/10/08 - 11:44

Le dessin du jour...



15/10/08 - 11:37

Dans la série on a le président que l'on mérite....



15/10/08 - 11:35

Panic à Krachovia




Ce jour là, le premier truc qui me frappe quand je pénètre la salle de la bourse de Krachovia, c’est l’odeur. Une odeur âcre de peur, d’affolement généralisé . Très désagréable, comme sensation, l’impression que des charognes sont empilées dans les coins. Tout de suite, je pense à cette phrase de Raoul Vaneigem : « Le pourrissement est l’état qui confère au capitalisme l’illusion de se régénérer. » S’il a raison, l’illusion capitaliste risque de perdurer un tantinet, car le pourrissement, plus que jamais, est d’actualité, mes narines peuvent en témoigner. C’est l’apocalypse olfactif personnifié, si ce n’est que le souffre s’est fait sueur.

« Ici, à Krachovia, on se croyait relativement à l’abri, me raconte un trader aux yeux révulsés, mais depuis hier l’indice Loosex dévisse complètement. C’est la débandade, la bérézina. » Je lui rétorque avec candeur que le plan Paulson vient d’être adopté, que c’est une bonne nouvelle car après tout, le Krachistan est très dépendant du marché bancaire américain. Il me regarde comme si j’étais débile : « Enfin, c’est bien ça le problème, non ? Si on était pas dépendants des Ricains, on pourrait s’en sortir, émerger. Mais là, ils nous entraînent dans leur chute. Et le plan Paulson, c’est une peccadille, tout le monde s’en bat le steak. On est foutus, foutus !!! » Fasciné, je le regarde se liquéfier sous mes yeux, ses mains tremblent, ses narines palpitent : c’est donc à ça que ça ressemble, un puissant qui a les chocottes ?

Dans la salle, le vacarme est insupportable. Ça crie, ça braille dans son portable, ça psalmodie des vers de la bible, ça hurle des contritions affolées. Je passe à côté d’un courtier effondré, la tête entre les mains, il ressemble à un gosse à qui on a cassé son jouet. J’essaye de l’interroger mais il n’arrive pas à me répondre, des grosses bulles de morve obstruent sa gorge, il gargouille, j’entends juste quelques bribes éparses « N’ai rien fait … pas ma faute … vendre ma Bentley jamais … mon bel argent …Tout perdre ? préférerais ne pas... ».

Pas grand monde qui n’ait l’air d’un taré là dedans. C’est comme si d’un coup, tous ces traders flamboyants, ces financiers sûrs d’eux, ces courtiers optimistes découvraient qu’ils sont mortels, qu’ils ne sont que fourmis et qu’ils ne sont pas à l’abri d’un coup du sort. La plupart sont sur le point d’exploser de fureur, ils ne comprennent toujours pas, ne veulent pas accepter, éructent des injures vers on ne sait qui (Dieu ? Leur âme en perdition ? Le capitalisme ?), dégainent leur rage en pure perte.

Plus étonnant, d’autres se font philosophes. Je croise un jeune loup rollexé qui me parle de Jean Genet. Il me raconte qu’il vient de lire une phrase de cet auteur qui désormais l’obsède, ne le quitte pas. A ses yeux, ladite sentence symbolise toute l’absurdité du système bancaire mondial, cette grande bulle qui se dégonfle en chuintant sans qu’on ne puisse rien y faire. Il me la cite : « (...) Puis encore, n’en pouvant plus d’émotion, de désirer m’avaler moi même en retournant ma bouche démesurément ouverte par dessus ma tête, y faire passer tout mon corps, puis l’univers et n’être plus qu’une boule de chose mangée qui peu à peu s’anéantirait : c’est ma façon de voir la fin du monde. » Comme je hausse les sourcils, il m’explique : « C’est exactement comme nous, tu sais, ces dettes gigantesques sur lesquelles on a tout fait reposé, et bien désormais elles nous grignotent, elles nous avalent. Nous nous dévorons nous-mêmes, nos enfants boivent notre sang. » Il secoue la tête, dépité, un filet de bave dévale le long des commissures de ses lèvres, il tremble affreusement. Je le fuis.

Plus loin, après avoir enjambé un gus qui vient de se faire Sepukku (nan, tout miser sur Dexia n’était pas une si bonne idée que ça), je tombe sur la cellule psychologique envoyée d’urgence par le Vatican. Surfant sur l’envolée lyrique de Benoit 16, qui s’est réjoui ce matin même d’une crise prouvant que « seule la parole de Dieu est solide, elle est la réalité sur laquelle il faut fonder notre propre vie », des prélats du coin viennent réconforter les malheureux en pleine détresse affectivo-financière. A deux pas, l’église de Scientologie distribue des prospectus imprimés pour l’occasion (« Ta vie boursière est vide de sens ? Tes actions se font la malle ? Rejoins-nous pour reconstruire sur des bases saines. »), trop heureuse de ramasser les morceaux de ces existences soudain vidées de sens. Les charognards sont à l’affût, les proies ne vont pas tarder à affluer.

En partant, je jette un dernier regard sur cette salle prise de folie : les écrans fluo qui clignotent, les cours qui dégringolent, les courtiers qui beuglent follement, les trépignements de rage des nouveaux riches qui découvrent l’envers du décor...
Clairement, l’économie du Krachistan est bonne pour la poubelle. Et dehors, le temps d’une clope sur le parvis de la bourse, je songe à ce que j’ai vu, à ce que cela représente. Et je m’interroge : comment le Krachistan, élève modèle de la planète financière, lieu d’aisance de l’ultra-libéralisme le le plus débridé, a-t-il pu en arriver là ?

En journaliste responsable, je me garderais bien de tout jugement à l’emporte pièce (système pourri blablabla), de tout affichage d’opinion, pas le genre de la maison. Je me contenterais juste de citer ce courtier effondré dans les toilettes de la bourse de Krachovia, se vidant de son sang et me suppliant de transmettre son dernier message au monde, une citation d’un poète oublié, qu’il me gargouille dans un dernier râle pathétique : « Ils doivent savoir ... il le faut ... dis-leur, je t’en prie que la vie est ailleurs. Et qu’à méditer cette phrase de Masahide, ils auront tout à gagner : « Mon foyer ayant brûlé de fond en comble, plus rien ne me cache la vue de la lune qui brille. »
LEMI.

15/10/08 - 11:03

3 000 000 000 000 $ : on pouvait donc sauver le monde...




En l’an 2000, l’ONU a adopté un ambitieux programme appelé les "Objectifs du Millénaire".

Sur la base de solides travaux de la Banque Mondiale, il fut décider de viser, pour 2015, l’éradication des grandes pandémies (Sida, Paludisme, Tuberculose), la réduction de la très grande pauvreté, la diminution par deux de la faim dans le monde, la réduction drastique de la mortalité périnatale maternelle et infantile et la régression significative de l’illettrisme et des discriminations envers les Femmes.

Le coût du programme ? Environ 150 milliards de dollars par an...

A mi ch