Bonjour et bienvenu.
Politique.Humour et beaux mecs.PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko.Ce blog est également une compilation d'images que j'ai glané sur le net et que j'ai tenté de mettre en scène.Elles ont toutes étés les victimes de ma part, de recadrage, manipulation, encadrement, collage, déformation, colorisation et transformation à l'aide de plusieurs logiciels de retouches tel que Paint Shop, PhotoShop, Photo Impact etc...Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes.J'espére que vous prendrez plaisir à entrer dans mon univers.
Alors moi j'ai dit à Nico: "Si c'est qu'un problème de cholestérol, il faut le régime crétois ; légumes frais, poisson, huile d'olive et un verre de vin rouge." Il a eu l'un de ses rares gestes de tendresse que je lui permets: sa main a délicatement caressé ma joue droite. J'ai baissé les yeux en soupirail.
Je me suis juste réveillée pour entendre la conclusion du discours de MonMari ; c'était: " Nous devons précéder la marche du monde et non la suivre. " Car en politique comme en toute chose de la vie, seule compte la conclusion ; tout le reste c'est pour amuser le temps qui passe.
J'avais beau pas avoir fini mon café, je me suis dit : "Les conseillers du président, ils ne se sont pas foulés ; de qui ils se moquent? Ils profitent de la naïveté du chef de l'Etat. C'est ce qui arrive quand on n'ouvre jamais un livre. Guaino c'est rien qu'un borgne roi au milieu des aveugles. Quel fat. Lui et Gallo, ils font la paire. Guaino, il est bon pour le mouroir du quai Conti."
Le président aurait voulu que je lui tienne compagnie à Toulon. Moi je lui ai fait remarquer que ce n'était pas dans nos accords initiaux ; tout le no-man's-land compris entre Paris intra-périphérique, d'une part, le Cap-Nègre et les frontières d'autre part, il devait s'en occuper seul seul seul. La visite à Rungis, c'était une faiblesse de jeunesse à l'heure où d'ordinaire je vais au lit.
Jean-Michel à Tapie il va être déchaîné ce soir à la téloche contre Nicolas ; déjà que ces pauvres Français sont champions du monde des anti-dépresseurs (Tapie, on en dira ce qu'on voudra, mais sa petite entreprise ne craint pas la crise ; au moins un épargnant de sauvé). Heureusement il y a le père Denise et ses joyeux drilles pour les faire rire, les Français.
C'est dur Paris après New-York ; là-bas les gens savent m'admirer à ma juste valeur. Paris est petit et bas de toiture.
A New-York, au bar de l'hôtel on a vu BHL! Avec des ciseaux et un pot de colle blanche.
Nicolas, il a ricané que " BHL c'est la gauche du bar de l'hôtel, mais pas du 2* hein". Il lui a demandé ce qu'il fichait là ; BHL a répondu "oh rien je découpe les journaux pour ma revue de presse dans Le Point ". Nico se méfie de lui depuis qu'il s'est vanté d'avoir fouillé dans les papiers de Saakatchvili, dans le Monde cet été. C'est une pipelette BHL, avec Houellebecq ils vont bien s'entendre pour raconter n'importe quoi.
J'ai quand même pensé à écrire une cartounette gentillette à Rachida:
"New-York, le 22 septembre.
Rachida ma chérie,
Je m'excuse de poster cette carte à l'aérogare de Roissy-Villacoublay, mais je savais pas dire "Je voudrais un timbre pour la France" en anglais. C'est couillon ! A New-York, j'ai discuté avec Rania de Jordanie et Wendi Murdoch des moyens de faire baisser la mortalité des femmes en couches (pour plus de détail, voir l'Express de mon Barbier ou le JDD de mon Askolovitch) ; ça m'est revenu : " Au fait, les échographies de Rachida, ça donne quoi ? ".
Je voudrais pas que tu aies un problème chérie.
Je t'aime et je t'embrasse.
Ta Carla impatiente de te serrer dans ses bras."
Endormie dans l'avion du retour, j'ai cauchemardé: un soir après une bonne journée de sommeil, je me réveille ; Nico n'est pas rentré du boulot. Jusque là, tout est nominal. Je passe dans la salle de bains. Horreur et putréfaction! Dans le miroir, je me vois la tête de la femme-panthère dont la photo est dans le numéro de " Closet " qui traînait dans les waters de l'airplane ! Et paf, j'ai été déboutée de ma demande contre ce torchon en papier glacé.
Un homme ayant visiblement de graves problèmes psychologiques a été victime d'un tir de Taser des policiers, raconte le New York Post, qui relaie également la vidéo.
Il aurait fait une chute de 3 mètres, sa tête aurait heurtée le trottoir et il en serait mort.
Nu, l'homme se serait baladé sur la corniche d'un immeuble. Au moins un policier aurait utilisé son Taser - c'est sûr qu'à poil il était dangereux pour les forces de l'ordre..
Pour avoir osé envoyer quatre cartes postales représentant des seins nus, l’artiste de mail-art Philippe Pissier est aujourd’hui passible de trois ans d’emprisonnement. Il est accusé de trouble à l’ordre public.
Le mail-art est une forme d’art qui consiste à envoyer des oeuvres d’art par la Poste. En juin 2008, l’artiste Philippe Pissier est invité à participer à une exposition de mail-art érotique en Allemagne. Il envoie donc, dûment timbrées, quatre cartes postales représentant – attention, attention - le buste d’une jolie femme. Détail fatal: elle porte sur chaque sein non pas des piercings mais des pinces à linge… Saisi d’une vertueuse indignation, le centre de tri postal porte immédiatement plainte.
Estimant, sans doute elle aussi, que des images de poitrine féminine sont pornographiques, Isabelle Ardeef, substitut du procureur de la République de Cahors, ordonne une enquête préliminaire. Convoqué à la gendarmerie, Philippe Pissier apprend qu’il est passible de trois ans d’emprisonnement et de 175.000 euros d’amende, en vertu de l’article 227-24 du code pénal. Motif : trouble à l’ordre public et mise en danger du psychisme des enfants par une oeuvre pornographique.
Philippe Pissier proteste: “Je suis majeur, les employés du centre de tri postal sont majeurs, le facteur est majeur et le destinataire est majeur. Je ne vois pas où est le problème.” Le voilà pourtant perquisitionné à son domicile. Le 3 juillet, la brigade de recherche de Cahors emporte son ordinateur et quelques dizaines de ses oeuvres. Depuis… rien. Philippe Pissier, privé de son outil de travail, attend de savoir ce que la justice française lui réserve.
Le 11 septembre, un journal local - L’Echo – titre ironiquement : “Un dangereux artiste démasqué dans le Lot”: “Si une telle image mobilise à ce point les forces de l’ordre, à quoi doivent s’attendre les maisons de la presse, kiosques à journaux, galeries de peinture et musées, où la nudité dépasse souvent abondamment la mise en image d’une paire de seins, même ornée de pinces à linge.” Le journaliste rappelle avec justesse qu’à une certaine époque les papes faisaient mettre des slips aux statues et aux anges des fresques.
Dans la Dépêche du Midi, un confrère, Florian Moutafian, s'interroge avec angoisse: “Va-t-on fermer les musées, les maisons de la presse et arrêter les pubs pour le gel douche (avec poitrines apparentes bien plus accessibles aux mineurs)?”.
Au tribunal de Cahors, ni le président ni le procureur de la République ne semblent au courant de l’affaire. Le substitut, Isabelle Ardeef, refuse de communiquer. Officiellement, “l’enquête suit son cours.” Une enquête qui, probablement, amènera les autorités à interdire non seulement les cartes postales grivoises (en vente partout sur notre territoire) mais l’allaitement au sein (une forme sournoise et rampante de pédophilie, à coup sûr). Les mères ne sont-elles pas coupables de montrer leurs seins nus à de si jeunes âmes? Scandale épouvantable, elles se font même titiller les tétons par leur propre progéniture, dans le but – soyons-en certains – de se procurer d’inavouables sensations.
Si vous aussi vous voulez participer de cette grande oeuvre de restauration morale, je vous suggère d’encourager les autorités à combattre les seins nus. Envoyez vos encouragements au TGI de Cahors sous la forme d’une carte postale. Une suggestion au hasard : envoyez la reproduction de ce chef d’oeuvre de l’école de Fontainebleau – Gabrielle d’Estrées – montrant la belle Gaby se faire pincer un téton par sa soeur. Ce tableau est en libre accès au Louvre où tous les enfants peuvent le voir.
La Poste portera-t-elle plainte contre vous? Les gendarmes viendront-ils perquisitionner à votre domicile? L’enquête prendra-t-elle un an? ou deux? Récupérerez-vous votre ordinateur en état de marche après avoir purgé votre peine? Cela peut sembler ahurissant – de la science fiction – et pourtant… Cela se passe en France en ce moment.
La vie amoureuse du président de la République étalée sur le petit écran ? La chose peut paraître loufoque, elle n'est pourtant pas impossible. L'information, évoquée dès le 6 septembre dans les colonnes du Parisien, a été confirmée par le président italien d'Endemol, Paolo Bassetti. Elle a également été confirmée par le service de presse d'Endemol-France qui devrait publier un communiqué sur le sujet dans l'après-midi.
La société de production est toujours à la recherche d'une chaîne susceptible de diffuser ce programme.
Selon le quotidien italien 'la Repubblica", qui a évoqué le sujet le 15 septembre, la société de production aurait été intéressée par l'histoire personnelle de notre président car celle-ci est ponctuée de nombreux "épisodes romanesques". Sarkozy quitte sa première femme pour Cécilia, l'épouse de Jacques Martin. Or c'est lui qui avait célébré leur union en tant que maire de Neuilly.
Ensuite Sarkozy et Cécilia partent ensemble à la conquête du pouvoir. Et puis elle l'épaule jusqu'à l'Elysée pour ensuite se rebeller et le laisser seul face à ses fonctions de président. Et enfin, Sarkozy retrouve le bonheur grâce à un coup de foudre qui s'appelle Carla Bruni.
Les deux livres dont s'inspirera Endemol sont "Carla et Nicolas, la véritable histoire" de Valérie Benaïm et Yves Azéroual ainsi que l'ouvrage de Michaël Darmon et Yves Derai, intitulé "Ruptures"
La nouvelle qui est parvenue jusqu'à l'Elysée a visiblement fait grincer des dents. Les conseillers du président estiment que les mésaventures avec Cécilia et l'ostentatoire lune de miel avec Carla ont déjà penalisé le président dans les sondages.
Boutin fait plus fort que les marchands de sommeil !...
Il est de la sémantique comme en toute chose : seule l’appellation fait loi.
Et Christine Boutin, grande prêtresse de l’illusion, l’a parfaitement compris.
Reprenant un concept cher à un autre grand baratineur devant l’éternel, son collègue Jean-Louis Borloo aka je-suis-pilier-de-comptoir-au-café-du-commerce, la dame ne cesse ainsi, depuis plus de six mois, de faire du vent autour du projet de maison à 15 € par jour en promettant de faire « tomber les tabous ».
Et elle multiplie les actions pour faire accroire que cette « France de propriétaires », voulue par Nicolas Sarkozy, est l’horizon immobilier de demain.
En même temps que la réponse aux difficultés de logement des Français les moins fortunés
Une galejade médiatique, qui tourne à la farce de mauvais goût.
A l’exemple de cette première pierre d’un programme de 14 maisons à 15 € par jour, posée lundi devant les caméras à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne.
Et dont on apprend, au détour d’une brève du Parisien, que la facture réelle pour ceux qui rêvent d’un « home, sweet home » à bas prix atteindra la somme coquette et conséquente de « 140 à 160 000 € ».
Ce qui fait un rien cher pour des smicards.
Quand même…
Mais l’arnaque fondamentale de la maison à 15 € est ailleurs que dans cette présentation fallacieuse d’une maison permettant aux ménages modestes, invités à s’endetter sur 40 ans, de se loger à bas-prix.
Et se révèle bien plus pernicieuse qu’un mensonger battage médiatique.
A tel point que le seul « tabou » qui pourrait en faire les frais n’est pas celui de l’accession des pauvres à la propriété.
Mais l’obligation faite aux villes de plus de 3 500 habitants de respecter la loi sur la Solidarité et le renouvellement urbain (SRU) et de d’inclure sur leur territoire 20 % de logements locatifs sociaux.
Une contrainte qui hérisse bon nombre de coeurs généreux de l’UMP, à commencer par l’édile de la si modeste ville de Neuilly, et se trouve gravement menacée par un projet de loi de Christine Boutin.
Articulé sur « quatre grandes priorités : construire plus de logements, favoriser l’accession populaire à la propriété, permettre l’accès au parc de logements HLM à plus de personnes, et lutter contre l’habitat indigne », le texte, qui sera présenté au parlement d’ici quelques semaines, prévoit notamment de comptabiliser dans les 20% de la loi SRU les habitations en « accession aidée à la propriété ».
A l’image de la maison-à-15 €-qui-en-vaut-en-fait-140 000.
Un joli tour de passe-passe.
Dénoncé par l’un des seuls hommes dignes de l’UMP, Etienne Pinte, dans un rapport rendu il y une dizaine de jours.
Lequel démolit par la bande le projet de loi de Christine Boutin, invitant plutôt à « améliorer l’application de la loi SRU », et à « rendre obligatoire » dans les communes récalcitrantes « la réalisation d’au moins 30 % de logements sociaux dans l’ensemble des programmes de construction de l’année ».
Une proposition tellement utopique, au regard des positions du gouvernement, qu’on pourrait se demander si Etienne Pinte sait bien à quel parti il appartient.
Et s’interroger sur la place de ce trublion jamais écouté au sein d’une majorité qui, sous couvert d’inciter à la propriété, ne fait que réduire un peu plus la solidarité nationale.
Se payant en plus le le luxe, avec ses annonces médiatiques mensongères, de nous prendre pour des ballots.
A tel point qu’il faut donner raison à Christine Boutin, récemment soucieuse d’affirmer qu’elle n’était pas cette vieille dondon conservatrice et dangereuse qu’on se figure.
Et si je dis que le président de la République, celui qu'on a, là maintenant, le gnôme à gourmette, il est aussi classieux que Travolta en train de danser sur les Bee Gees avec son costard blanc made in Tati ? Et encore, Travolta, lui, si je me souviens bien, il faisait ça pour emballer une pétasse - pas géniale d'ailleurs.
Le bas du front qui a la clé de la force de frappe, lui, sa pétasse, il l'a déjà, et de toute façon, il a même pas d'excuse, sa tecktonik sous amphés, c'est juste parce que ça lui file une gaule d'acier d'être sous les projos en compagnie d'autres capi di tutti capi.
- Ah non, tu peux pas le dire. C'est injure au chef de l'état ou quelque chose comme ça, t'as pas le droit, même s'il n'est plus de droit divin et ne guérit pas des écrouelles. Un juge bien fayot, décidé à monter en grade, pourrait venir te faire chier et t'obliger à payer une amende jusqu'à la consommation des siècles.
- On a de la chance d'être sur un blog que personne ne lit ...
- Ca... De toute façon, on est des personnages de fiction, genre clochards célestes en train de cuver notre vinasse sur une plage de Bélize, la nuit. Rien à voir avec les opinions de l'auteur.
- Et comment ! D'ailleurs, s'il le faut, on peut parler au conditionnel, ça c'est beaucoup fait à un moment chez les personnages de fiction.
- D'ailleurs, je fais confiance à la justice de mon pays !
- Moi aussi, monsieur le juge ! Enfin, c'est l'auteur qui a confiance. Moi, je confierais pas les prochaines 15 années de ma vie à un type comme vous - un peu comme si je votais pour un député UMP qui fait dans l'immobilier. Mais vous savez comment c'est, les personnages de fiction ...
- Sinon un peloton de ces connards pourraient se porter partie civile et nous envoyer devant un professionnel de l'incarcération arbitraire sous pretexte qu'on a attenté à leur dignité d'enculés.
- Voilàààààà ! Ceci étant, on ne comprend pas bien pourquoi la fiction de notre beau pays n'est pas bourrée d'insultes envers le chef de l'état et les soudards qui lui servent la soupe.
- D'abord, parce que, pour des raisons assez complexes et longues à expliquer, le fin du fin dans ce pays, en matière de littérature, c'est de s'extasier devant le rose crémeux de son nombril.
- Honnêtement, dans ce pays, tu peux rarement invoquer l'excuse de la fiction, pour des raisons historiques, aussi. Le personnage, c'est toujours l'auteur, le culte du nombril n'arrangeant rien. Même, d'ailleurs, s'il y a plusieurs personnages ayant des opinions contradictoires. C'est tout un problème pour mettre en scène, par exemple, un raciste. Ou alors, il faut qu'il soit en plus cannibale et pédophile pour que tout le monde comprenne bien que c'est le méchant.
- Bref, tout le monde est prêt à mourir pour la liberté d'expression, mais quand il s'agit d'en utiliser ne fut-ce qu'un tout petit morceau, y'a plus personne.
- C'est dingue d'ailleurs, comme on parle de tout quand on discute tous les deux ...
- Pourtant, c'est marrant, pour en revenir, aux personnages de fiction, comment c'est différent dans d'autres pays. Chez les ricains, par exemple. Vous savez, les décérébrés qui passent leurs journées devant la télé ou à chasser l'élan à l'épieu ? Bon, on vient de lire Checkpoint de Nicholson Baker. C'est l'histoire d'un mec qui raconte à un pote qu'il va tuer Bush junior et pourquoi. C'est pas le livre du siècle, hein, c'est même un roman à thèse, par définition, mais plutôt drôle, sans le côté pénible du genre.
Mais ce n'est pas là le problème ; il vient plutôt de ce qu'on reste un peu sur le cul : Bush, Cheney et Rumsfeld (entre autres) sont trainés dans la boue d'une manière hallucinante, sans l'ombre d'un respect pour leur fonction ou le fait qu'ils soient mandatés (même s'il y a eu tricherie).
- En France, on ne se poserait même pas la question de la légalité. Personne n'y penserait, tout simplement. Dire du mal de gens si haut placés, dire du mal tout court, quelle idée ! Et parler du réel, quelle vulgarité !
Réception offerte par la Fondation Appeal of Conscience à l'occasion de la remise du prix "World Statesman Award" à M. Sarkozy. Le président français a été présenté à l’assistance par l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger. Le diner de remise des prix a été présidé entre autre par Serge Dassault, président du groupe aéronautique français éponyme, également propriétaire du Figaro.
ACF to present Annual World Statesman Award to French President Nicolas Sarkozy at 2008 Awards Dinner
Nov 6, 2007 -- (Washington) President and Founder of the Appeal of Conscience Foundation Rabbi Arthur Schneier, accompanied by : Stephen A. Schwarzman, Chairman and CEO of the Blackstone Group and ACF Vice President Cardinal Theodore E. McCarrick, Archbishop Emeritus of Washington, presented a silver apple to His Excellency Nicolas Sarkozy of France announcing that the French leader will be honored with the 2008 Appeal of Conscience World Statesman Award.
President Sarkozy will be cited for "his leadership in advancing freedom, tolerance, inter-religious and intercultural understanding," according to Rabbi Schneier. "President Sarkozy has shown commitment to democracy, peace and security that has already been felt on the international scene."
The World Statesman Award will be presented to President Sarkozy at the Appeal of Conscience Foundation's Annual Awards Dinner in the Fall of 2008. The international gathering will bring together leaders of business, public and religious life, members of the diplomatic corps, and prominent religious leaders of the Catholic, Protestant, Jewish, Muslim, Armenian, Greek Orthodox and Russian Orthodox communities.
Les entendez-vous, ces applaudissements ?
Les voyez-vous, ces convives élégamment vêtus, tous hommes et femmes de la plus haute importance, debout pour m’acclamer et me féliciter ?
Y assistez-vous, à mon triomphe ?
Non.
Vous n’y êtes pas.
Comme d’habitude, réflexe si prompt aux Français, vous parlez sans savoir.
Vous critiquez.
Vous persiflez.
Et je n’en ai cure.
Mieux : je m’en fiche comme de ma première Rolex série limitée (quoique…).
Tant mon entrée, d’ici peu (je suis en train de me préparer, c’est vous dire si le moment approche) au restaurant Cipriani, sera mon heure de gloire, ma reconnaissance personnelle, mon diplôme d’entrée dans l’élite.
Tandis que vous resterez à la porte de ce lieu illustre.
Seules quelques images dans les journaux télévisés vous permettront d’entrevoir ce que j’aurai vécu avec la remise de cet « humanitarian Award » des mains d’Elie Wiesel.
Un prix qui récompensera « (mon) action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l’Afghanistan et les pays africains ».
Ça vous la coupe, hein ?
Oui.
A moi aussi, d’ailleurs.
Et il m’arrive même (rarement, je vous rassure) de me dire que cette breloque, qui fera forte impression en mon présidentiel bureau, coincée entre une photo de ma Carlita et mon diplôme d’avocat d’affaire, ne devrait pas me revenir.
Tant mon « action humanitaire » reste vague et plutôt meurtrière, surtout marquée du sceau de l’intensification de l’effort de guerre français en Afghanistan.
Mais…
Qu’importe si ce prix n’est qu’un instrument aux mains des faucons américains et des lobbys israéliens… on m’offre, je prends.
On m’acclame, j’accepte.
On me sourit, je souris.
La vie est simple, non ?
Tellement simple, même, que je vais remettre ça le lendemain.
Bis repetitae, comme dit mon fidèle Guéant, homme de lettres et de citations qui n’apprécie rien tant que me voir heureux parce que intégré à la très petite société des très grand de ce monde.
Et ami fidèle qui sait combien j’aime me retrouver au centre des regards et des attentions.
Le décor changera, bien sûr : ce ne sera plus le restaurant Cipriani, mais le Waldorf Astoria.
Mais l’esprit restera le même.
Et je remonterai à nouveau cette longue travée sous les applaudissements pour recevoir le World Statesman Award des mains du rabbin Arthur Schneier, président de la très atlantiste fondation Appel de la conscience.
Une distinction que j’ai réussie à décrocher en faisant « preuve de détermination et persévérance » face aux « défis politiques, sociaux et humanitaires d’aujourd’hui » et en m’affirmant comme le « champion des droits de l’Homme, de la démocratie et de la tolérance, tout comme de la défense de l’environnement ».
« Champion des droits de l’Homme »…
Je sais, ça surprend.
Moi-même…
Je ne veux pas vous la refaire à l’envers : je me suis un peu pincé quand j’ai appris que le rabbin Schneier et ses illustres amis me voyaient ainsi.
Tant il me semblait avoir d’autres qualité, mais pas forcément celle-ci.
Mais…
Qu’importe si ce prix n’est qu’un instrument aux mains des faucons américains et des lobbys israéliens… on m’offre, je prends.
On m’acclame, j’accepte.
On me sourit, je souris.
La vie est simple, non ?
Comment ?
Un peu trop simple, vous dites ?
Un moment mal choisi, vous persiflez ?
Vous n’êtes pas sérieux, j’espère ?
Si ?
Mince, vous me connaissez mal.
Comprenez-moi bien : peu me chaut que ces remises de breloques atlantistes puissent apparaître comme la récompense de l’intensification de l’effort de guerre français en Afghanistan.
Et je me contrefous aussi que certains mauvais esprits établissent un parallèle entre ces distinctions remises pour services rendus à la cause américaine et ces médailles que j’ai récemment décernées, à titre posthume, à nos soldats morts sur le front afghan.
Mieux : je me fiche comme d’une guigne qu’on me remette ces diplômes de bonne conduite atlantiste alors même que le Parlement français discute de la justesse de notre engagement militaire en ce lointain pays.
Et je m’en bats l’oeil (et même les deux…) si mon attitude apparaît comme un magnifique bras d’honneur aux parlementaires et à l’opinion publique du pays que je suis censé représenter.
Ce sont là broutilles, discussions de bas-étage dont je n’entendrai même pas la lointaine rumeur, confortablement installé aux tables du Cipriani puis du Waldorf Astoria.
Et seul parviendra à mes oreilles le doux murmure des conversations feutrées, des fourchettes qui s’agitent avec retenue et des applaudissements qui s’enchaînent.
Parce que ce soir, demain, je serai le plus beau pour aller au bal.
Le reste…
Pour avoir porté des cageots de fruits et légumes depuis l'âge de 16 ans, l'homme est robuste. Mais sa voix tremble : "Quand mon gamin de 13 ans ouvre la porte du frigo et qu'il voit que j'ai fait des courses, il saute de joie, c'est comme Noël pour les autres enfants", raconte Daniel, 43 ans.
Comme 95 % du personnel de ce Casino, et bien d'autres salariés de la grande distribution, il avait fait grève pour le pouvoir d'achat, fin 2007, puis à nouveau en février. Pour rien ?
Salarié au rayon fruits et légumes du supermarché de Sainte-Anne, à Marseille, Daniel n'en peut plus. Avec trois enfants, dont deux encore à la maison, une femme handicapée, il n'arrive pas à nourrir sa famille. Au sens propre. "Je n'ai pas honte de le dire, je n'ai jamais acheté pour mes enfants de baguette de pain ou de viande à Casino, c'est trop cher", s'émeut-il. 1 250 euros net pour 36 heures, avec une allocation pour le handicap de sa femme, il n'arrive pas à payer les 730 euros de loyer et les crédits, dont la voiture pourtant saisie et vendue aux enchères.
Il y a trois mois, Daniel a failli être expulsé pour 2 000 euros de loyers impayés. "J'ai passé des nuits à me voir dormir sous les cartons avec les enfants, dit-il. Heureusement, j'ai pu débloquer ma participation, quelques centaines d'euros, et des amis ont aidé." Daniel n'en finit pas de décrire ce qu'il appelle "survivre". "Si je ne travaillais pas, j'aurais plus d'avantages, les Restos du coeur, le Secours catholique, les transports gratuits, la CMU alors que je paye 70 euros par mois de mutuelle", peste-t-il. Il raconte les petites combines : "Travailler quand on a faim, c'est trop dur, alors il y en a un qui rentre dans le frigo pendant qu'un collègue guette, pour manger une banane, du raisin."
Beaucoup veulent travailler plus, mais ce n'est pas possible. "La direction ne propose pas d'heures supplémentaires", explique le responsable CGT Pierre Juillet, pâtissier dans ce Casino. "Le travail le dimanche, je suis obligé, sinon je crève de faim", dit Daniel, à l'unisson de beaucoup de ses collègues. "Au syndicat, on n'est pas pour, mais on leur dit d'y aller", reconnaît Pierre.
Delphine travaille à la boulangerie. La jeune femme de 27 ans aurait bien voulu travailler plus, elle aussi. De 30 heures - pour 830 euros net -, elle a demandé à passer à 36 heures. La direction lui a proposé d'en faire dix de plus sans poste fixe, en plus des 26 heures à la boulangerie. Delphine, qui a déjà fait la caisse et ne veut pas y retourner, a refusé. La jeune femme renonce à beaucoup de choses, se "prive de viande" et n'achète "que des premiers prix, même si on sait que ce n'est pas le meilleur pour la santé" ; de préférence chez les discounters, jamais chez Casino, "trop cher". Quand Delphine a tout payé - loyer, électricité, essence pour la voiture - il lui reste à peine 150 euros pour vivre.
De l'autre côté de la ville, le Carrefour Grand Littoral domine la mer et le petit port de l'Estaque. Caissières et vendeuses y sont confrontées aux mêmes problèmes. Djamila, 40 ans, caissière, et Christelle, 38 ans, au rayon épicerie, disent tout sacrifier pour leurs enfants respectifs. Pour Djamila, qui vit avec son fils chez sa mère, la grosse dépense, "400 euros par trimestre, c'est pour l'école privée parce que les gamins y sont mieux suivis". Christelle a réinscrit son aîné à la boxe, "400 euros plus les frais de déplacement quand il y a une compétition, mais au moins il ne traîne pas dehors". Côté alimentation, pas de courses à Carrefour : les jeunes femmes vont aux Puces pour les fruits et légumes, achètent de la viande en gros chez le boucher et cuisinent, "c'est moins cher". "Heureusement, la mer n'est pas loin et c'est gratuit", sourient Christelle et Djamila.
Pour elles, comme pour les salariés de la grande distribution qui ont fait grève ces derniers mois pour le pouvoir d'achat, le scandale reste le "gâchis". "La direction du magasin jette tout, les fruits et légumes, les paquets de pâte ou de biscuits ouverts, les laitages périmés d'un jour seulement, même l'eau minérale, tout part au broyeur, alors qu'on n'arrive même pas à acheter ces produits", dénoncent-elles. Des caméras surveillent les bennes, à Grand Littoral comme à Sainte-Anne, et se faire prendre peut conduire au licenciement. "On est plus surveillés que les clients, proteste Djamila. Eux, ils viennent manger dans les rayons, ouvrent des paquets de sandwichs, du chocolat, sans rien acheter..." "Ce phénomène touche toutes les catégories sociales, et c'est sur nous que la direction retombe", ajoute Christelle.
Rémi Barroux
« Drôle de guerre », la dernière fois que cette expression fut utilisée seuls quelques claquements de Lebel ou de Mauser avaient troublé la torpeur ouaté qui régnait de chaque coté de la ligne Maginau. Encore s’agissait-il de tirs hasardeux sur d’aventureux lapins de garenne dans l’espoir d’améliorer l’ordinaire… D’ailleurs si la suite n’avait pas été dramatique cet épisode de notre histoire aurait presque pu être classé comme anecdotique. Par contre la « drôle de guerre » qui agite les esprits ce jour de 22 septembre 2008 a laissé dix jeunes français sur le carreau et estropié vingt et un. Jeunes gens qui s’étaient fait enrôler par l’armée française et dont, sans nier l’honneur d’être au service de la nation, tout laisse à supposer que l’attirance d’un emploi ne demandant que peu de qualification était l’une de leur première motivation. Donc le débat sur cette guerre et la question de savoir si l’on doit continuer à participer aux hostilités est à l’ordre du jour.
J’ai utilisé à dessein l’expression « drôle de guerre » car pendant les presque trente minutes de l’allocution de Fillon celui-ci nous a parlé d’opérations de sécurisation, de luttes contre le terrorisme, d’interventions militaire, mais pas franchement de guerre, comme si cela lui écorchait la langue de donner cette appellation à un conflit qui s’éternise. Par conséquence une guerre qui ne veut pas dire son nom ne méritait pas d’autre qualificatif que celui dont je l’ai affublée. Quant à Fillon pour continuer dans le genre hypocrite il nous a présenté un panégyrique des améliorations que les alliés ont apportées au paysage social et économique de l’Afghanistan. Peut-être, mais ce doit être sur un territoire restreint puisqu’à quelques encablures de Kaboul nos soldats se sont fait tailler en pièce par l’ennemi.
A la limite qu’importe ses assertions peu crédibles car il va aller encore plus loin en prétendant que nous étions dans ce pays pour défendre des valeurs universelles, et que cela justifiait que l’on pourchassât le turban. D’abord, comme beaucoup, j’aurais bien aimé qu’il nous explique qu’elles étaient ces valeurs universelles en question. Mais dans le genre bouffon qui ne sait pas ce qu’il dit, Copé fera pire et mériterait l’honneur de recevoir une médaille à la Darcos pour crétinisme aiguë. N’a-t-il pas prétendu avec un aplomb qui est l’apanage des imbéciles que la France oeuvrait pour la défense des droits de l’homme en allant porter la bonne parole au son répétitifs des mitraillettes, et d’ajouter pour paraître encore plus crédible que cette attitude hautement humanitaire était une constante chez ses amis du gouvernement. A mon avis il est inutile d’aller demander aux expulsés manu militari par les sbires de son copain Heurtefeux se qu’ils en pensent ! De même on pourrait s’interroger si le projet Edvige de MAM cadrait bien avec la défense des droits de l’homme. Bref pour conclure cet étalage de bons sentiments Fillon a annoncé l’envoi d’une centaine d’homme de surcroit accompagné d’un important matériel logistique. Cette fois on est sauvé on va bouter les talibans hors de l’Afghanistan !
Il aura fallut l’intervention de Noel Mamère qui était le porte-parole du GDR pour que le mot soit lâché, enfin on a entendu prononcer l’expression : « la sale guerre ». Enfin la vérité n’est pas travestie. Et puis comme il serait inutile de relater nombre de passage de son discours qui vont à l’évidence dans le sens de ce que pensent beaucoup de gens, je ne citerais que la phase qu’il a empruntée à Jaurès pour affirmer son propos : « Le courage d’aujourd’hui n’est pas de maintenir sur le monde la nuée de la guerre ». On connaît la suite, le pacifiste Jaurés gênant beaucoup de monde il n’est pas usurpé de prétendre que ceux qu’il contrariait le firent assassiner indirectement par un simple d’esprit. Et Jaurés qui avait raison ne verra pas la grande hécatombe de 14/18. Comme l’histoire sert rarement d’exemple les députés de la majorité ont voté la poursuite de la « sale de Guerre » !
Pourtant une majorité de français, 66%, est pour le retrait de nos troupes du bourbier afghan...
Mengneau Michel.
Hortefeux veut limiter les droits des étrangers en rétention.
Brice Hortefeux et la Cimade, association chargée depuis des années de l’assistance aux sans-papiers dans les centres de rétention, ont engagé en coulisse un bras de fer qui menace de tourner cette semaine à la polémique nationale.
Le ministre de l’immigration a publié un appel d’offres qui confine les associations autorisées dans les centres dans le rôle de simple fournisseurs de documents et qui limite leur droit d’expression publique. La Cimade considère que de telles contraintes, posées dans un appel d’offres publié le 2 septembre dernier, limiteraient grandement l’accès au droit des personnes retenues dans ces centres, en attente de leur expulsion.
Le président de la Cimade, Patrick Peugeot, déplore un nouveau « coup » visant à durcir la politique d’immigration :
« Cela fait un certain temps que le ministre manifeste son insatisfaction, et se plaint d’une trop grande liberté dans notre mode d’expression. »
Auparavant réservé aux associations, cet appel d’offres est désormais ouvert à toute « personne morale ».
Pour présenter cette réforme, Hortefeux a habilement retourné un argument avancé par la Cimade, qui avait évoqué sa difficulté à assumer, seule, sa fonction, compte tenu de l’accroissement du nombre de personnes en rétention. Présente depuis 1985 dans les CRA, elle n’était pas opposée au principe de l’ouverture et avait même réalisé un partenariat avec le Secours catholique.
Pour Jérome Martinez, délégué Ile-de-France de la Cimade, Hortefeux utilise une ficelle un peu grosse :
« Avec la construction en permanence de nouveaux camps, la mission s’est alourdie. Nous nous sommes donc prononcés pour la possibilité d’ouvrir cette mission à quelques autres associations. En revanche, certains des propos qui ont été tenus par Brice Hortefeux sur France Inter sont mensongers. Nous n’avons jamais dit que notre charge de travail était trop importante. Nous n’avons pas lancé d’appel au secours. »
« Les personnes sont perdues quand elles arrivent dans les CRA. Souvent, elles ne maîtrisent pas bien la langue. Sans une aide juridique, elles ne sont pas en mesure de se défendre. Quant aux avocats, ils sont la plupart du temps commis d’office. Ils ne rencontrent leurs clients qu’une vingtaine de minutes. »
Jérôme Martinez dénonce « un énorme retour en arrière pour les droits des étrangers » et revient sur le contexte dans lequel ces textes ont été adoptés :
« Si l’objectif visé par le gouvernement est d’accélérer les reconduites à la frontière des personnes, une des possibilités est de réduire le nombre de recours contre des décisions administratives. En juillet, le rapport de la commission Mazeaud a mis l’accent sur la nécessité de “remédier à l’encombrement des tribunaux” par le contentieux des étrangers. »
Autres points très inquiétants selon la Cimade : le devoir de neutralité et de confidentialité. L’appel d’offres prévoit que « le titulaire s’engage à respecter une stricte neutralité au regard des situations individuelles rencontrées, que ce soit dans ses publications, ses communications publiques(…) » Et en cas de non respect de la neutralité, « l’administration peut résilier le marché sans indemnité »
La Cimade y voit une interdiction de fait de « la fonction fondamentale de témoignage »
« C’est un recul plus de vingt ans en arrière. Ce ne serait vraiment pas dans l’intérêt des pouvoirs publics d’interdire ce regard extérieur. Tout le monde pourrait alors dire que les CRA sont des zones de non droit, puisqu’il serait impossible de savoir ce qu’il s’y passe. De plus, la transparence permet de limiter les excès des policiers. »
Si le ministre maintient ses exigences, il est probable que la Cimade renonce à candidater, malgré l’énorme expérience qu’elle a acquise depuis près d’un quart de siècle. France Terre d’Asile attend de connaître la position de cette dernière pour répondre ou non à l’appel d’offres.
La Croix Rouge a renoncé. Le Secours catholique souhaite obtenir des renseignements sur le devoir de neutralité et de confidentialité, avant de se prononcer. L’Ordre de Malte veut aussi des précisions, mais affirme « avoir envie d’y aller ». Quant à Forum réfugiés, il compte poser sa candidature.
La bourse s’effondre, et Sarkozy masque. A l’instar de John McCain, le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, il n’y connaît pas grand chose à la finance mondiale, à l’exception des signes extérieurs de richesses qu’elle peut procurer dans les belles années. Quand une banque d’affaires créée il y a 158 ans disparaît en un week-end avec ces 700 milliards de dollars d’actifs, il ne dit mot. Quand le premier assureur mondial manque de disparaître, sauvé par le gong d’une nationalisation sans précédent par l’Etat fédéral américain, il ne dit rien. Quand les Bourses américaine, asiatiques et européennes continuent de chuter, il ne dit toujours rien.
Mardi, au plus fort de la crise, il préfère jouer à Jack Bauer ("24H Chrono") depuis son bureau, et se mettre en scène devant les caméras. Un journaliste lui demande : "et la faillite de LEHMAN BROTHERS ?" Sourire crispé, Sarkozy rétorque à voix basse : "On a eu une petite nuit, et il faut être très reposé pour affronter la crise financière internationale . J’aurais l’occasion de m’exprimer sur le sujet dans les jours et les semaines qui viennent." Son homologue américain n’a heureusement pas attendu 15 jours pour se reposer. Bush a annoncé vendredi la mise sous tutelle des banques américaines, après avoir accepté de nationaliser (pour 70 milliards de dollars) l’assureur AIG. Samedi, il présentait les détails de son plan de sauvetage.
Sarkozy aurait pu parler de sa préoccupation, annoncer des mesures de soutien aux PME et aux ménages qui risquent de pâtir d’un resserrement général des conditions de crédit dans les mois à venir. Il aurait pu dire qu’il allait aider les banques françaises à nettoyer leurs bilans, comme le Trésor américain s’apprête à le négocier aux Etats-Unis.
Sarkozy aurait pu dire quelque chose sur la plus grave crise boursière depuis 1929. Il nous laisse Christine Lagarde expliquer que les banques françaises sont saines. 9 mois après le scandale de la Société Générale, on croit rêver.
Pour masquer ces renoncements et autres impuissances, Nicolas Sarkozy utilise deux parades : distraire l’opinion et désigner des coupables.
Quelque soit le sujet, Nicolas Sarkozy a eu aussi besoin d’un bouc-émissaire. Depuis 72 semaines, il a attaqué les chômeurs, les seniors, les instituteurs, les militaires, les sans-papiers, les retraités, les jeunes, ou les banlieues. Vendredi, il a présenté son plan de réforme de santé. Il a choisi son angle favori : la traque aux fraudeurs à l’assurance-maladie. Comme si l’équilibre des comptes de la Sécurité Sociales passait par là. Il y a 6 mois déjà, pour réduire les droits et indemnités des chômeurs, il avait stigmatisé les fraudeurs. Pour la Sécu, même méthode inique. Il réclame des "pénalités plancher" contre les fraudeurs à l’assurance maladie.
Son paquet fiscal de l’été 2007 a creusé le déficit de la Sécu, mais chut ! C’est un secret. Les déficalisations des heures supplémentaires coûtent 150 millions d’euros par mois aux comptes sociaux. Chut !!
Surpris par des sondages très rapidement exécrables, Sarkozy a compris la leçon. Il s’est enfermé dans sa tour d’ivoire, celle des copains et des grands discours. Petite différence avec son prédécesseur Jacques Chirac qui alliait hauteur et immobilisme, Sarkozy mêle agitation et incompétence.
« Les policiers français — malgré quelques scrupules de pure forme — n’auront qu’à exécuter les ordres ! » Capitaine SS Dannecker, 7 juillet 1942
" La police parisienne a fait, tout simplement, ce qu’elle devait faire" Maurice Papon, préfet de police, 27 octobre 1961
"Les Français ont compris que l’identité nationale n’était pas une notion défensive mais bien le fruit d’une histoire, la nôtre" Brice Hortefeux, Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, 2007
" Qu’est ce qu’il faut donc encore pour que tout le monde comprenne que tout le monde est un youpin, que tout le monde est un bicot ? Tout le monde " Jacques Panijel La Bataille de Paris.
Appel d’une Résistante arrêtée par Pétain et déportée à Ravensbruck, Damira ASPERTI ancienne déportée Ravensbruk ; FTP-MOI ; Médaille Militaire au titre de la résistance Chevalier de la légion d’honneur, Présidente de l’amicale Marcel Langer
Aux françaises et aux français de bonne volonté !
aux démocrates !
Pendant la 2ème guerre mondiale ma mère cachait à la ferme de la Borde Basse à Monclar des enfants, juifs pour la plupart, et des réfractaires au service du travail obligatoire (S.T.O).
Nous étions cinq membres de ma famille faisant partie de la 35ème brigade FTP-MOI- de Toulouse : Mon père et le grand père d’Armand arrêtés et torturés pour faits de résistance.
Le père d’Armand arrêté : 4 mois de cachot, puis livré aux nazis pour les camps de concentration, dans le tristement célèbre train fantôme qui a été mitraillé à Sorgues où le grand père et le père d’Armand ont été blessés et laissés avec les morts dans le fossé, d’où les villageois les sauvaient.
Mon jeune frère de 16 ans arrêté et emprisonné à Toulouse. Moi-même arrêtée en mission à la gare de Toulouse par les sbires de Pétain 5 mois de cachot, puis livrée aux Nazis et déportée à Ravensbruk.
Nous avons bien défendu la terre de France de notre sang et de nos souffrances, alors que nous étions encore Italiens.
Vais- je devoir aujourd’hui, alors que ma santé est chancelante cacher la femme de mon neveu, Aicha Titonel et sa petite Yousra pour éviter que la police ne les arrête au petit matin, comme on raflait les résistants, les démocrates ou de simples citoyens..pour empêcher qu’on arrête sa fille à la sortie de l’école et qu’on les conduise en centre de rétention comme en conduisait les juifs à Drancy et les résistants dans d’autres camps ?
Elles n’ont aucun crime, ni délit à se reprocher, Aicha a tout simplement épousé mon neveu par amour et en toute légalité. Vers quelles dérives nous conduisent la loi du 24 juillet 2006, dite loi Sarkozy ?Il est grand temps de réagir, de dire non, pas ça ! pas dans notre beau pays des droits de l’ homme !
Entrez en résistance pour l’honneur de la France et pour ses valeurs républicaines et démocratiques ! Merci.
Traquer la subversion grâce à la "sémantique stratégique"
Les pauvres naissent-ils fraudeurs et menteurs ?
Certains individus ont-il une capacité à mentir innée, que l’on pourrait détecter infailliblement, et qui se retrouverait majoritairement chez les "bénéficiaires " de prestations sociales ?
Quel est le rapport entre les contrôleurs CAF, le FBI et les unités d’élite de la police sud africaine, les fameux Scorpions ?
La réponse à cette dernière question est IGACCE : IGACCE , c’est le nom d’une méthode "scientifique ", censée s’appuyer sur la sémantique et permettre de confondre immanquablement les "manipulateurs" grâce à un schéma pour conduire des entretiens. IGACCE est aussi une marque déposée, ce qui signifie notamment que l’enseignement de cette technique est payant.
C’est du moins ce qu’en dit une brochure, diffusée lors d’ une formation destinée aux contrôleurs et aux agents de la CAF, brochure qui nous a été transmise par un salarié, et que nous rendons publique. La direction de la Caisse Nationale des Allocations Familiales, pourtant prompte habituellement à communiquer sur " la fraude" et les outils censés y remédier, s’est bien gardée de rendre publique l’organisation de ces formations.
Et pour cause, les premières lignes de la "fiche d’information générale" donnent le ton.
"Comme l’a souligné le Chef de l’Etat (discours du 03 avril 2007), l’heure de vérité est venue. Chacun, dans ses domaines d’intervention respectifs, va devoir agir pour limiter la fraude : « Je mettrai tout en oeuvre pour combattre la fraude. Ne pas le faire, serait ne pas respecter les français ». Dans ce contexte, s’ouvrir aux techniques modernes de prévention et de détection de la fraude est une nécessité."
Le message est clair.
Les contrôleurs de la CAF ne sont plus des fonctionnaires, astreints à la neutralité politique, mais des militants UMP qu’on somme d’adhérer à un nouveau messianisme.
Qu’on se le dise, l’heure de vérité est venue, et le moment de trier le bon grain de l’ivraie aussi. Qui ne se lance pas de le djihad "anti fraude" est un mécréant qui ne respecte pas les Français.
Et se lancer dans le combat anti fraude, c’est donc s’ouvrir aux techniques modernes de prévention et de détection..
Mais de quoi s’agit-il-t-il, au fait ? Les fidèles qui croyaient dur comme fer qu’"Ensemble tout devient possible" seront déçus ; pas de détecteur de mensonge portatif, avec capteurs infrarouges et outil de calcul de la dilatation des pores, pas de petite mallette avec seringue et penthotal, gracieusement distribués à l’ensemble des agents du service public.
La fiche technique, censée présenter la méthode est assez imprécise et ressemble fort aux prospectus de la Scientologie sur la Dianétique.
Beaucoup de phrases ronflantes, de références à des chercheurs qui feraient autorité, des photos du début du siècle d’historiens aux moustaches respectables qui ont utilisé IGACCE, pour finir sur quelques banalités peu onéreuses : l’observation des gestes qui "font ressortir l’inconscient", et la manière de mener l’interrogatoire.
Si IGACCE est une marque déposée, c’est que ses inventeurs ont fait une découverte extraordinaire qui avait échappé au FBI et aux Scorpions Sud Africains : on obtient plus d’informations en suscitant un récit ouvert chez le présumé "fraudeur" qu’en lui posant des questions fermées qui appellent une réponse par « oui » ou par « non »…
Si c’était tout, on pourrait simplement parler d’un énième gâchis de fric et de temps, propre à écoeurer non seulement les allocataires mais aussi les salariés confrontés à une surcharge de travail, au manque de personnel et à l’accumulation des retards de traitement et de versement des allocations.
Mais la lecture attentive des deux documents de formation fait apparaître l’évidence : cette formation ne vise pas tant à mieux coincer ces petits salauds d’allocataires qu’à formater le contrôleur ou l’agent de la CAF, de façon à standardiser son comportement et son regard sur les allocataires.
Jusqu’ici la mission officielle des contrôleurs CAF était la vérification des déclarations de l’allocataire, afin d’y repérer d’éventuelles décalages avec la réalité, et de réévaluer les droits en conséquence à la hausse ou à la baisse. Donc , éventuellement démasquer les « mensonges » et les « fraudes », concepts assez vagues, totalement subjectifs, et propres à toutes les dérives, comme ce site en fait régulièrement l’écho [1].
Mais nous n’en sommes plus là.
Désormais le contrôleur de la CAF ou de la Sécu ne traque plus le mensonge mais « la subversion ».
Rien de moins, comme nous l’explique la fiche générale :
"L’intelligence sémantique « stratégique » ne se concentre pas uniquement sur la question de la crédibilité ou du mensonge. Elle vise, en effet, bien plus que le mensonge (chercher à discerner le vrai du faux). Elle traque l’intentionnalité : un "modus operandi" significatif de la présence d’une volonté qui cherche, de manière détournée, à en contourner une autre.
L’intelligence sémantique stratégique s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large que celui du mensonge : un cadre d’essence subversive. Il existe, en effet, une différence fondamentale entre le mensonge et la subversion. Dans la subversion, il y a toujours quelque chose de vrai. La subversion mêle en proportion calculée, un peu de vrai, mais récupéré au service du faux (c’est l’introduction consciente d’un noyau de réalité, dans un discours conçu à des fins d’influence ou de manipulation). "
Comme on dit, c’est l’intention qui compte.
Et les salariés de la CAF doivent le savoir, les allocataires, depuis leur naissance, sont plein de mauvaises intentions.
Même quand ils disent la vérité, c’est pour mentir, ou plutôt « pour la récupérer au service du faux ».
D’ailleurs, c’est bien simple :
"Le mensonge est partout. Et qu’on le veuille ou non, l’Homme est spontanément menteur. "
Et si l’Homme est naturellement menteur (la photo illustrant cette maxime représente d’ailleurs une Femme, pas de hasard si les descendantes de la Voleuse de Pommes sont majoritaires dans les statistiques du chômage), que dire de l’allocataire, ce fourbe d’ « essence subversive » ?
C’est une bien lourde tâche qui attend le contrôleur CAF ; désormais, il ne devra plus seulement être attentif à l’amant fortuné caché dans l’armoire, aux chaussettes bourrées de billets de banques et de bijoux anciens qui dépassent du tiroir. Tel un médium, il va lui falloir développer un sixième sens et repérer les fluides invisibles de la tromperie.
« Il s’agit, en d’autres termes, d’approcher les présupposés, les opinions valorisées ou dépréciées et les intentions sous-jacentes qui circulent à travers eux, afin de voir, dans quelle mesure ces discours servent des intérêts cachés ? »
On imagine l’effet d’une telle formation sur le salarié de la CNAF ou de la CPAM fraîchement émoulu, qui réalise brusquement qu’il lui faudra incarner la figure moderne de l’exorciste face à des possédés, à travers lesquels circulent « intentions sous jacentes » et « intérêts cachés ».
Et même pas le droit d’emmener la fiole d’eau bénite ou la croix aiguisée en forme de pieu.
Si le ridicule ne tue pas, il peut malheureusement conduire au pire dans le cadre actuel de la législation : depuis les récentes réformes et notamment l’application du décret sur le « train de vie », la suspension des prestations est désormais autorisée dès lors qu’il y a « suspicion de fraude ». La privation de revenu n’est plus soumise au rendu préalable du rapport de contrôle et à l’exercice des recours légaux de l’allocataire.
Celui est donc d’office présumé coupable et puni préventivement, sur la base de l’appréciation forcément subjective du seul contrôleur.
Désormais ceux-ci sont donc incités à se fonder sur la détection d’ « intentions sous jacentes », sur l’ « l’expression de l’inconscient » de l’allocataire, étant entendu que celui-ci est « menteur par nature ». On imagine l’avalanche de radiations préventives, à priori un outil peu sophistiqué mais efficace, pour arriver enfin à ce que l’allocataire, hagard et aux abois finisse par avouer les « intérêts cachés », et l’ « intentionnalité frauduleuse » dont il s’est rendu coupable à l’insu de son plein gré.
Selon les informations qui nous ont été transmises par des salariés « qui ne respectent pas les Français », ( la CAF va-t-elle tester IGACCE sur ses agents pour débusquer les « subversifs » infiltrés ?), cette formation a d’ores et déjà été dispensée dans plusieurs départements. Sur Internet, outre son utilisation par des cabinets d’hypnose, on en trouve trace dans le compte rendu d’une réunion de la Caisse régionale d’Assurances Maladie du Poitou Charentes.
Faire peur pour mieux rassurer, voilà la ligne du documentaire libre réalisé par le collectif Panic!. Ce documentaire est un film d'entretiens et d'analyse des pratiques et des discours sécuritaires du début des années 60 jusqu'à l'avènement d'une quasi obsession sécuritaire de 1997 à 2004.
... / ... Un budget de plus de 300 millions d’euros, une réserve budgétaire qui échappe à tout contrôle, un patrimoine immobilier florissant, des réceptions, des manifestations, des colloques, en général accompagnés de buffets convenables : le Sénat mène grand train, mais ses activités législatives et de contrôle restent les parents pauvres.
Si nos grands élus ne se bousculent pas en séance, s’ils ne sont guère plus nombreux à suivre les travaux en commission, ils ont en revanche une curiosité sans limites pour la géographie transcontinentale : pas moins de soixante-dix-huit groupes d’amitié destinés à favoriser les échanges et les relations avec les pays du monde, depuis les îles Fidji et le Vanuatu jusqu’à Belize et au Costa Rica. Un sénateur peut adhérer à autant de groupes d’amitié qu’il le souhaite, moyennant une cotisation annuelle de 19 euros par pays. Le recordman est le vénérable François Trucy, sénateur (UMP) du Var, inscrit dans... soixante-douze d’entre eux. La bibliothèque du Sénat ne croule pas sous le poids des rapports que nos touristes à cocarde rapportent de leurs voyages d’étude, tous frais payés, dont certains, même, ont la délicatesse de faire profiter leur famille.
Le Sénat sait être reconnaissant à ses meilleurs serviteurs. Au terme de son bail de vingt-quatre ans à l’hôtel du Petit Luxembourg, Alain Poher ne se retrouva pas à la rue. Son successeur eut l’élégance de lui allouer un appartement acquis sur les deniers de l’institution, rue Garancière, de l’autre côté de la rue de Vaugirard. René Monory, lui, n’utilisa guère les bureaux qui avaient été mis à sa disposition dans le quartier de Montparnasse.
Pour Christian Poncelet, l’institution ne recule devant aucun sacrifice. Non pas que, après quarante-six années de mandat politique, le sénateur des Vosges fût dans le besoin : à ses indemnités cumulées de sénateur et de conseiller général s’ajoutent les primes supplémentaires pour ses fonctions de président du Sénat (une dizaine de milliers d’euros mensuels, tous frais pris en charge) et de président du conseil général des Vosges (2 718 euros) et ses pensions de retraite.
Il n’empêche : le Sénat a accepté de mettre à sa disposition, à vie, et ce depuis 2004, un appartement situé dans un immeuble de la rue Bonaparte, à un jet de pierre du Palais du Luxembourg. Seul inconvénient, le logement initialement prévu était situé au sixième étage : trop haut. Qu’à cela ne tienne, un échange fut fait avec l’appartement de fonction occupé au rez-de-chaussée par un collaborateur. Ce dernier, heureux retour des choses, deviendra peu après secrétaire général du Sénat.
Un pied-à-terre de 200 mètres carrés, une voiture avec chauffeur, un bureau et une secrétaire, plus une prime supplémentaire que la questure a décidé d’ajouter à sa retraite de sénateur, Christian Poncelet peut se décider enfin à quitter le Petit Luxembourg. A ce prix-là, son retrait n’en sera que plus paisible... / ...
La République des épouses, des cousins et des amis d'amis...
Suivant l'exemple de leur Président, qui a casé son fils au Conseil Général des Hauts de Seine, les ministres font travailler leurs proches dans leurs cabinets… C'est ce que racontent Valentine Lopez et Géraldine Woessner dans leur livre « Les Chambres du pouvoir ».
« Je vous propose une République fondée sur le mérite et où chacun aura sa chance ! » ressassait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
Deux ans plus tard, le plaidoyer méritocratique a fait long feu, expliquent les journalistes Valentine Lopez (I
On croise la fille de Gérard Longuet, engagée par le secrétaire d'Etat Hervé Novelli (qui militait avec son père à Occident), avant de rejoindre le cabinet de Luc Chatel. Ludivine Olive, employée par sa tante, Michèle Alliot-Marie, et Olivier Marleix, fils du secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales Alain Marleix, qui émarge au pôle social de l'Elysée, comme Sébastien Veil et sa femme Sibyle.
Ce n'est qu'un début : François Guéant, rejeton du secrétaire général de l'Elysée, a intégré le cabinet de Rachida Dati avant de rejoindre celui d'Alain Marleix. Et Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux anciens combattants a embauché sa cousine comme attachée de presse de son parti Gauche moderne.
Alors pourquoi ne pas y aller carrément ? La demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy, la jeune Consuelo Remmert a été recrutée en juin 2008 à la cellule diplomatique de l'Elysée. Roselyne Bachelot travaille bien avec son fils Pierre, qui fait office de conseiller parlementaire ! Il y côtoie d'ailleurs Isabelle Barnier, la femme du ministre de l'Agriculture.
Les «femme de» sont légion.
Les deux journalistes rappellent aussi que les politiques, comme les commerçants de province, travaillent souvent en couple : En juin 2007, Xavier Darcos, le ministre de l'Education, avait nommé sa jeune épouse Laure directrice adjointe de son cabinet. Comme le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, qui a embauché sa femme. Sans surprise, le premier à montrer le mauvais exemple n'est autre que le président de la République lui-même, qui accueille Marie-Laure Harel en tant que chargée de mission auprès de son chef de cabinet. La jeune Marie-Laure (24 ans) a connu une carrière fulgurante après une banale maîtrise de droit, notent les auteurs du livre, mais qui s'explique par sa proximité avec Cécilia ex-Sarkozy : « Au départ, le « mérite » de Marie-Laure Harel aura essentiellement consisté à fréquenter Judith Martin, fille de Cécilia Sarkozy, et à devenir sa meilleure amie », racontent les journalistes.
Les journalistes ne sont pas en reste
Pudiquement, on pourra en conclure que l'intimité des puissants se mêle à leur aventure politique… Ce qui amène logiquement Géraldine Woessner et Valentine Lopez a enquêter sur la dangereuse proximité qu'entretiennent journalistes et personnages politiques. Et à raconter les amitiés de Laurence Ferrari, nouvelle reine du 20h de TF1, qui partagea des vacances avec ses copains Laurent Solly et Franck Louvrier, les plus proches collaborateurs de Sarkozy, qui n'était alors que ministre de l'Intérieur. « Aurait-elle dû s'abstenir ? demandent les auteurs. La question ne sera jamais posée puisqu'il semble impoli et attentatoire à la vie privée de seulement s'interroger ».
« Les Chambres du pouvoir », de Géraldine Woessner et Valentine Lopez, Editions du Moment
J’ai naguère été le président du plus grand groupe industriel français, la Compagnie générale d’électricité (CGE), dont les filiales les plus prestigieuses étaient Alsthom, devenue Alstom, Framatome, devenue Areva, la SGE, devenue Vinci, les Câbles de Lyon, devenus Nextrans, CGEE Alsthom devenue Cegetel, la SAFT, leader mondial dans le domaine des accumulateurs alcalins, et Alcatel, numéro un mondial dans le secteur des télécommunications.
Toutes ces sociétés étaient hautement profitables. L’ancienne CGE a pris aujourd’hui la dénomination d’Alcatel ; ses activités et ses actifs ont été vendus pour faire face à ses pertes et assurer la prospérité matérielle et morale de ses dirigeants. C’est avec quelque nostalgie que j’ai assisté au naufrage d’Alcatel et que j’assiste à la déchéance politique et économique de notre pays. Le seul élément nouveau, avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, est qu’on parle de réforme à longueur de discours, mais qu’on se refuse à viser les deux seuls objectifs de réforme qui permettraient d’arrêter le déclin, à savoir l’équilibre des comptes et la maîtrise de la dette.
Or la situation de la France présente quelques singularités inquiétantes. Tout d’abord, la rémunération des présidents des grands groupes cotés et les parachutes dorés dont ils bénéficient. Nicolas Sarkozy, au cours de la campagne électorale, avait promis de les supprimer : à tout le moins aurait-il pu les cantonner. Les quelques scandales qui sont apparus au grand jour, qu’il s’agisse de Philippe Jaffré à Elf, d’Antoine Zacharias à Vinci, de Daniel Bernard à Carrefour ou de Jean-Noël Forgeard à EADS, ont ému l’opinion publique et ont provoqué un sentiment de révolte chez les cadres, y compris les cadres supérieurs et la maîtrise, qui ont découvert avec ahurissement les sommes exorbitantes que se faisaient allouer leurs dirigeants.
Depuis, rien n’a changé, sauf dans le sens de l’outrance : les parachutes dorés continuent à proliférer en nombre et en montant chez les entreprises du CAC 40. Les rémunérations des mandataires sociaux croissent pendant que les salaires des cadres stagnent et leur pouvoir d’achat régresse. L’affaire des parachutes dorés a donc une portée psychologique considérable, et je ne comprends pas que le président de la République n’ait pas saisi l’occasion de faire un geste hautement symbolique vis-à-vis de l’ensemble des salariés, en cantonnant des avantages extravagants que rien ne justifie et en fiscalisant les stock- options des dirigeants d’entreprises cotées. L’écart ne cesse de se creuser entre les salariés et la petite classe de privilégiés, protégés par le pouvoir, dont le nombre et la fortune croissent rapidement. Nous sommes, à n’en pas douter, dans une période prérévolutionnaire, au sens de 1789. Les cadres et, d’une façon plus générale, les classes moyennes, seront demain, comme les bourgeois naguère, les catalyseurs de la révolution.
La France est obligée de faire des réformes et donc de créer des mécontentements dans un contexte économique mondial incertain et avec une situation financière nationale catastrophique. Il y aura de plus en plus de revendications et de moins en moins de moyens capitalistes pour les satisfaire et de moyens policiers pour les endiguer.
Une étincelle suffira pour déclencher des mouvements irréparables.
Autre singularité : la façon dont la France aborde le problème de la mondialisation, considérée comme la cause de tous nos maux. On admet qu’elle est inéluctable, mais on essaye de s’y opposer par tous les moyens. Comme on a hélas coutume de le faire dans ce pays, on s’attaque davantage aux conséquences qu’aux causes, à savoir les délocalisations, qui se traduisent bien entendu localement par des réductions d’emplois. Ainsi, voit-on le président de la République se déplacer en Lorraine pour promettre une subvention publique à un groupe indien et l’Etat prendre une participation auprès d’un groupe sud-coréen dans les chantiers de l’Atlantique, afin de constituer avec Alstom une minorité de blocage - à quoi cela sert-il ? - et on est consterné lorsqu’on apprend que le groupe français a l’intention de vendre sa propre participation.
Dans ce domaine comme dans d’autres, l’attitude de l’Allemagne est instructive : la mondialisation y est considérée comme un moyen d’accroître la compétitivité des entreprises et, par voie de conséquence, d’améliorer la balance commerciale du pays. Il est clair que, lorsqu’une entreprise a la possibilité de faire fabriquer tel composant ou tel sous-ensemble à moindre prix dans un pays à faible coût de main-d’oeuvre, elle doit la saisir : cela lui permet de rester mondialement compétitive pour la vente de systèmes ou d’équipements.
Mais, me direz-vous, quid des PME qui seront ainsi privées des sous-traitances des grandes entreprises ? C’est typiquement un contre-sens, que j’illustrerai par deux exemples. D’une part, la CGE avait naguère deux filiales qui étaient numéro un en France pour la fourniture d’accumulateurs aux constructeurs automobiles. En s’internationalisant, ceux-ci ont été conduits à créer des usines à l’étranger. Leurs sous-traitants les ont accompagnés, ce qui leur a permis de s’internationaliser à moindre coût et à moindre risque et d’améliorer du même coup la compétitivité et le volume d’activités de leurs usines françaises. D’autre part, les PME allemandes se portent fort bien de l’ouverture des frontières, sont beaucoup plus compétitives et beaucoup plus exportatrices que les PME françaises, et l’écart ne cesse de se creuser avec la mondialisation. Il est clair que la France est à contre-sens dans l’histoire. Il faudra savoir changer de mentalité ou accepter le déclin, qui sera rapide.
Troisième singularité que je n’arrive pas à m’expliquer : notre approche économique de l’Europe, et plus spécialement des conséquences de la création de l’euro. Il est clair que, lorsque deux pays ont une monnaie commune et des politiques économiques divergentes, leurs relations s’établissent mutatis mutandis comme celles de deux sociétés capitalistes concurrentes. Le pays le mieux géré dégage des résultats qui lui permettent de financer ses travaux de recherche et développement, d’améliorer sa productivité et ainsi d’accroître sa compétitivité ; son faible endettement lui permet de réduire ses coûts et de renforcer son indépendance et sa capacité exportatrice, tout en ayant une politique salariale décente.
A-t-on imaginé à quoi conduit en termes économiques et sociaux la coexistence, avec une monnaie unique, d’une Allemagne florissante aux comptes équilibrés, avec une dette maîtrisée, un commerce extérieur excédentaire, et une France aux abois, plombée par des déficits chroniques et tétanisée par des promesses non suivies d’effet et par le sentiment d’injustice du pouvoir. Il suffit de constater la situation catastrophique et non maîtrisée de notre commerce extérieur pour mesurer les conséquences de cette situation de "faillite", comme la définit le premier ministre.
L’euro condamne la France à équilibrer ses comptes et à réduire sa dette non pas en 2012, mais dans les plus brefs délais, car on assiste à un déplacement continu de croissance, de pouvoir d’achat et d’exportations à l’intérieur de l’Europe en direction de l’Allemagne. Cet objectif peut être atteint à condition d’oser s’attaquer à un certain nombre de privilèges dans un esprit de justice. Cela nécessite courage politique et intelligence économique.
Autre étrangeté : on ne peut dans le même temps expliquer aux Français que notre redressement économique implique une réduction drastique du nombre de fonctionnaires avec le non-remplacement d’un départ à la retraire sur deux, et, dans le même temps, ignorer le système d’aides aux entreprises - subventions et déductions fiscales - qui constituent un gisement d’économies beaucoup plus important et qui a un besoin urgent d’être réorganisé et modernisé.
La réduction du nombre de fonctionnaires ne doit pas être un objectif en soi, mais le résultat d’une réorganisation en profondeur de l’administration. De même, la réduction du volume des aides doit s’accompagner d’un redéploiement s’inscrivant dans la nouvelle donne européenne et mondiale. Dans les deux cas, il y aura des oppositions. Mais il est clair que la réforme simultanée de ces deux systèmes serait juste et aurait un impact significatif sur le déficit et sur la dette.
S’attaquer aux seuls fonctionnaires constitue une injustice.
Dans le même esprit, le gouvernement a renoncé à mettre de l’ordre dans les niches fiscales, dont les bénéficiaires lui sont proches, et envisage de s’attaquer aux niches sociales. Or les niches fiscales constituent un privilège scandaleux au profit des plus favorisés et une remise en ordre, organisée et juste, conduirait à des économies très importantes et serait un acte majeur de justice sociale. S’attaquer aux niches sociales, c’est s’attaquer aux plus démunis en adaptant une terminologie qui donne l’impression qu’il y a là aussi des privilèges exorbitants, ce qui reste à démontrer. En tout cas, la mise en application n’aura pas tardé : le gouvernement vient d’annoncer la taxation de l’intéressement et de la participation, donc des cadres, sans toucher bien entendu aux parachutes dorés et aux stock-options qui les accompagnent.
Trop d’injustices tuent l’injustice et donc toute possibilité de contestation démocratique.
Complètement dingue: l'homme qui se jette sur les micros à la moindre libération d'otages (son grand dada), au moindre viol sur mineur ou à la moindre bavure de l'un ou l'autre de ses têtes de turcs (armée, magistrature par ex.), n'a rien à dire sur la crise financière et économique mondiale !!
Peut-être parce qu'il a été un grand chantre du modèle américain, peut-être parce qu'il a promu, il n'y a pas si longtemps, le développement du crédit hypothécaire en France ?
Peut-être aussi et surtout parce qu'il est tout simplement un incapable notoire en économie.
Cadeau bonus: je ne résiste pas au plaisir de copier-coller un extrait du programme présidentiel de Sarkozy au sujet du crédit hypothécaire. Ca vaut son pesant de cacahouètes :
" Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'Étal intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. "
Genre de mesures qui auraient à coup sûr provoqué une crise des subprimes à la française et mis à la rue des centaines de milliers de ménages modestes français !
J’ai coutume de dire, d’écrire que la foi est le confort de l’ignorance.
A travers la foi on conforte une croyance. Mais à l’évidence cette croyance est basée sur une ignorance. En effet, nul ne sait si dieu existe. Il est indéniable que nous n’avons aucune preuve matérielle prouvant qu’une main céleste quelconque est l’ordonnatrice de nos destins. La foi s’appuie alors sur une hypothèse et par conséquence la religion qui en découle n’est qu’un concept organisé autour d’une ignorance. Il est par conséquence tout à fait hasardeux de prétendre façonner une société autour de concepts philosophiques et moraux aléatoires.
A partir de ces constatations, somme toute irréfutables, si les non-croyants ont raison, ceux qui comme moi n’ont pas suffisamment d’imagination pour se créer un monde irréel, on peut considérer que les religions sont des escroqueries.
Donc pour perdurer et asseoir leurs emprises sur les crédules, les religions qui ont pignon sur rue ne tiennent aucunement compte de l’incongruité de cette situation. Sont éructés alors à la face du monde et en toute mauvaise foi, concepts, préceptes et autres sentences moralisatrices.
D’ailleurs, celle qui détient probablement le pompon de l’hypocrisie est la religion catholique et romaine. Qui souvent par la voix de son plus haut représentant assène contrevérités et prises de position pour le moins archaïques. Lorsque je parle de contrevérité je pense particulièrement au fait que l’église romaine prétende être essentiellement à l’origine des racines culturelles de la France. Sans complexe de leur part l’histoire de notre pays s’en trouve réduite à une portion congrue de 2000 ans, il va sans dire que la vérité est tout autre.
D’autant que pendant ces deux milles ans il y eut souvent aussi des anicroches entre les diverses variantes des communautés religieuses, ce qui nous laisse un patrimoine historique et culturel assez hétéroclite, et c’est tant mieux. Ainsi, de la différence, naissent les richesses intellectuelles !
En réalité, les fondements de la religion chrétienne fourmillent d’une foule d’inexactitudes, voire de manipulations ostentatoires de la vérité. Nous vient tout de suite à l’esprit les évangiles qui sont en grande partie apocryphes. Il semblerait que l’on doive les paroles et une partie de la vie de Jésus, le futur crucifié, à l’imagination débordante de moines copiste, j’irai même jusqu’à qualifier leurs écrits de délirants, parfois. Car par exemple prétendre que sa mère Marie à enfanté tout en étant vierge tient de la plus pure fantaisie.
Pour résumer, l’histoire retiendra que le juif Jésus était probablement un zélote bourré d’ambition, et qu’il utilisera divers moyens plus ou moins avouables et mystificateurs pour briguer le trône d’Israël. Le reste n’est que supputations ! Quant à la crédulité que l’église organise, gère autour de soi-disant apparitions que des illuminées auraient vu cela confirme l’obscurantisme que celle-ci entretient pour garder sa clientèle.
Pour conclure, si croyance il y a à partir de l’hypothèse que dieu existe, cette réflexion intellectuelle doit rester quelque chose de personnelle, qui, en aucune manière, ne peut se généraliser dans un concept de pensée bien défini. D’où le danger et inutilité des religions !
Il serait donc préjudiciable pour nos sociétés que les religions eussent la prétention de s’ingérer dans la vie publique…
Mengneau Michel
Une fillette de Perpignan a découvert dans son « Julie » — un magazine destiné aux jeunes filles —un DVD porno-gay en lieu et place d'une vidéo censée lui apprendre les secrets de la tecktonik.
Aide alimentaire : 8 % de bénéficiaires de plus en deux ans en France...
Le nombre de personnes bénéficiant d'une aide alimentaire en France a augmenté de 8 % en deux ans, selon le baromètre 2008 des Banques alimentaires rendu public jeudi 18 septembre. En 2006, les associations partenaires recevaient en moyenne 138 personnes différentes par mois ; aujourd'hui, ce chiffre est de 149.
Près d'un tiers sont des travailleurs pauvres ou des retraités et touchent donc un revenu, note cette étude réalisée par l'institut CSA. Parmi elles, on compte 15 % de salariés et 14 % de retraités. Et 18 % sont au chômage, conservant donc un lien avec le monde du travail.
Parmi ceux qui ont un emploi, 34 % seulement ont un CDI. La précarité de l'emploi est plutôt la règle, surtout chez les femmes, quatre fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel. La grande majorité des bénéficiaires ayant un emploi sont des employés (34 %) ou des ouvriers (24 %). Beaucoup ont des diplômes, 10 % ayant même fait des études supérieures, et 34 % ont un CAP ou un BEP. Ils sont rarement isolés, puisque la majorité sont mariés ou concubins, et 74 % ont des enfants à nourrir.
143 MILLIONS DE REPAS
Pour eux, le poste de dépense le plus important est le loyer (36 %), cité juste devant les factures (35 %), l'alimentation (25 %), le remboursement des prêts (18 %) et l'habillement (6 %). Les personnes accueillies restent optimistes, selon le baromètre. 45 % pensent que leur situation va s'améliorer dans les deux ans, les plus optimistes (59 %) étant les personnes ayant un emploi.
En 2007, les Banques alimentaires ont distribué l'équivalent de 143 millions de repas à 4 890 associations et organismes sociaux partenaires. Elles-mêmes se fournissent, gratuitement, auprès de l'industrie agroalimentaire, la grande distribution, l'Union européenne, et reçoivent les dons du grand public. La prochaine collecte nationale aura lieu les 28 et 29 novembre.