Bonjour et bienvenu. Politique.Humour et beaux mecs. PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko. Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes. Pour cause de censure ce blog va prochainement déménager. Bientôt une nouvelle adresse...

27/08/2008

27/08/08 - 02:25

CENSURES FRANCAISES, RICHARD LABEVIERE





26/08/2008

26/08/08 - 16:22

Mobilisation Générale...




26/08/08 - 16:16

Main basse sur l’école publique...




La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l’école publique et laïque ?

Abandon de la carte scolaire, nouveau programme, concessions sur la mixité, suppression de postes d’enseignants, multiplication des établissements privés...Xavier Darcos agit sur tous les fronts. Quel sens donner à ces mesures engagées tous azimuts ? Sous prétexte de liberté de l’enseignement, le gouvernement cherche-t-il à mettre en place une privatisation de l’école publique ? Cette enquête révèle que les récentes réformes, en apparence éparses et dissociées, s’inspirent d’une stratégie élaborée par certaines associations catholiques ou libérales comme SOS Education. La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l’école publique et laïque ?



L’Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d’entretenir le « chaos pédagogique », l’insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d’enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l’État du développement des établissements privés dans les banlieues… Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.

Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l’Opus Dei sont à l’origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l’Éducation. La réforme de l’école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy. L’école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l’école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.

Quelle part prennent l’actuel gouvernement et son ministre de l’Education nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l’enseignement catholique ?

Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l’école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d’un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum… ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d’années s’entendent pour lancer une OPA sur l’Ecole publique.".

La rentrée 2008 sonnera‐t‐elle le glas de l’école publique et laïque ?

"Main basse sur l’école publique"
Muriel FITOUSSI et Eddy KHALDI
Editions DEMOPOLIS
sortie le 25 août 2008



Un petit résumé

L’Education nationale, née de l’idéal de l’école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd’hui en danger de mort. Sous la menace d’une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra‐libéraux, s’invite désormais au coeur de la réforme économique menée par l’actuel gouvernement. Hallucination, fantasme ?

Hélas, ce scénario catastrophe n’est pas une lubie surgie de l’imagination fantasque d’un auteur de science‐fiction. A l’heure où l’opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s’interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu’entend mener Monsieur le chanoine d’honneur du Vatican, signeraitelle la fin de l’école publique ?

Ceux qui veulent en finir avec l’éducation nationale :

Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Education nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.

Au coeur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Education », « FSP‐ Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE‐ Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »…ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra‐libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.

Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains… de l’Opus Dei.

Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent‐elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école.

Celle‐ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux‐ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Eglise.

L’école publique laïque, voilà l’ennemie

A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l’hyperactive et biennommée « SOS éducation », nous serions à la veille d’un cataclysme insoupçonné. L’oeuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d’antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d’une entreprise criminelle de corruption des moeurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l’Education nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d’intelligence avec l’ennemi, par la diffusion d’une vision marxiste et culpabilisante de l’histoire mondiale…

Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l’échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l’ex‐armée rouge ».

Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d’un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.

Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des « déclinistes », rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Education est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l’école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de « groupuscule malfaisant ». Car, au‐delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement.

Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education, NDLR) annonçait la couleur : il n’y a d’espoir que « si l’Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d’un grand secteur éducatif libre ». Et de citer les Etats‐Unis en exemple. »

Le but ultime ne serait‐il pas, au prétexte de libérer l’école, de faire disparaître l’école publique ?

A l’ombre de l’Opus…

Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu’elles le conçoivent. C’est que l’avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques‐unes de leurs préoccupations essentielles.

Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l’adresse même du siège de l’Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l’un des conseillers économiques de Jean‐Marie Le Pen.

Ou encore, l’OIDEL. Une ONG très influente pour le “Droit à l’éducation” et la “liberté d’enseignement”, reconnue par l’ensemble des institutions européennes, mais dont l’appartenance à l’Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l’engagement reconnu « à l’oeuvre » de plusieurs de ses membres éminents.

Un document extrait d’un rapport comparatif de l’OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l’issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d’enseignement en France ». Pourtant, il n’y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d’action à ce moment de la campagne ? Que d’attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l’occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L’OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d’élèves des écoles privées françaises de l’UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l’enseignement privé est également conduite, aujourd’hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.

« Guide du candidat 2007/2008 »…

Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l’écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu’à inspirer, avec une étrange concordance, l’agenda de l’actuelle politique « de réformes » du Ministre de l’Education, Xavier Darcos.

Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l’ALEPS et d’autres se fendaient d’une initiative pour le moins audacieuse : l’édition d’un « Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.

En matière d’éducation, un « agenda des réformes », assorti d’un authentique planning d’exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures‐phares :

‐ « Suppression de la carte scolaire et sélection à l’entrée des établissements scolaires et universitaires »

‐ « Liberté totale de l’ouverture de classes, d’établissements, et du recrutement d’enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...

Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l’Education nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l’ « autonomie totale des établissements en matière de programme, de personnel et de contrôle des connaissances… »

Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l’ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public unique et laïque de l’Education nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l’avenir du pays. »

11 juin 2007, Elysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle‐t‐il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d’un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d’élèves à l’Elysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l’exploit de s’imposer au rang d’urgence nationale ? Comme si l’immense chantier de l’éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n’indique, de surcroît, qu’il s’agisse là d’une demande émanant explicitement des parents, d’ailleurs la principale fédération s’y oppose. En septembre, l’académie de Paris n’a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Une goutte d’eau.

11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l’Education nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S’agissant de l’enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».

20 décembre 2007, palais de Saint‐Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s’en félicite, déclarant que « la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent (…) ».

Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté tant d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence(…) Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."

Concernant l’éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».

Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis‐à‐vis de l’école publique ».

Nicolas Sarkozy s’était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l’espérance »…. Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l’association de service politique, « laboratoire d’idées » intégristes, réputé proche de l’Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l’auteur d’un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l’égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier‐coller de certains passages de leur oeuvre commune. « Le besoin spirituel, l’espérance, ne sont pas satisfaits par l’idéal républicain. La République est une façon d’organiser l’univers temporel (…). Elle n’est pas la finalité de l’homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait‐on déjà lire à l’époque, veille du centenaire de la loi de 1905.

Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n’était, de toute évidence, pas de la partie.

17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d’« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu’il nomme « l’héritage civilisateur des religions » … L’islam, qu’il prend la précaution oratoire de distinguer de l’intégrisme, « négation de l’islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » …

Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c’est 50 gendarmes », dans l’esprit de l’ancien Ministre de l’Intérieur, un imam c’est 50 keufs ?

La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?

Elysée, Ministère de l’Education ... Qui est aux commandes ?

Flash‐back : 1992. Nous sommes à la veille d‘un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d’horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l’Education nationale et de responsables d’établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d’écoles ».

Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l’identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d’enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».

Afin de « faire sauter » ces verrous, l’association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en oeuvre de dispositifs dérogatoires, qui n’obligent pas à la remise en cause systématique de tout l’existant, mais qui permettent d’importantes innovations au niveau des établissements d’enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. Un véritable projet de gouvernement.

Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !

Soit, dans l’ordre, l’actuel Recteur de Paris, le Conseiller Education du nouveau Président de la République, et l’actuel Ministre de l’Education nationale.

Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l’essor de l’enseignement privé, diminution de la place de l’Etat dans les missions de l’Education … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l’ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux‐là même qui, aujourd’hui, sont aux commandes de l’Education nationale.

C’est sur l’histoire de ce complot, et l’identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l’actuel gouvernement…

Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront‐ils à déraciner l’héritage républicain d’une école laïque, gratuite et obligatoire ?


26/08/08 - 09:59

Bourses supprimées pour plus d'un millier de handicapés...et pourtant ils bandent encore.




Désormais, le handicap n'est plus un critère suffisant pour accéder à une bourse d'études. «Une aberration» dénoncée par les associations à la veille de la rentrée.

A la rentrée, certains étudiants handicapés devront se passer de leur bourse d’étude. Jusqu’ici la situation de handicap était prise en compte dans l’attribution des bourses sur critères sociaux.
Mais, au printemps dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur a revu en profondeur les conditions d’attribution. Résultat: dans les nouveaux dossiers de demande de bourse, seuls trois critères sont pris en compte: le revenu des parents, l’éloignement géographique et le nombre d’enfants à charge. Exit donc l’appréciation particulière du fait d’un handicap.

Désormais, les dossiers des étudiants handicapés seront traités comme les autres, sans distinction. «Sauf qu’en pratique, un jeune handicapé aura plus de difficultés pour trouver un job d’étudiant» souligne, indignée, Claire Ledu, assistante sociale de l’association Handisup, basée à Nantes.

Informées depuis le mois de mai de cette réforme, les associations du secteur ne comprennent pas la démarche du gouvernement. «Franchement, c’est aberrant. Sans cette bourse, certains étudiants vont se retrouver dans une situation très difficile. Surtout ceux qui ne bénéficient pas de l’Allocation aux adultes handicapés (attribuée en cas de taux d’incapacité permanent au moins égal à 80%)».



1.200 étudiants handicapés lésés

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 1.200 étudiants handicapés sont affectés par la refonte du calcul des bourses. Et en moyenne, cela équivaut pour chacun à une perte de 1.000 euros par an. «L’objectif, ce n’est pas tant de faire des économies mais plutôt de gagner en cohérence dans l’attribution des aides, explique le ministère. Et d’éviter les doublons. Les étudiants handicapés bénéficient déjà d’une prestation de compensation de handicap pouvant atteindre 1.500 euros par mois.»

«C’est n’importe quoi, rétorque Claire Ledu de Handisup. Cette prestation sert à payer une aide humaine. Par exemple, une auxiliaire de vie chargée d’aider l’étudiant handicapé dans sa vie de tous les jours. Elle ne remplace en aucun cas la bourse d’étude, censée elle, aider l’étudiant à payer sa nourriture ou ses fournitures scolaires.»

Comme beaucoup d’associations, Handisup a commencé à lister les étudiants handicapés lésés par cette réforme. Une fois centralisé, ce registre sera présenté à la ministre Valérie Pécresse en espérant un revirement de sa part.

Sinon, si vous aussi vous en avez assez de vivre en Sarkofrance : Faîtes comme lui...


25/08/2008

25/08/08 - 14:39

La démocratie française à bout de souffle ...




Dans l’édition 2008 de L’état des droits de l’Homme en France, « Une démocratie asphyxiée », publiée par les éditions La Découverte, la Ligue des droits de l’Homme décrit un pays de plus en plus sécuritaire, au nom même de la démocratie. Elle tire la sonnette d’alarme.

Le même gouvernement qui ne cesse de revoir en baisse les missions que l’État doit assumer sur le territoire national se découvre un activisme planétaire au nom d’une certaine vision des droits de l’Homme. Ainsi, la France fait la guerre en Afghanistan pour « la liberté du monde et de nos enfants (…), contre la régression et la démocratie pour des femmes qui ont été élue pour la première fois », dixit Bernard Kouchner (France 3, 19/20, 19.08.08). Comediente !

Tragediente ! Pour le président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, « le sentiment qui se dégage est (…) celui d’une ‘‘révolution conservatrice’’ à la française, qui, tout en appliquant des recettes venus d’outre-Atlantique et d’outre-Manche, a utilisé les ressources idéologiques et électorale libérées par le séisme du 21 avril 2002 ». Tout un programme.

Absolutisme et xénophobie

Fondée lors de l’affaire Dreyfus en 1898, l’association assure une analyse aussi large qu’argumentée. En matière institutionnelle, elle dénonce « une démocratie asphyxiée » par « un président-soleil » auquel ne résiste ni le gouvernement, ni le Parlement.

La LDH décrit un pouvoir qui installe « dans l’ensemble de la société des réflexes de contrôle social ». Ses juristes et ses militants décrivent en particulier le « fantasme de la surveillance absolue » qui pousse notamment le gouvernement à multiplier les fichiers informatisés aux frontières et aux usages flous. Et plus seulement qu’aux frontières, puisque le fichier Edvige vient d’être crée, par un décret du 27 juin 2008, suscitant de nombreuses protestations, dont celles de la LDH . Et puisque en parallèle d’Edvige, il existe un autre fichier, Cristina, qui suscite également des inquiétudes.

Enfin, si la Ligue des droits de l’Homme stigmatise l’opportunisme et les contradictions d’une diplomatie qui s’auto-proclame en faveur des droits de l’Homme, elle analyse le déploiement à l’intérieur de nos frontières d’une xénophobie institutionnalisée, symbolisée par l’instauration d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale. Une initiative qui traduit « une prétention inquiétante (…) plus proche d’une logique totalitaire que des règles d’une société (…) démocratique ».

Élucubrations de « droit-de-l’hommistes » ? Comme les avait qualifiés Nicolas Sarkozy, cautionnant au passage une expression péjorative forgée par le Front National. La LDH n’est pas seule. Le comité des droits de l’Homme de l’ONU a appuyé la vision de l’association, fin juillet.

Détricotage social

Le point fort de l’analyse de la LDH est la mise en lumière d’un lien entre ce contrôle social accru, d’un côté, et la déstabilisation de la société salariale, de l’autre, à travers cette « façon frénétique (…) d’imposer (…) une sorte de négociation permanente sous contrainte » afin de provoquer « un effet de choc, pour limiter la contestation ».

Aux yeux de la LDH, la politique sociale demeure, comme sous le quinquennat précédent « un interventionnisme au service des plus aisés ». D’où les attaques contre l’assurance-maladie, l’assurance-chômage, l’assurance-retraite ou le « détricotage des 35 heures », la diminution des cotisations sociales et l’absence de politique sociale du logement…

L’association met aussi le doigt sur l’absence de débat démocratique autour de ces choix de société. Pour elle, la valse des réformes s’inspire de la « méthode thatchérienne » : « d’abord (…) borner étroitement les discussions » afin de camoufler une orientation idéologique ; « puis proposer une solution (…) ; limiter ensuite les sujets restant en négociation ; enfin, (…) imposant le rythme et la date de sortie ».

Au bout de trente ans de néolibéralisme, les droits sociaux sont mis à bas et l’appareil de contrôle, qui aurait sans doute fait rêver Staline, ne cesse de s’étendre et les intellectuels médiatiques de ronronner.

« Une démocratie asphyxiée, L’état des droits de l’Homme en France », Ligue des Droits de l’Homme, La Découverte, 2008, 124 pages, 10 euros.

Olivier Vilain

24/08/2008

24/08/08 - 11:17

PETITION POUR LA DESTITUTION DE NICOLAS SARKOZY DE SES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE



Faut-il accepter que notre pays soit gouverné pendant quatre ans encore par un homme qui, tout le laisse à penser, ne jouit plus de l’ensemble des facultés intellectuelles nécessaires à cette tâche ?

9 mois après son accession au pouvoir Nicolas Sarkozy a-t-il fait le vœu de dissimuler son incompétence en mettant les français à genoux et en précipitant la France dans le gouffre ?

C’est pourquoi, je considére qu'il est de mon devoir d'alerter l'opinion sur une avalanche d'événements qui nous font penser que notre démocratie est en danger.

Plus vous serez nombreux à signer cette pétition et plus, avec le secours de l'Assemblée Nationale, du Sénat, du Conseil Constitutionnel et de tous les corps constitués réunis, nous pourrons, nous le peuple, ensemble, mettre un terme au gâchis, éviter un naufrage et peut-être réussir à dissoudre le Pignouf !

Pourquoi ?...

1. Parce que Nicolas Sarkozy tente de mettre en coupe réglée l’ensemble des pouvoirs et des contre-pouvoirs ;
2. Parce qu'il remet en cause la laïcité ;
3. Parce qu'il a décidé de vendre du nucléaire à la Terre entière, démocraties comme dictatures ;
4. Parce qu'il veut aligner la France sur les positions politiques, militaires et économiques des ?tats-Unis d’Amérique ;
5. Parce qu'il est en train de défaire les liens patiemment tissés pendant soixante ans entre l'Allemagne et la France;
6. Parce qu'il a bafoué la souveraineté du peuple en effaçant le référendum de 2005 ;
7. Parce qu'il veut broyer l’école publique en hissant le rôle éducatif des curés au-dessus de celui des instituteurs ;
8. Parce qu'il remet ouvertement en cause l’autorité du Conseil constitutionnel ;
9. Parce qu'il se présente comme étant l’ami personnel du dictateur Poutine et qu'il l'a félicité pour sa victoire grâce à des élections truquées ;
10. Parce qu'il veut réécrire les lois en les rendant rétroactives ;
11. Parce qu'il a décidé seul d'installer une nouvelle base militaire dans le golfe persique pour préparer aux côtés des USA une prochaine guerre contre l'Iran ;
12. Parce qu'il insulte un citoyen en public, lui lance «Casse-toi, pauv'con» alors qu’en figure modèle, il est à la tête de la Nation pour travailler à notre bien, pas pour nous insulter ;
13. Parce que pendant sa campagne il avait promis aux salariés français d'augmenter leurs salaires de 25% et qu'à la place il n’a augmenté que le sien et de 206% ;
14. Parce qu'il se montre hypernerveux, colérique, atrabilaire, susceptible, grossier et imprévisible, ce qui glace le sang quand on sait qu'il est le maître du feu nucléaire ;
15. Parce que sa culture «bling-bling» est incompatible avec la mission que le peuple lui a confiée ;
16. Parce qu'il ravive tous les communautarismes ;
17. Parce qu'il est indigne d'un Président de la République de profiter de la signature de contrats dans un pays voisin pour chouraver le stylo qu'on lui a prêté ;
18. Parce que la presse du monde entier se moque de lui et que la France n’avait pas besoin de ça ;
19. Parce qu'avec le bouquet fiscal, il a choisi le camp des ultras riches contre le reste de la nation ;
20. Parce qu'au travers de la loi Dati il veut bafouer la devise de la République Française : "Liberté, égalité, fraternité" ;
21. Parce qu'il s’est entouré d’une cour et de laquais bien que le peuple ait dit non à la royauté il y a 219 ans déjà ;

… Alors, pour toutes ces raisons nous sommes résolus à donner nos voix pour que soient entamées toutes procédures légales afin que soit destitué Nicolas Sarkozy de ses fonctions de Président de la République, tel que prévu par l'article 68 de la constitution du 4 octobre 1958.

http://www.antisarkozysme.com/signez.php

24/08/08 - 10:47

La monarchie sous Sarkozy...




C'était le 14 juillet 2008. Ou était-ce en 1648 ? C'était à l'Elysée. On aurait dit Versailles. Ce jour-là, « M. et Mme Nicolas Sarkozy » reçoivent. De beaux esprits mondains arrivent en nombre, qui, après cette réception, pourront mourir en paix. Ils sont parés de costumes flamboyants et de robes entre mauvais goût et élégance rive gauche. « Les dames excellaient en pierreries et autant qu'elles purent en beauté ; les autres en broderie, rubans et bonne mine, chacun selon l'étendue de ses forces et de la libéralité de la nature. » Ainsi, en son temps, l'écrivain Jean-Louis Guez de Balzac décrivait-il la pompe des courtisans. Nous y sommes.

Il est presque 13 heures. Dans le jardin de l'Elysée, on festoie, lève son verre. On se reluque. On guette les visages connus, les célébrités. « Oooooh, il est beau comme un dieu ! » : une dame vient de poser une main sur la joue de Jean Sarkozy.

L'orchestre de la Garde républicaine joue des airs populaires. On croise des personnes circulant en fauteuil roulant, d'autres avançant sur des béquilles : les victimes sont à l'honneur en cette deuxième garden-party de la présidence Sarkozy. Des railleurs, entre eux : « On vient de croiser Patrick de Carolis [le PDG de France Télévisions], on peut le compter parmi les victimes ! Ah, ah, ah... » Ils auraient pu rire autant de Patrick Devedjian, lui que le président ne cite plus, lui qui s'est fait damer le pion par la petite Rachida, devenue ministre de la Justice « à sa place », lui qui parle le sarkozysme sans accent et qui a toujours eu la reconnaissance du ventre... Lui, lui, lui qui n'est pas aujourd'hui dans le salon des Ambassadeurs et marche le dos voûté, tel un héros maudit de la mythologie grecque. Le salon des Ambassadeurs est la pièce centrale, côté jardin, du Château. Y accèdent uniquement ceux qui ont un petit point rouge sur leur carton d'invitation. Soit une centaine de personnes sur les 8 000 conviées ce jour-là.

C'était le 14 juillet 2008. Dans le salon des Ambassadeurs, les « choses de la cour » se jouaient à huis clos. Comme jadis à Versailles, entre les pilastres du salon d'Hercule, quand Louis XIV reçevait. Etienne Mougeotte, Jean-Pierre Elkabbach et Catherine Nay se disent maintes choses à voix basse. Non loin d'eux, deux hommes assis dans un recoin de la pièce, telles deux divinités tutélaires, ont l'air las devant tant de magnificence : ils s'appellent Charles Pasqua et Serge Dassault. Les VIP se bousculent, se reconnaissent puis s'enlacent et s'embrassent. Que peuvent-ils donc bien se dire ? Henri Guaino et Régine, Claude Guéant et Claudia Cardinale, Alain Minc et David Douillet, Rachida Dati et André Glucksmann. Magie de l'Elysée... La famille Dati est au grand complet. Michel Rocard et Elisabeth Guigou, seuls socialistes présents-Jack Lang était bien là, mais dehors...-, se présentent conjointe et conjoint. Pierre Charon, le conseiller du président, ne cesse de dire combien Carla est merveilleuse. L'abbé de La Morandais pose la main sur la tête d'un enfant, un des fils de Brice Hortefeux, et lui murmure à l'oreille quelques « bondieuseries ».

Soudain, une porte s'ouvre. C'est lui, Nicolas Sarkozy, tout en majesté. Ses chaussures luisent. Sa maquilleuse finit de lui repoudrer le nez. Carla est là. Dire qu'elle est belle va de soi. « Tu as vu ma mère ? » demande-t-elle à son amie Farida Khelfa. Elle prend la pose, Carla, pour les amis de la famille, la famille des amis. Le président, lui, s'en va directement saluer Ingrid Betancourt. A leur gauche, Simone Veil et Hélène Carrère d'Encausse. « Elle, c'est une immortelle », lance Sarkozy à Betancourt, en agitant son index en direction de la secrétaire perpétuelle de l'Académie française. Sarkozy a plaisanté ? On a bien sûr rigolé !

Les portes donnant sur le perron sont grandes ouvertes : le président s'apprête à décorer Ingrid de la Légion d'honneur. Derrière les cordons pourpres, les ministres sont agglutinés. Il fait chaud. On joue des coudes pour être au premier rang. Christine Lagarde à Jean-Louis Borloo : « Viens, on se met devant... » Le ministre de l'Ecologie n'en a pas la force. Ou le goût. Christian Poncelet, le président du Sénat, jouant de son physique imposant et de son étiquette de deuxième personnage de l'Etat, se cale au premier rang. Sarkozy parle, parle, parle. Il est le maître des coeurs. Le maître des vies. La curia regis l'applaudit. Ce jour-là, Marianne était comme ceinte d'une couronne et recouverte d'une pelisse frappée de fleurs de lis. C'était un 14 juillet...



Saïd Mahrane
Publié le 21/08/2008 N°1875 Le Point

24/08/08 - 10:44

Quand le Bling-Bling fait de la résistance...


22/08/2008

22/08/08 - 10:27

L'homme qui rit dans les cimetières. Les mains dans les poches....




L'homme qui ne peut s'empêcher de parler de lui, « moi, je » « vous devez savoir que moi », même face à 10 cercueils, même face à 10 familles qui pleurent.
L'homme qui affirme un jour que l'avenir est au retrait de nos troupes en Afghanistan et le lendemain annonce l'envoi en renfort de centaines d'hommes.
L'homme dont la seule constance est la grimace, sous toute forme, tout le temps, grimaces ridicules, et surtout insupportables, tant elle semble n'être que de la moquerie et de l'irrespect.

Celui qui proclame partout qu'il « assume », qu'il est « responsable »....Responsabilité ? Il porte la culpabilité de ces morts, en effet, lui seul, là où les intérêts de la France ne sont nullement engagés. La responsabilité, il ne l'avance que pour justifier sa politique d'alignement sur les Etats-Unis.
Peut-on parler d'autre chose que d'irresponsabilité lorsque l'on examine ses actes, ses paroles, ses attitudes ? D'autre chose que de négligence et de désinvolture ? De frivolité... D'hypocrisie...
La « com » même aux jours de deuils, des discours creux d'énarques ratés qui ne simulent même pas la compassion ou la tristesse, et dont les seuls buts sont la justification d'une politique que rien ne justifie.

21/08/2008

21/08/08 - 12:50

l'impardonnable Sarkozy !




bronzage impeccable devant les cerceuils...la classe...

Que de croix, que de prières, que de crucifix pour un hommage de la nation laïque et républicaine.
L'ère Sarko De Latran est bien en marche.

François Géré, directeur de l'institut français d'analyse stratégique, un centre d'études, répondait aux auditeurs d'Europe 1 ce midi. Il nous livre quelques clefs pour mieux comprendre comment ces soldats - dont certains avaient à peine un an d'expérience - se sont retrouvés en plein coeur d'un conflit interminable.

"Ce coin d'Afghanistan, c'est un territoire qui n'a jamais été maîtrisé par une puissance étrangère: les Britanniques s'y sont cassé les dents au XIXème siècle, les Soviétiques au XXème. C'est une guerre de contre-guerilla. C'est très différent d'une guerre classique, et beaucoup plus méchant. C'est un affrontement permanent qui suppose un renseignement de terrain très fin."

"On n'est plus au temps de la guerre froide!"
"Les soldats du rang, engagés volontairement, sont souvent des gens jeunes. Sont-ils entraînés à la contre-guerilla? Ont-ils une bonne doctrine stratégique? Disposent-ils du matériel adapté? La réponse est non. On est plus au temps de l'intervention en Europe centrale et orientale du temps de la guerre froide! En Afghanistan en ce moment, il fait une chaleur épouvantable. Le terrain n'a rien à voir avec l'Europe: c'est une succession de vallées encaissées... Y-a-t-il eu une véritable adaptation? La réponse est non."

"Quand ils sont envoyés en opérations extérieures, les soldats touchent 10.000€/mois. Ce n'est pas une prime de risque, c'est une échelle de salaire totalement différente. On n'envoie pas n'importe qui n'importe où juste à cause de l'appât du gain. Ce sont des volontaires, pas des mercenaires!"

21/08/08 - 12:32

La Météo pour aujourd'hui.




21/08/08 - 12:12

Mensonges d'état...




L’actuelle guerre prolongée d’invasion et d’occupation de l’Afghanistan n’a rien à voir, contrairement à ce que prétendent Sarkozy, le va-t’en guerre Kouchner (rapporteur pour Total en Birmanie) et Fillon avec la lutte contre le terrorisme.
C’est une guerre pour le pétrole au service essentiel des intérêts des corporates americaines de l’armement et du petrole.

Hamid Karzaï, pachtoun, est l’homme de la RAND Corporation, formé et recruté aux USA, employé du pétrolier UNOCAL lié au vice-président Dick Cheney, dans le but de construire le pipe-line qui doit traverser l’Afghanistan et driver le pétrole d’Asie centrale. Karzaï avait collaboré et négocié, pour ce faire, avec les talibans lorsque ceux-ci étaient encore alliés des USA. Et c’est ce fantoche Hamid Karzaï qu’ils ont mis en en place et dont ils défendent par la violence le pouvoir.

S’ils aidaient vraiment le peuple afghan à s’émanciper, à se développer, ils auraient progressé depuis sept ans, vu les énormes moyens investis. Une petite partie de ces moyens auraient pu servir à construire une voie ferrée, des écoles et des hôpitaux. Mais comme leurs but de guerre ne sont pas du tout d’aider "le peuple afghan à se libérer des terroristes et des intégristes”, en dépit de 70 000 hommes de troupes internationales venues de 28 pays depuis 7 ans, ils ne parviennent à rien d’autre qu’à unifier contre eux le peuple afghan et à le ressouder avec les talibans.

Ce n’est pas le progrès qu’ils ont apporté en sept ans, mais la progression de la fabrication et de la vente de l’opium, dont le frère Ahmed Wali Karzai, est un des plus grands trafiquants du pays. Toutes les opérations brutales de police et d’occupation étrangère, menées par les occupants de la coalition américaine, dont 3000 français, au lieu d’isoler les intégristes talibans, ont contribué à développer un sentiment national que les talibans exploitent.

C’est pourquoi cette guerre sera fatalement perdue : toute escalade nourrira les résistants afghans, et la défaite est au bout de chaque embuscade. Les Afghans sont chez eux, c’est leur terre, leur pays, ils ont le temps pour eux, les armées étrangères d’occupation perdront fatalement comme chaque fois que l’Afghanistan a été occupé depuis un siècle.

Sarkozy, qui avait, dans sa campagne électorale annoncé avec tambours et trompettes, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, et qui une fois élu, s’est contredit, en envoyant mille hommes de plus, est le responsable direct des 10 soldats morts et des 21 blessés tombés en embuscade le 19 août 2008. Il se rend à Kaboul ? S’il poursuit cette guerre, il sera obligé de s’y rendre souvent !
C’est pourquoi toute la gauche doit s’unir et convaincre le peuple français d’imposer au pouvoir sarkosyste le retrait immédiat de tous nos soldats d’Afghanistan."
Gérard Filoche.


21/08/08 - 11:13

L'incompétent...




Quelle résilience pour la France en Afghanistan ?

L'émotion ne doit pas empêcher la réflexion. La visite très médiatisée de Sarkozy en Afghanistan ne risque-t-elle pas d'être contre-productive au regard de la capacité de résilience de notre pays, c'est-à-dire de sa capacité à encaisser des coups ?

En clair, si neuf morts et dix-huit blessés dans une embuscade (hors accident du VAB) justifient que le dirigeant d'un Etat membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se précipite, toute affaire cessante, en Afghanistan pour remonter le moral des troupes, quelles leçons vont en tirer nos ennemis sur le terrain ?
S'ils sont rationnels, les talibans ont compris depuis hier que les Français représentaient une cible de choix, eu égard à la résonnance politique et médiatique que leur mort suscite.
Nous n'avons pas souvenir que le Premier ministre britannique - un pays qui sait ce que le mot résilience veut dire - se soit rendu tout exprès en Afghanistan, alors que 116 soldats y ont déjà trouvé la mort.

L'émotion, et son usage médiatique, sont parfois mauvaises conseillères.

Jean-Dominique Merchet.

20/08/2008

20/08/08 - 13:08

1 an 3 mois 14 jours : Marchons ! marchons ! Qu'un sang impur, etc ...




Il n'était pas besoin d'être futé pour prévoir, dès la campagne présidentielle, que, s'il était élu, notre Nabot-Léon A La Petite Semaine allait entraîner notre pays et la majorité de ses habitants dans ses délires narcissiques, quitte à leur en faire payer le prix et à dénier les leçons de la réalité pour justifier ses pulsions fanfaronnesques.

La mort de 10 soldats français en Afghanistan, soit presque autant que durant les sept années précédentes, montre bien vers quoi nous entraînent les errements psychologiques de notre gnome national et l'asservissement de notre pays à la politique américaine.

Il est aujourd'hui clair qu'à vouloir à tout prix faire plaisir à son ami Bush - qui allume des feux partout où c'est possible sur la planète depuis qu'il a compris qu'il suffisait de faire croire au peuple américain qu'il était menacé par un ennemi, même imaginaire, pour lui faire avaler toutes les lois anti-démocratiques possibles et pour détourner son attention des problèmes économiques - le petit Sarko n'a pas fini de faire des dégâts.

Comme un général fou qui ferait chanter à ses troupes « Marchons ! marchons » en les précipitant vers un gouffre, ce triste comique troupier nous mène à la catastrophe avec un optimisme qui devrait faire soupçonner à ses supporters qu'il se moque de les entraîner dans n'importe quelle aventure pourvu qu'elle satisfasse son ego et serve ses amis américains.

http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr/

20/08/08 - 12:42

"Aucune armée étrangère n'a réussie dans un pays qui n'était pas le sien..."




la France a choisi de s'investir plus en Afghanistan, en prenant une part plus active aux opérations de maintien de la paix. Au point que plusieurs chefs d'Etat major estimaient que la France se fourrait dans un "merdier" là-bas. Pris dans une embuscade, dix soldats français ont payé de leur vie cette nouvelle politique étrangère.

Malgré la présence d’environ 50000 hommes de l’Isaf -dont près de la moitié d’Américains-, la sécurité se délite continuellement en Afghanistan. Les Etats-Unis ont donc appelé à renforcer la force internationale. L’Allemagne a refusé, le Canada a hésité et la France a dit oui.

Pourtant, en 2007, pendant la campagne présidentielle et alors que des humanitaires français étaient retenus en otages par des talibans, Nicolas Sarkozy estimait que la guerre en Afghanistan n’était pas « décisive » pour la France :

Pourquoi ce revirement ? Officiellement, parce que la situation s’est dégradée et que tant la France que l’Europe ont intérêt à ce que l’Afghanistan ne retombe pas dans le chaos.Pour le grand public, Nicolas Sarkozy place son action sur le plan moral : il s’agit d’empêcher le retour au pouvoir de gens qui « ont amputé d’une main une femme parce qu’elle avait mis du vernis à ongles » (une rumeur non vérifiée, soit dit en passant).

Mais le revirement du président français s’inscrit aussi dans une inflexion de la stratégie nationale. Sarkozy souhaite que la France reprenne sa place pleine et entière dans les instances de l’Otan - à commencer par son commandement militaire - et qu’elle prenne la tête de son « pilier européen ». Envoyer des troupes en Afghanistan, c’était apparaître comme le chef déterminé d’une France qui n’hésite pas à engager ses troupes au côté de ses frères d’armes de l’Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui se distinguerait ainsi dans une Europe de plus en plus frileuse.

Ce qui est regrettable, c’est que ces décisions aient été prises sans débat national, presque en catimini. Elles n’ont pas été bien accueillies par l’opinion, qui y a vu non seulement un alignement sur Washington, mais aussi un risque inutile pour la vie de ses soldats. Non sans raisons, comme l’embuscade mortelle le démontre aujourd’hui.



Alexis avait 20 ans. Aîné d'une famille de 4 enfants, il s'était engagé dans l'armée depuis 1 an. Membre du 8ème RPIMA de Castres, il était parti en Afghanistan en juillet, pour sa première "opex" (opération extérieure).

Lundi, il se trouvait dans la 1ère section de reconnaissance engagée dans les combats qui ont coûté la vie à 10 soldats français. Il tombe sous le feu des insurgés afghans. "On n'en sait pas plus...", explique Sylvain, son père. "Mais que voulez-vous... On sait qu'il est mort. Après, pour le reste...y a rien de plus à savoir."

"Il était fier de partir là-bas. Mais il avait seulement 1 an d'expérience: 6 mois de formation et 6 mois d'exercices en caserne.
Ce n'est pas assez. C'était les envoyer au casse-pipe!"

"Il faut être réaliste, c'était son métier. Il l'avait choisi. Il voulait être soldat depuis qu'il avait 12 ans. Il avait vraiment trouvé quelque chose dans lequel il était heureux. Lui qui n'était pas du tout scolaire, il avait la pugnacité et la rage. Il a fini 2ème de ses classes, à quelques poussières du 1er..."

"Je n'en veux à personne. Mais je m'interroge: au nom de quoi ? Toutes les guerres n'ont rien changé à la face du monde. Et pourquoi envoyer de jeunes soldats inexpérimentés dans un pays où les gens se battent depuis toujours et n'ont connu que cela? Alexis n'est pas le premier ni le dernier. Il y en aura d'autres... au nom d'intérêts qui nous échappent."

"Dès ce soir, nous partons à Paris, avec mon épouse, ses 2 frères et sa soeur, pour assister aux cérémonies parce que cela fait aussi partie du parcours d'Alexis, de sa vie... de sa mort aussi."

(Source: RMC)


20/08/08 - 12:16

L'horoscope du jour, par Valéry Giscard D'Estaing.




18/08/2008

18/08/08 - 12:21

Grève générale reconductible: 10/11/2008








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18/08/08 - 12:12

L'INSEE réinvente le fil à compter les heures (supplémentaires) : 2 milliards d'heures sup non déclarées ?...




Sommé par Eurostat de fournir des chiffres fiables sur le temps de travail, l'INSEE vient de s'exécuter. Et le constat est à couper le souffle : les Français ne sont finalement pas (que) des flemmards, les entreprises ne déclarent pas les heures supplémentaires, et les inégalités s'accroissent. Plus qu'une dizaine d'années et l'INSEE découvrira que le pouvoir d'achat est en baisse ! Patience...

Un éclair de génie en plein mois d'août

La France se meurt, embrigadée dans son "carcans des 35 heures", qui "empêche les Français de travailler". De Sarkozy à Bertrand, en passant par Devedjian, toute la majorité s'en est donné à coeur joie. Pourtant, depuis toujours, les organismes internationaux disaient le contraire. Et l'INSEE vient de s'aligner. 41 heures en moyenne, qu'ils bossent les Français. 38h si l'on prend en compte les temps partiels, qui affichent 23 heures au compteur. Dans l'ordre du mérite stakhanoviste, les agriculteurs alignent 59 heures de boulot par semaine. Viennent ensuite les artisans, commerçants et chefs d'entreprise qui déclarent 55 heures et les cadres et professions intellectuelles, 44 heures. Les techniciens déclarent 39,3 heures, les employés 38,2 heures et les ouvriers 37,8 heures.

Des chiffres parmi les plus élevés en Europe

Effet de la rupture ? Non, non. Les chiffres n'ont pratiquement pas évolué depuis 2002. Il s'agit en fait d'une simple actualisation du mode de calcul. Et les chiffres de l'INSEE nous apprennent aussi que le travail à temps partiel est aussi un des plus élevés en Europe (17% des actifs travaillant en moyenne 23 heures par semaine) en quantité et en heures travaillées par semaine. De quoi relativiser encore la déjà relative baisse du chômage.

2 milliards d'heures supplémentaires non déclarées ?

Mais revenons à nos "moutons". Petit exercice de fin d'été... Sachant qu'en 2007, 22,8 millions d'actifs occupaient un emploi salarié, dont 83% à temps complet, travaillant 41 heures par semaine en moyenne. Comptons environ 2,5 millions d'agriculteurs, de chefs d'entreprise, de commerçants et de professions libérales travaillant en moyenne 58 heures, soyons généreux. Considérant qu'il y a 47 semaines de travail à 35 heures par semaine, et environ 11 jours fériés. Vous avez huit secondes pour calculer le nombre d'heures supplémentaires réalisées par les actifs salariés (hors agriculteurs, professions libérales...)... tic tac tic tac tic tac tic tac... 2,4 milliards d'heures supplémentaires en 2007 (calcul minimisé, vous l'aurez compris) ! Surprise... car la loi TEPA, qui est censée les encourager, table sur 900 millions d'heures sup' en 2008. Il semblerait, même si aucun décompte officiel fiable n'existe, que le nombre d'heures sup' déclarées par les entreprises en 2007 n'ait pas dépassé 500 millions. Mystère et boule de gomme... ou fraude massive ?

Mais soyons bien d'accord, si vous pensez que l'INSEE a fait preuve jusqu'à maintenant de mauvais esprit, alors vous n'y êtes pas du tout. Il s'agissait simplement d'un oubli. Et si vous pensez que la publication de ce chiffre en plein mois d'août a pour objectif de ne pas ébruiter la mascarade, c'est vraiment que vous avez l'esprit mal tourné ! Circulez...

Au passage, notons aussi que les statisticiens de l'INSEE viennent de faire une autre découverte fracassante ! Incroyable, les riches seraient plus riches qu'on ne le croyait. Et oui, jusqu'à présent, les déclarations de revenus servaient de donnée de référence, mais on vient de se rappeler, à la demande express du Conseil National de la Statistique, qu’elles ne prennent pas en compte un certain nombre de niches fiscales. Du coup, il faut rajouter 10% aux revenus des plus aisés. La tuile ! Et le compteur des inégalités explose.

Allez, encore un petit effort et l'on découvrira que le pouvoir d'achat baisse...

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18/08/08 - 12:08

De la criminalisation des mouvements sociaux au déni de démocratie...




Les sans-papiers détenus dans le centre de rétention du Mesnil Amelot, comme à Vincennes, comme à Nantes, et partout en France, subissent quotidiennement des provocations et des violences policières. Leurs droits sont quotidiennement bafoués. Face à ces politiques meurtrières, nous créons des solidarités, nous manifestons, nous revendiquons, et nous continuerons à le faire.

La plainte déposée le 2 Août par le Ministre de l’immigration et de l’expulsion, Monsieur Brice Hortefeux, à l’encontre de l’association SOS Sans-papiers suite aux évènements de Mesnil-Amelot, tout comme les accusations dont a été victime le Réseau Education Sans Frontières, ne sont pas des faits isolés et s’inscrivent dans une stratégie d’ensemble mûrement réfléchie du gouvernement actuel.

Celle-ci vise à décrédibiliser, à empêcher, voir annihiler toutes formes d’oppositions et de revendications portées par des entités diverses, partis politiques, syndicats, associations ou collectifs, et partant, toute la société civile. Pour exemple : culpabilisation des grévistes et restriction du droit de grève par l’adoption de nouvelles lois (« Ils vous prennent en otages. Vous ne pouvez plus allez travailler » ; « vos enfants ont le droit d’étudier et de construire leur avenir »...) ; rapports émanant des Renseignements Généraux et déclarations de la Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, faisant état d’une « possible résurgence du terrorisme » du côté de la mouvance « anarcho-autonome »... Une déclaration récente de Nicolas Sarkozy finit de lever tout doute possible : « Quand il y a une grève en France, maintenant personne ne s’en rend compte ».

Cette criminalisation des mouvements sociaux permet de créer une nouvelle « classe dangereuse », une nouvelle classe des « indésirables » , des « irrécupérables », et a mobiliser idéologiquement la société contre celle-ci : après les chômeurs et précaires, les jeunes des cités, ou bien encore les immigrés sans-papiers, voici les citoyens qui contestent et qui revendiquent leurs droits.

Cette criminalisation des mouvements sociaux, outre le déni de démocratie que représente le refus du principe de contradiction, fait signe vers un nouvel usage de l’exception par l’Etat. Si ce dernier pouvait suspendre les libertés depuis longtemps en cas de guerre, l’usage de l’exception s’applique aujourd’hui à des catégories de personnes très spécifiques, ainsi qu’à des situations de plus en plus nombreuses. Ici les personnes sans-papiers et les citoyens contestataires, auxquels l’état d’urgence doit ou devra s’appliquer.

Un gouvernement peut-il criminaliser la société toute entière dès lors que celle-ci n’épouse pas ses vues ? Car n’en doutons plus, cette criminalisation est aujourd’hui étendue à tout un chacun. Il s’agit là d’une politique de la peur et de la xénophobie d’Etat, que le gouvernement n’hésite pas à déployer afin de satisfaire les intérêts d’une minorité de nantis au détriment du plus grand nombre, et qu’il faut donc refuser en bloc. Refuser l’exploitation. Refuser la manipulation. Refuser la criminalisation.

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15/08/2008

15/08/08 - 12:55

Vladimir, Nicolas et le P’tit Louis...




Deux stratèges en communication ou renseignement ne laissant rien au hasard, on est forcément conduit à s’interroger sur cette scène insolite diffusée en marge de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques du 8 août 2008 et n’ayant strictement aucun rapport avec elle.

On voit M. Poutine, l’ex-président de la Russie devenu Premier ministre, serrer affectueusement dans ses bras le dernier fils du président Sarkozy souriant lui-même aux anges devant cet épanchement si spontané d’un des puissants de la planète.

Une embrassade mise en scène

On reste d’abord surpris non pas que cette scène ait pu avoir lieu, mais que les deux hommes politiques aient tenu à la mettre en scène et à la diffuser. A-t-elle un précédent ? Manifestement le photographe qui était présent ne l’était pas par hasard. On se souvient de la règle qui régit les relations du président Sarkozy avec les médias et qu’il a vertement rappelée, le 8 janvier dernier, au cours de sa conférence de presse pour l’humiliation de ses auditeurs : quand vous êtes à mes basques, leur avait-il lancé, c’est que je vous ai sifflés ; quand je ne veux pas de vous, vous ne pouvez m’approcher. Le photographe a donc bien été toléré sinon convoqué pour que soit enregistrée et répandue à travers le monde cette embrassade de l’enfant Sarkozy par le président Poutine pour le plus grand plaisir de son père.

Mais la photo, prise en plan moyen, présente les deux présidents comme s’ils étaient saisis sur le vif à leur insu : l’un regarde de côté, l’autre ferme les yeux de bonheur. L’enfant de dos a les yeux tournés vers son père comme pour guetter sa réaction. Quoi de plus spontané que cette scène d’intimité amicale ? Ce leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée vise à conférer à la scène une fiabilité que n’aurait pas une pose étudiée. La meilleure des mises en scène est celle qui se fait oublier.

Les raisons de cette mise en scène

S’est-il agi pour le président Poutine, comme pour Pygmalion donnant chair de femme à sa statue, d’insuffler à un héritier potentiel l’esprit de pouvoir qui l’anime, voire de l’adouber ? On peut convenir que pour un gamin d’une douzaine d’années, s’être fait embrasser par un des hommes les plus puissants de la planète et avoir respiré contre lui le suint de la bête de pouvoir peut décider d’une vocation.

On se doute que telles ne sont pas les intentions des deux politiques en se prêtant à ce jeu. Quelles pourraient-elles être alors ? On n’en est réduit bien sûr qu’à des hypothèses.

1- Pour le président Poutine, cette étreinte d’un enfant est assurément la dernière image qu’on aurait associé à sa personne d’ancien responsable du KGB. Comme tous les tyrans, n’a-t-il donc pas cherché à donner de lui-même une image familière pleine d’humanité pour combattre celle du monstre froid qui vient tout juste d’envoyer ses troupes combattre la Georgie. Par intericonicité, on connaît bien d’autres exemples où les dictateurs ont aimé se faire photographier en présence d’enfants. Hitler n’était pas le dernier. Un tyran qui embrasse un enfant n’est pas tout à fait un tyran ; ne montre-t-il pas qu’il a un cœur comme tout le monde et que « le vert paradis » de l’enfance ne lui est pas étranger ?

2- Quel intérêt, en revanche, pour le président Sarkozy, de se faire photographier aussi ravi de voir le président Poutine presser paternellement son fils contre son cœur ? On peut légitimement supposer qu’il a entendu faire connaître la qualité de ses relations avec le président Poutine : mieux que des mots, l’étreinte de son fils par le maître de la Russie suffit à dire l’intimité qu’ils entretiennent tous deux. Voilà sans doute une façon de montrer dans leur propre capitale aux Chinois devant lesquels il a dû s’incliner en renonçant à rencontrer le Dalaï-Lama, la complicité qui existe entre la France et la Russie. Quant à ses opposants qui lui reprochent un atlantisme outrancier qui a tourné le dos à la politique gaullienne, n’est-ce pas l’occasion de leur montrer les liens étroits qu’il n’en entretient pas moins avec la Russie ?

Autrefois, un roi donnait sa fille en gage d’amitié à un rival ou à un adversaire. Aujourd’hui, un président prête son fils à un autre, le temps d’une effusion savamment mise en scène tout en n’ayant pas l’air de l’être. Mais ne faut-il pas être un peu demeuré pour se laisser prendre à un leurre aussi grossier ?

Du temps où il était encore candidat, Nicolas Sarkozy avait justifié sa visite au président Bush en répliquant qu’il préférait renforcer le lien transatlantique « que de serrer la main de Poutine ». Allusion au voyage de Chirac en Russie à la même époque…
Paul Villach.

14/08/2008

14/08/08 - 10:41

SOS Géorgie ? SOS Europe !




N’allez pas croire à une affaire simplement locale : il s’agit probablement du tournant le plus décisif de l’histoire européenne depuis la chute du mur de Berlin. Ecoutez Moscou donner de la voix : «génocide !» accuse Poutine, qui n’a pas daigné prononcer le mot lors du 50e anniversaire d’Auschwitz ; «Munich !» évoque le tendre Medvedev, insinuant que la Géorgie, avec ses 4,5 millions d’habitants, est la réincarnation du IIIe Reich. Nous nous garderons de sous-estimer les capacités mentales de ces dirigeants. Aussi devinons-nous qu’en feignant l’indignation, ils manifestent leur volonté de frapper un grand coup. Visiblement, les spin doctors du Kremlin ont révisé les classiques de la propagande totalitaire : plus mon mensonge est gros, mieux je cogne.

Qui a tiré, cette semaine, le premier ? La question est obsolète. Les Géorgiens se sont retirés d’Ossétie du Sud, territoire que la loi internationale place, rappelons-le tout de même, sous leur juridiction. Ils se sont retirés des villes avoisinantes. Convient-il qu’ils se retirent aussi de leur capitale ? La vérité est que l’intervention de l’armée russe hors de ses frontières, contre un pays indépendant membre de l’ONU, est une première depuis l’invasion de l’Afghanistan. En 1989, Gorbatchev avait refusé d’envoyer les tanks soviétiques contre la Pologne de Solidarnosc. Eltsine s’est bien gardé, cinq ans plus tard, de permettre aux divisions russes d’entrer en Yougoslavie pour soutenir Milosevic. Poutine lui-même n’a pas pris le risque de faire donner ses troupes contre la «révolution des Roses» (Géorgie, 2002) puis la «révolution orange» (Ukraine 2004). Aujourd’hui, tout bascule. Et c’est un monde nouveau, avec de nouvelles règles, qui risque d’apparaître sous nos yeux.

Qu’attendent l’Union européenne et les Etats-Unis pour bloquer l’invasion de la Géorgie, leur amie ? Verra-t-on Mikhaïl Saakachvili, leader pro-occidental, démocratiquement élu, viré, exilé, remplacé par un fantoche, ou pendre au bout d’une corde ? L’ordre va-t-il régner à Tbilissi comme il a régné à Budapest en 1956 et à Prague en 1968 ? A ces questions simple, une réponse, une seule, s’impose. Il faut sauver, ici, une démocratie menacée de mort. Car il n’en va pas seulement de la Géorgie. Il en va aussi de l’Ukraine, de l’Azerbaïdjan, de l’Asie centrale, de l’Europe de l’Est, donc de l’Europe. Si nous laissons les tanks et les bombardiers casser la Géorgie, nous signifions à tous les voisins proches et moins proches de la Grande Russie que nous ne les défendrons jamais, que nos promesses sont des chiffons de papier, nos bons sentiments du vent et qu’ils n’ont rien à attendre de nous.

Il reste peu de temps. Commençons donc par énoncer qui est l’agresseur : la Russie de Poutine et de Medvedev, ce «libéral» fameux et inconnu censé pondérer le nationalisme du premier. Rompons, ensuite, avec le régime de la tergiversation et des vessies prises pour lanternes : les 200 000 tués de Tchétchénie, des «terroristes» ; le sort du Caucase Nord, une «affaire intérieure» ; Anna Politkovskaïa, une suicidaire ; Litvinenko, un ovni… Et admettons enfin que l’autocratie poutinienne, née par la grâce des attentats obscurs qui ensanglantèrent Moscou en 1999, n’est pas un partenaire fiable, encore moins une puissance amie. De quel droit cette Russie là, agressive et de mauvaise foi, est-elle encore membre du G8 ? Pourquoi siège-t-elle au Conseil de l’Europe, institution vouée à défendre les valeurs de notre continent ? A quoi bon maintenir les lourds investissements, notamment allemands, du gazoduc sous la Baltique pour le seul avantage - russe - de court-circuiter les tuyaux qui passent par l’Ukraine et la Pologne ? Si le Kremlin persiste dans son agression caucasienne, ne convient-il pas que l’UE reconsidère l’ensemble de ses relations avec son grand voisin ? Il a autant besoin de vendre son pétrole que nous de l’acheter. Il n’est pas toujours impossible de faire chanter un maître chanteur. L’Europe, si elle trouve l’audace et la lucidité de relever le défi, est forte. Sinon, elle est morte.

Les deux signataires de cet article adjuraient publiquement, dans une lettre datée du 29 mars, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy de ne pas bloquer le rapprochement de la Géorgie et de l’Ukraine avec l’Otan. Une décision positive, écrivions-nous, «sanctuariserait les deux territoires géorgien et ukrainien. Le gaz continuerait d’arriver. Et la logique de guerre, qui effraie tant nos Norpois, s’enrayerait aussitôt. A l’inverse, nous sommes convaincus que c’est notre refus qui enverrait un signal désastreux aux nouveaux tsars de la Russie nationale capitaliste. Il leur montrerait que nous sommes faibles et veules, que la Géorgie et l’Ukraine sont des terres à conquérir et que nous les immolons de bon cœur sur l’autel de leurs ambitions impériales revenues. Ne pas intégrer ou, plus exactement, ne pas envisager d’intégrer ces pays à l’espace de civilisation européen déstabiliserait la région. Bref, c’est en cédant à Vladimir Poutine, c’est en lui sacrifiant nos principes, c’est en déclarant forfait avant d’avoir rien essayé, que nous renforcerions, à Moscou, le nationalisme le plus agressif». C’était envisager le pire, sans vouloir trop y croire. Mais le pire est advenu. Pour ne pas froisser Moscou, la France et l’Allemagne ont mis leur veto à cette perspective d’intégration. Poutine a si bien reçu le message qu’il a déclenché son offensive en guise de remerciement.

Il est temps de changer de méthode. Les Européens ont assisté, impuissants parce que divisés, au siège de Sarajevo. Ils ont vu s’opérer, impuissants parce qu’aveugles, la mise en pièces de Grozny. La lâcheté va-t-elle nous obliger, cette fois, à contempler, passifs et poussifs, la capitulation de la démocratie à Tbilissi ? L’état-major du Kremlin n’a jamais cru en l’existence d’une «Union européenne». Il professe que, sous les belles paroles de Bruxelles, grouillent les rivalités séculaires entre souverainetés nationales, manipulables à merci et se paralysant l’une l’autre. Le test géorgien vaut preuve d’existence ou de non existence ; l’Europe telle qu’elle s’est construite contre le rideau de fer, contre les fascismes d’antan et d’aujourd’hui, contre ses propres guerres coloniales, l’Europe qui a fêté la chute du Mur et salué les révolutions de velours, se retrouve au bord du coma. 1945-2008… Verra-t-on la fin de notre brève histoire commune se sceller dans les olympiades de l’horreur au Caucase ?

André Glucksmann, philosophe, et Bernard-Henri Lévy, philosophe.

11/08/2008

11/08/08 - 11:46

On a souvent les chefs qu’on mérite. Jusqu’à ce qu’on décide de ne plus avoir de chefs…




La proposition, par le Conseil national de la Résistance, d’une grève générale reconductible à partir du 10 novembre 2008 a rencontré un écho important.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Cet intérêt pour la démarche proposée est loin d’en assurer la réussite. Il faut maintenant que citoyens et salariés, partout, sur le terrain, fassent l’effort de se convaincre les uns les autres que la réussite du mouvement est possible s’ils se l’approprient très concrètement.

A eux de continuer à relayer partout l’idée jusqu’à la rentrée sociale. A eux de provoquer les réunions dans leurs partis, syndicats, organisations et associations, les AG sur les lieux de travail et de réflexion collective et d’amener la question du 10 novembre 2008… A eux de se rapprocher des responsables syndicaux locaux pour utiliser tout leur savoir faire. A eux de diffuser les informations et de concevoir revendications et objectifs pour le mouvement, en s’inspirant des propositions de ceux qui participent déjà aux luttes depuis longtemps. Le CnR ne dirigera personne. Et n’a pas vocation à le faire. Le mouvement sera autogéré ou ne sera pas.

Ainsi le mouvement possible ne sera-t-il ni détourné, ni récupéré, ni récupérable. Il sera très difficilement combattu à l’image d’un incendie dont les foyers sont partout. La rumeur de sa construction effraiera les privilégiés. Et il sera surtout profondément démocratique et ne finira pas par tourner au combat de chefs puisqu’il n’en aura pas…

Utopique, diront certains !

Mais la part d’utopie autogestionnaire ne vaut-elle pas les rêves futiles de la société de consommation ? Ces chimères pour lesquelles nous abdiquons souvent notre propre liberté et parfois un gros bout d’égalité, au profit des organismes de crédits et des marchés qui finissent par gouverner nos vies ?

Xavier Marchand
www.conseilnationaldelaresistance.fr

08/08/2008

08/08/08 - 13:28

L'amour en forêt....




08/08/08 - 12:41

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Dans ses arrêtés interdisant les manifestations devant l'ambassade, la préfecture de police de Paris se réfère d'ailleurs à cet épisode pour justifier sa décision, jugeant que la passage de la flamme avait "donné lieu à des débordements violents". La préfecture estime également que les manifestations devant l'ambassade pourraient être "(ressenties) par une partie de la population locale comme une provocation susceptible d'engendrer des réactions hostiles de nature à créer des troubles graves à l'ordre public", selon le texte de ces arrêtés.

"Est-ce qu'il faut qu'on pense que c'est l'ambassade de Chine qui décide qui a le droit ou pas de manifester à Paris ? On n'est plus dans les compromis, on est dans les compromissions", s'est insurgé le secrétaire général de RSF, Robert Ménard. "Il s'agit d'un recul inacceptable du droit de manifester en France", a estimé Denis Baupin, adjoint Verts à la Mairie de Paris. D'autres organisations françaises et internationales de défense des droits de l'homme, dont la Ligue des droits de l'homme, appellent également à un rassemblement à 13 heures sur le parvis du Trocadéro. Ailleurs dans le monde, les manifestations ont déjà commencé. Comme à Berlin, où une centaine de représentants d'organisations tibétaines, ouïghoures, mongoles et du mouvement spirituel Falungong ont manifesté jeudi matin devant l'ambassade de Chine.




La justice annule l'interdiction de manifester près de l'ambassade de Chine
A la requête de Reporters sans frontières, le tribunal administratif a suspendu vendredi les arrêtés de la préfecture de police qui interdisaient toute manifestation près de l'ambassade de Chine à Paris. (AFP)

07/08/2008

07/08/08 - 14:03

Sondage...




A votre avis, quelle tenue doit porter la première dame de France lors de sa rencontre avec le Dalaï Lama ?



03/08/2008

03/08/08 - 11:32

PEKIN 2008...Nico et Carla au jeux Olympique 01




02/08/2008

02/08/08 - 03:15

Vous avez aimé ça...? Vous en voulez encore ...?




Total a annoncé, aujourd'hui, avoir dégagé au premier semestre, un bénéfice net ajusté de 6,977 milliards d'euros, en hausse de 15 %.

BP = 7,619 milliards de dollars soit 63,4% de plus au premier semestre 2008.

Shell = 9,083 milliards de dollars soit 25% de plus.

Exxon plus connu sous le nom de Esso en France: 40 milliards de dollars de bénéfices pour Exxon Mobil ! Le groupe pétrolier américain a dégagé le plus gros gain de l'histoire du capitalisme !