"Nicolas Sarkozy devant les patrons du Medef à Jouy".....En Josas.
"C'était une véritable déclaration d'amour, prononcée un genou à terre avec tous les signes extérieurs d'une passion sincère.
Nicolas Sarkozy proclamait sa flamme au patronat français, jeudi 30 août, sur le campus d'HEC, à Jouy-en-Josas. (...)
Il avait des formules qui leur allaient droit au cœur.
"La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur : je veux y mettre un terme", disait-il, follement applaudi.
L'assistance avait une pensée émue pour tous ces malheureux, issus de ses rangs, qui ont été mis en garde à vue pour une vétille, une broutille, un chiffre pris à la place d'un autre, quand ce n'est pas à la suite d'une dénonciation anonyme.
Quelqu'un, enfin, les comprenait !
Il faisait beau. On croyait apercevoir, flottant dans l'air léger, le chapeau légendaire d'Antoine Pinay.
Que c'était bon d'entendre ces paroles douces aux oreilles des riches !
" C'est sûr que Laurence Parisot a dû ressentir une délicieuse onde dans le bas-ventre au moment où le président a proposé, ainsi qu'elle le réclame, d'instaurer une "séparation à l'amiable" entre l'employeur et le salarié, filant la métaphore du divorce qu'elle avait elle-même inaugurée pour appuyer son argumentation.
La "séparabilité", voilà comment Parisot nomme ce vertigineux concept. Mais se séparer se fait à deux. La patronne des patrons entend-elle défendre aussi le droit des salariés de quitter l’entreprise plus aisément ? Ou seulement celui des patrons de licencier sans contrainte ? Tartuffe ! Mais à Tartuffe, Tartuffe et demi : bouge pas Laurence, v'là Sarkozy.