Bonjour et bienvenu. Politique.Humour et beaux mecs. PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko. Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes. Pour cause de censure ce blog va prochainement déménager. Bientôt une nouvelle adresse...

06/09/2007

06/09/07 - 15:56

Quand les blondes s'en mêlent ...


Anne-Sophie Lapix nous a récemment époustouflé d'indépendance en interrogeant le premier ministre de façon on ne peut plus incisive.
"N'est-ce pas dangereux de réagir à chaud ?", a-t-elle en effet posé comme première question, à propos de l'affaire du pédophile récidiviste, enchaînant après la réponse de Fillon par : "bravo pour la réactivité, mais une politique se définit-elle en fonction de faits divers?", ce qui est une sacrément opportune interrogation, avant de poursuivre son festival par une troisième question tout autant embarrassante pour le chef du gouvernement : "les reconduites à la frontières de sans-papiers ne sont pas bien perçues par les Français, n'est-ce-pas ?" Et la voilà qui parle du "moral des Français" qui n'est plus "au beau fixe", de "la rentrée qui semble un peu ternie", de la croissance qui a "nettement ralenti", osant suggérer qu'il faudrait peut-être "réviser les prévisions, être un peu moins optimiste". Pire, elle assène cette incroyable question, à propos du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers : "Est-ce qu'il y a encore d'autres promesses comme ça, de Nicolas Sarkozy, susceptibles d'être invalidées par le Conseil constitutionnel, et donc qui ne tiennent pas la route ?" Fillon a tenté de protester : "Eh non, attendez, c'est pas parce qu'une promesse est invalidée par le Conseil constitutionnel qu'elle ne tient pas la route !" Mais il n'aura pas le dernier mot : "En attendant, elle ne peut pas être appliquée", rétorque la blonde journaliste, lui clouant le bec. Grand moment. On se pinçait de regarder TF1 !

Pendant " La Matinale " sur Canal +, la journaliste Caroline Roux s'est mise en vedette lors de l'interview sans concession de Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale, qui tentait de justifier la non-audition de Cécilia devant la Commission parlementaire.
Accoyer parle d' "envoyée personnel du président" ? "Ca n'existe pas, dans la constitution, envoyé spécial du président", tranche la jeune femme. Il invoque "la séparation des pouvoirs" ? "Qui ne concerne pas l'épouse du président", complète-t-elle, impitoyable. Accoyer est sonné. Coup de grâce : "Ce que je ne comprends pas quand même, excusez-moi, c'est qu'en tant que président de l'Assemblée nationale, ça ne vous dérange pas que Cécilia Sarkozy parle à L'Est républicain (journal dans lequel elle raconte sa négociation libyenne de-50-heures-sans-interprète) mais refuse de le faire devant les députés !" N'y aurait-il à la télévision que les femmes journalistes pour oser les vraies questions ? Précision : non, on ne parlera pas ici de Claire Chazal, dite le blond ectoplasme sarkoziste.

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