Bonjour et bienvenu.
Politique.Humour et beaux mecs.PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko.Ce blog est également une compilation d'images que j'ai glané sur le net et que j'ai tenté de mettre en scène.Elles ont toutes étés les victimes de ma part, de recadrage, manipulation, encadrement, collage, déformation, colorisation et transformation à l'aide de plusieurs logiciels de retouches tel que Paint Shop, PhotoShop, Photo Impact etc...Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes.J'espére que vous prendrez plaisir à entrer dans mon univers.
Faudrait pas croire qu’il n’est que sportif, notre joggeur en chef.
Qu’il n’est qu’un fonceur sans cervelle, un homme plus habile à tricoter des baskets qu’à se plonger dans les méandres de la condition humaine.
Non…..Ouhlala : pas du tout, même.
La preuve : entre deux joggings, Nicolas Sarkozy aime bien s’isoler un peu.
A l’écart, il délace ses chaussures neuves, s’agenouille et médite à sa lourde tâche de guide du peuple français.
Et quand il lui arrive de douter, pris d’effroi à la pensée de si lourdes responsabilités, l’imperator trouve refuge dans la foi.
Juste un petit tête-à-tête avec Dieu, quoi.
Rien de neuf sous le soleil : de sa foi, Nicolas Sarkozy n’a jamais fait mystère.
Plutôt le contraire, même.
Dans « La Religion, la République, l’espérance », ouvrage paru voilà trois ans, celui qui aimerait « toiletter la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905 » écrivait que « la dimension morale est plus solide, plus enracinée lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain. »
Un truc juste bon à exciter ces salopards de bouffeurs de curé.
Dans le même style, le sergent-major déclarait en avril dernier à Famille Chrétienne que « le christianisme participe de manière essentielle à l’identité nationale ».
Bref, la foi, la religion, Dieu, la morale, l’identité nationale… tout ça quoi…Mais pas seulement.
Des fois aussi, le caporal-chef prend la plume, histoire d’échanger un peu avec les autres guides de par le monde, seuls à même de comprendre son fardeau.
Rien de très extraordinaire : une carte postale vite fait et voilà.
Pas de quoi en faire tout un plat.
Pour vous dire, la dernière, c’était à Benoît XVI.
Oui, oui : ce modèle incarné de pape éclairé, celui que les mauvaises langues surnomment Panzerdivision pour sa propension innée à instiller de la modernité dans la pratique de la religion.
Le même qui a récemment rappelé l’hostilité de l’Eglise au préservatif, envisage de béatifier Pie XII et va publier incessamment sous peu le Motu Proprio, document libéralisant la célébration de la messe en latin sous les applaudissements des excités du culte réac.
Un démocrate, quoi. Et entre démocrates, on se comprend…
Notre bien-aimé président a donc pris son plus beau bic pour envoyer un petit mot à ce bon Benoît XVI, histoire de répondre au traditionnel message de félicitation de Panzerdivision pour son élection.
Un truc comme ça ?
« Salut Ben. J’espère que ça va bien chez toi. Merci pour ton message, il nous a fait très plaisir, à Cécilia et à moi. Passe donc boire un coup [à la maison] à l’Elysée à l’occasion, ça sera sympa. »
Non, pas tout à fait comme ça.
C’était un peu plus qu’un petit mot, en fait. Plutôt une « lettre substantielle et longue », explique La Croix, qui met en avant son caractère très « rare ».
Une attention inhabituelle au regard des traditions diplomatiques en la matière. Et un geste auquel ce bon papounet aurait « été très sensible ».
Tu m’étonnes…
Bon, vous allez être déçu : pas moyen de la lire, cette lettre, top secret, rauss !
Mais la journaliste de La Croix qui l’a eu sous les yeux assure que la missive évoquait surtout, en sus de la question des otages et du sort des minorités chrétiennes, celle de « la spiritualité en Europe ».
Ouf.
Voilà qui nous rassure.
On est con : on s’imaginait déjà le tambour-major prenant des engagements inconsidérés sur des thèmes aussi essentiels que la laïcité, le modèle familial ou la mise en avant des valeurs chrétiennes…
Le genre de promesses qui pourraient procurer un violent orgasme à Christine Boutin.
Faut dire que la ministre du Logement et de la Ville en avait déjà eu un fameux quand son mentor présidentiel avait mentionné les racines chrétiennes : « C’est la première fois depuis longtemps qu’un homme politique de premier plan affirme que la religion a valeur de civilisation », avait éructé la militante anti-avortement.
Le genre d’engagements propres aussi à expliquer les gémissements de plaisirs à répétition qu’ont poussé quelques représentants du Vatican depuis l’élection du très saint (petit) père du peuple.
Dont les râles énamourés du cardinal Jean-Louis Tauran. Dans une récente interview au quotidien de la Conférence épiscopale italienne, l’archiviste du Vatican note ainsi benoîtement que « Sarkozy a d’une certaine façon préfiguré la possibilité de retoucher la fameuse loi de 1905, qui a sanctionné la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour rendre possible un financement direct des grandes religions par l’Etat, en rompant un autre tabou de la politique française ».
Il déclare aussi, plein d’espoir : « On verra maintenant comment il se comportera en tant que président de la République. »
Ouais….Nous aussi, on se demande.
On se demande aussi comment le père de la loi de 1905 n’a pas encore renversé son cercueil à force de se retourner dans sa tombe.
Ça va, Emile, tu tiens le coup ?
«Les atteintes à l'indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps. Pressions, censures, conséquence le plus souvent d'une concentration excessive, mais aussi perquisitions contraires au droit européen, la liste est longue.
Notre fédération a travaillé à mettre en œuvre une série de propositions concrètes qui permettraient de garantir l'indépendance des rédactions sans interférer avec le pouvoir légitime des éditeurs.
Il nous semble aujourd'hui indispensable, dans une période où la presse vit une mutation économique et technique difficile, qu'elles soient étudiées et qu'une modernisation législative des textes encadrant les médias soient lancée. La presse ne peut rester absente des réformes, sauf à ruiner sa crédibilité - et donc sa valeur - et à donner une image peu enviable de notre pays.
C'est pourquoi nous souhaitons vous rencontrer le plus rapidement possible pour évoquer ces propositions. (...)
Le Forum demande au Président, garant d'une démocratie impartiale, de faire modifier la loi afin que le pluralisme de l'information soit respecté: depuis plus de vingt ans, le pluralisme a valeur constitutionnelle dans notre pays et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne assure, quant à elle, que la liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.
Il ne s'agit pas d'une vaine agitation corporatiste. Depuis trois ans, nous avons travaillé. Pour élaborer une série de propositions concrètes qui permettraient de garantir l'indépendance des rédactions sans pour autant interférer avec le pouvoir légitime des éditeurs. Au sein des rédactions, elles permettraient de fixer une frontière, des règles précises et de mettre fin à ce flou à l'origine de tous les abus de pouvoirs, plus fréquents dans une période où la presse traverse une mutation technologique mais connaît aussi la précarité économique. Nous les avons proposées à la plupart des candidats à l'élection présidentielle qui les ont acceptées. Il s'agit maintenant d'y donner suite.
Nos demandes sont les suivantes:
-Reconnaissance juridique des sociétés de journalistes
-Les SDJ veilleraient au respect des chartes de déontologie existantes et celle en cours d'actualisation par une groupe de travail issu des Assises du journalisme.
-Droit de veto lors de la nomination d'un directeur de la rédaction.
En ce qui concerne l'aspect judiciaire, seraient intégrés dans la loi tous les textes européens sur la liberté d'information.»
Entretien avec François Malye, grand reporter au Point et président du Forum des SDJ.
Quels sont les risques d'un éventuel rachat des Echos par LVMH ?
Il y a un problème de pluralisme de l'information et de conflit d'intérêts. Cette opération est une caricature de la situation actuelle de la presse en France. D'autant plus que Les Echos est un journal qui marche bien, et qui appartient à un actionnaire étranger, ce qui lui assure une certaine indépendance. D'ailleurs, la SDJ des Echos vient seulement d'être créée, ce qui montre bien que la rédaction n'en avait pas besoin avant. On n'achète pas un journal comme on achète une marque de luxe. Ce qui fait la valeur d'une rédaction, c'est son indépendance. Si un grand patron français met la main sur la presse économique française, l'information s'en trouve automatiquement faussée. Il y a là un vrai mépris des journalistes.
Pourquoi organiser cette «réunion d'urgence» ?
Nous allons saisir le président de la République tout à fait officiellement car c'est le garant de la Constitution. Le pluralisme de l'information est une règle constitutionnelle, c'est donc à lui de la faire respecter. Nous sommes depuis plusieurs années dans une mauvaise phase économique, si bien que les actionnaires ont tendance à pressurer les journalistes. Il est nécessaire de fixer des frontières. A sa création en 2004, le forum permanent des SDJ représentait 13 SDJ, contre 27 aujourd'hui: c'est le signe que les rédactions ont de plus en plus besoin d'être défendues.
Comment défendre l'indépendance rédactionnelle?
Nous avons travaillé avec des constitutionnalistes sur trois propositions principales pour changer la loi: il faut faire en sorte que les SDJ soient obligatoires et reconnues comme des partenaires des éditeurs, en siégeant au conseil d’administration ou de surveillance suivant l’organe de décision du journal, qu'elles disposent d'un droit de veto sur la nomination du directeur de la rédaction, et qu'enfin le respect des chartes déontologiques soit garanti.
Le Forum regroupe les SDJ de 27 rédactions: l'AFP, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Monde interactif, La Tribune, L'Alsace, La Libre Belgique, Midi libre, L'Express, Le Journal du Dimanche, Marianne, Le Nouvel Observateur, M6, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, RFO, L'Etudiant, Sciences et Avenir, Télérama, Télé 7 Jours et Courrier Cadres.
Professionnels de l’enfance, magistrats, avocats, pédopsychiatres, éducateurs, enseignants...,contestent le projet de loi qui conduit, en cas de récidive, à faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des majeurs.
Et lancent un appel, "Les adolescents ne sont pas des adultes", que vous pouvez, vous aussi, signer en ligne.
"L’adolescence est l’âge de tous les possibles. C’est aussi l’âge de tous les défis, des prises de risques, de l’entraînement réciproque. Le nombre des suicides, d’accidents de la circulation, de violences subies, et la surconsommation d’alcool ou de drogues sont les signes de la fragilité de cet âge. Une petite minorité s’engage dans la délinquance, parfois avec violence.
Devons nous traiter ces adolescents délinquants comme des adultes, alors qu’aucun débat n’a eu lieu sur l’age de la majorité, et vouloir les envoyer, plus nombreux encore, en prison ?
Cela peut être l’effet du projet de loi présenté par le gouvernement, qui entend faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des adultes, et durcir les peines de prison, en cas de récidive.
En l’état du texte, par exemple, un vol de portable, commis après deux précédents vols, pourra conduire, sauf exception, un adolescent de 16 ans pendant deux ans en prison, peine plancher minimum. Il en résultera une augmentation importante du nombre d’adolescents détenus.
Aujourd’hui, en France, 15 millions de jeunes poursuivent des études au delà de 20 ans, vivent en couple à 25 ans, ont un premier enfant à 30 ans. La prolongation des études et aussi l’accès difficile à un premier emploi, retardent, pour tous les jeunes, l’entrée dans la vie adulte.
Sur ces 15 millions de jeunes, 15 000 d’entre eux âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. La plupart de ces adolescents sont déscolarisés depuis l’age de 14 ans, sans qualification ; ils ne parviennent pas à accéder à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions.
Ce sont ces adolescents qui, seuls, seraient traités comme des adultes ? Ce sont ces adolescents pour lesquels la France abandonnerait tout effort d’éducation ?
3150 d’entre eux ont été en prison en 2006.
Faire de l’enfermement la seule réponse « automatique » à la délinquance des mineurs est une impasse ; dangereuse pour les adolescents, à cet age de la vie, et inefficace pour la société quand nous connaissons l’importance de la récidive à la sortie de prison.
D’autres sanctions existent, qui fixent des limites, réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ.
Nous devons aussi oser nous engager dans la réussite des programmes éducatifs, des internats éducatifs qui structurent ces adolescents, des classes relais, des centres de jour, des maisons des adolescents, qui les inscrivent dans un projet.
Leur efficacité est démontrée. Elle serait encore plus forte si elle était appuyée par des budgets à la hauteur de ces enjeux.
A l’heure de l’ouverture politique et de la modernisation proclamée, nous demandons un moratoire sur le texte en projet, l’ouverture d’un « Grenelle de l’adolescence » pour mener un débat serein sur la délinquance des adolescents, une évaluation des politiques publiques et des réformes législatives successives, pour dégager un consensus sur l’insertion de tous les jeunes.
Conscients de notre responsabilité d’adultes, nous souhaitons que l’adolescence fasse l’objet d’une politique audacieuse de la jeunesse, à la mesure des espoirs et des fragilités dont est porteuse cette période de la vie."
Une chose est imparable dans cette manière décomplexée dont Nicolas Sarkozy place ses hommes et ses femmes de confiance au sommet de la police : leurs qualités professionnelles, reconnues même par leurs pourfendeurs. Cela n'évite pas les soupçons de népotisme, mais en calme l'ardeur. Frédéric Péchenard, directeur général de la police ; Martine Monteil, patronne de la police judiciaire (PJ) ; et maintenant lui, l'ancien numéro 2 des renseignements généraux (RG), chargé de mener à bien le chantier historique de la fusion entre la DST et les RG.
Bernard Squarcini a accompli un exploit : celui d'incarner un spécialiste du renseignement pragmatique et efficace tout en étant politiquement engagé. En ne se contentant plus d'être un simple serviteur impartial de l'Etat, il est aussi entré dans un monde où les innocents sont vite comptés et les mémoires chargées de rancoeur.
La confiance que voue le président à M. Squarcini - autrefois catalogué proche de Charles Pasqua - est née en 2002, à l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. "Bernard Squarcini a attiré l'attention du ministre au cours de ses voyages en Corse, par sa formidable connaissance de la région et la finesse de ses analyses, explique Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, à l'époque directeur du cabinet. C'est lui, ensuite, qui a permis avec le RAID de trouver le petit fil jusqu'à Yvan Colonna."
Le terrorisme est son domaine de compétence premier, qu'il soit basque, corse ou islamiste. Mais Bernard Squarcini s'est aussi rendu précieux auprès de Nicolas Sarkozy en d'autres circonstances. Pendant son éloignement de l'intérieur, à Bercy, puis lors de la campagne présidentielle. Il était un de ceux chargés "d'anticiper et de détecter les coups dans l'opération "Tout sauf Sarko", explique-t-il. Il y avait un cercle de confiance, une nébuleuse, constituée autour de Claude Guéant pour le défendre dans cette traque".
Des intrusions dans la vie privée - réelles ou fantasmées - à Clearstream, le préfet use de ses mille relations pour informer Nicolas Sarkozy. Aux yeux de celui-ci, Bernard Squarcini se révèle précieux, car il a appris à devancer ses souhaits. Pas besoin d'instructions pour connaître les angles à protéger. "Quand Sarkozy donne sa confiance, elle est entière, mais ensuite il délègue, décrypte le préfet. Il faut s'efforcer d'avoir deux coups d'avance, comme lui."
Avec Yves Bertrand, engagé dans la chiraquie, leur duo tenait du mariage forcé. L'aîné avait recruté le Corse en lui abandonnant les clés des dossiers terroristes. "Il avait la confiance du Château, moi celle de Sarko. Il aimait le politico-financier, moi la technique, l'animation des services, les relations avec les magistrats", résume Bernard Squarcini. Le patron tenait salon après 18 heures, dans son grand bureau bleu ; les journalistes amis s'y succédaient pour siroter un whisky et recueillir quelques informations.
«Dans un couple homosexuel, il y a toujours un dominant et un dominé.».
Bernard Accoyer a été élu hier, mercredi 26 juin, à la présidence de l'Assemblée nationale.
Le député occupait auparavant la fonction de responsable du groupe UMP à l'Assemblée.
Bernard Accoyer devient ainsi le quatrième personnage de l'État.
Le tout nouveau locataire du perchoir ne sera sans doute pas un allié précieux des gays et des lesbiennes, si de nouvelles lois relatives à leurs droits devaient être votées. Lors des débats sur le pacs, l'élu avait en effet fait preuve d'un certain activisme antihomos en multipliant les déclarations peu gay-friendly.
Bernard Accoyer craignait notamment que le pacs entraîne une arrivée massive d'étrangers en France, le qualifiant d'«aubaine migratoire».
Il avait par ailleurs estimé que l'État n'avait pas à se mêler de la vie des homosexuels: «L'État a naturellement vocation à privilégier les couples hétérosexuels, mariés ou non, qui seuls peuvent assurer le renouvellement des générations. L'État n'a évidemment pas le même devoir envers les couples homosexuels et les personnes isolées mais certains lobbies sont manifestement plus influents auprès de l'actuelle majorité que d'autres».
Signataire de la pétition homophobe des maires lancée par Michel Pinton, il avait également livré son analyse du couple homo en déclarant: «Dans un couple homosexuel, il y a toujours un dominant et un dominé.».
° 2948
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
ONZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 27 mars 2001.
PROPOSITION DE LOI
visant à prévenir l'usage détourné des avantages ouverts à certains fonctionnaires en matière de mutation par la signature d'un pacs.
(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles_30 et 31 du Règlement.)
Présentée
par M. Bernard ACCOYER,
Député.
Fonctionnaires et agents publics.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
L'article 13 de la loi n° 99-944 du 15 novembre 1999 relative au pacte civil de solidarité a modifié le système des mutations, détachements et affectations dans la fonction publique d'Etat, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, afin de faciliter le rapprochement de deux fonctionnaires liés par un PACS.
Alors que ce système, hérité de la loi Roustan de 1921, se heurtait déjà à de très nombreuses difficultés d'application, la majorité gouvernementale a décidé de légiférer dans la précipitation et l'improvisation, sans concertation avec les syndicats représentatifs.
Il est en effet injuste d'étendre aux couples liés par un PACS, c'est-à-dire sans obligation de vie commune, un dispositif qui d'ores et déjà ne fonctionne pas de façon satisfaisante pour les couples mariés et dont certains, séparés par des affectations lointaines, sont confrontés à des situations douloureuses.
Il est également injuste de pénaliser les célibataires éloignés de leurs familles et qui sont, du fait de la priorité accordée aux personnes liées par un PACS, contraints pour un temps encore plus long de vivre dans la solitude.
Deux ans après la promulgation de ce texte, il n'est donc pas étonnant de constater le développement des fraudes, pourtant annoncées par l'opposition, lors des débats parlementaires. Notre collègue Robert Pandraud avait en effet parfaitement analysé la situation lorsqu'en séance publique, le 8 décembre 1998, il déclarait :
"Indépendamment des difficultés auxquelles se heurteront les postulants, votre disposition sera à l'origine de bien des fraudes. Vous le savez très bien : les mutations sont sans doute le problème numéro un dans la gestion des corps de fonctionnaires. Alors que j'exerçais cette responsabilité pour un corps important, j'avais, à l'occasion d'un comité technique paritaire, suggéré de favoriser dans les mutations ceux dont la famille présentait un taux de morbidité plus élevé, ou les cas sociaux. Je me suis rendu compte, trois ans plus tard, que le taux de morbidité dans ce corps des fonctionnaires était devenu nettement supérieur à la moyenne nationale! Quant aux cas sociaux, tout le monde avait un certificat du maire de sa commune natale, du médecin ou de l'antenne sociale du lieu! Nombre de fonctionnaires, je vous le garantis, contracteront des PACS pour rejoindre leur ville ou leur village d'origine._"
Dès la première année de mise en œuvre du pacte civil de solidarité, les fraudes sont apparues.
Dans une édition du 17 mai 2000, un quotidien national relevait "à l'approche du mois de mars, une épidémie matrimoniale frappe habituellement la communauté des enseignants. En cette année 2000, il semble que le mariage Camif soit en perte de vitesse au profit du PACS Camif. Les deux apportent 90 points de bonus sur le barème des mutations...Le problème réside dans le fait que plusieurs de ces pactes sont en réalité des "pacs de complaisance".
A titre de comparaison, signalons que cinq ans en ZEP sont nécessaires pour bénéficier de 85 points!
L'année dernière, des petites annonces circulaient dans les instituts de formation des maîtres en vue d'obtenir la conclusion d'un PACS blanc et, de ce fait, une affectation dans les académies du sud de la France. Certains de ces PACS auraient même donné lieu à rémunération.
Comme cela était prévisible, à l'approche du mois de mars 2001, ce phénomène de multiplication des PACS dans les personnels de l'Education nationale s'est reproduit. Lors d'un reportage diffusé au Journal télévisé de 20 heures sur une grande chaîne nationale le 27 février dernier, le directeur des personnels enseignants de l'Education nationale a même évoqué l'idée de sanctionner les abus.
Un hebdomadaire évalue, dans un article intitulé "Vague de PACS blancs chez les profs ", à 4000 le nombre de PACS blancs sur les 29855 recensés, qui auraient ainsi été signés entre enseignants. Ce détournement de droit ne concerne d'ailleurs pas seulement l'Education nationale, premier employeur de France, mais aussi, à un degré il est vrai moindre, d'autres administrations.
Il devient désormais indispensable pour les pouvoirs publics d'assurer un traitement équitable aux fonctionnaires qui respectent les règles et qui sont demandeurs d'une clarification. L'article de presse précité rapporte ainsi les propos d'un commissaire paritaire au SNES : "Depuis quelques temps, la question vient quasi systématiquement en assemblée." Et certains enseignants n'hésitent désormais plus à dénoncer ces pratiques, par des courriers de protestations auprès des rectorats.
Alors que l'éducation, l'enseignement et, par conséquent, le corps enseignant sont au centre des préoccupations de tous, et que le Gouvernement prétend faire sienne cette priorité, il s'avère nécessaire de remédier à cette dérive qui pousse les enseignants, en particulier les jeunes, soit à la fraude, soit au désespoir. Ces attitudes ne sont motivantes ni pour les enseignants, ni exemplaires pour leurs élèves.
A la lumière de deux années expérience, il s'avère donc plus sage et équitable de renoncer à poser dans la loi le principe de parité de droits en matière de mutation dans la fonction publique, entre le PACS et l'union matrimoniale. De ce fait, le soin d'examiner le bien-fondé de chaque dossier reviendra au comité technique paritaire de chaque administration.
IL VOUS EST DONC DEMANDÉ, MESDAMES, MESSIEURS, DE BIEN VOULOIR ADOPTER CETTE PROPOSITION DE LOI. PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Dans la deuxième phrase du quatrième alinéa de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, après les mots : " raisons professionnelles, ", les mots : " aux fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel ils sont liés par un pacte civil de solidarité " sont supprimés.
Article 2
Dans les premier et deuxième alinéas de l'article 54 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriales après les mots : " raisons professionnelles, ", les mots : " les fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel ils sont liés par un pacte civil de solidarité " sont supprimés.
Article 3
Dans l'article 38 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, après les mots : " raisons professionnelles, ", les mots : " aux fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel ils sont liés par un pacte civil de solidarité 0" sont supprimés.
N°- 2948 Proposition de loi de M. Bernard Accoyer visant à prévenir l'usage détourné des avantages ouverts à certains fonctionnaires en matière de mutation par la signature d'un pacs. (Renvoyée à la commission des lois)
Chronique de l'homophobie UMPiste ordinaire...Bienvenu dans la France d'après.
Comment faire avaler à une presse décidément bien crédule l'idée selon laquelle votre nouveau gouvernement est, mot magique, "resserré"? Simple.
D'abord, supprimer le titre de ministre délégué (votre prédécesseur ayant éliminé les secrétaires d'Etat, la rupture est à ce prix), pour laisser croire que le chiffre de 15 ministres de plein exercice est une nouveauté radicale, plutôt que la norme depuis le deuxième gouvernement Juppé.
En profiter d'ailleurs pour réintroduire la distinction juridique entre ministres délégués et secrétaires d'Etat dans le décret relatif à la composition du gouvernement, en distinguant ceux des secrétaires d'Etat qui assistent ou non de plein droit au conseil des ministres.
Ne pas hésiter, tant qu'à faire, à inventer un nouveau titre juridiquement sans conséquences, pour dégonfler d'une unité le nombre des secrétaires d'Etat.
Ensuite, attendre un mois, et la fin du cycle électoral, pour nommer plus du tiers des membres du gouvernement et ainsi revenir, avec 32 membres, dans la moyenne numérique des gouvernements récents (34 sur la période Juppé 1 à Villepin).
C'est tellement bien joué qu'on en viendrait presque à soupçonner que toute la manœuvre était uniquement motivée par un objectif de basse communication.lOl...
En 2000 et en francs, voici ce que vous coûtaient vos produits courants :
- Baguette de pain : 3 francs soit 0,46 euros
- Laitue : 4 francs soit 0,69 euros
- Café : 6 francs soit 0,91 euros
- Gaz butane : 130 francs soit 19,82 euros
- Fuel pour chauffage (500 litres) : 1.200 francs soit 182,93 euros
- Litre de lait : 1,30 franc soit 0,20 euros
- Brie : 2,60 francs soit 0,40 euros
- Coulommiers : 5,20 francs soit 0,79 euros
- 5 kg de pommes de terre : 1,50 francs soit 0,23 euros
- Confiture : 9,90 francs soit 1,51 euro
- Chou vert : 5,00 francs soit 0,76 euro
- Beurre 250 grs : 3,75 francs soit 0,57 euros
Et maintenant, en 2007 :
- Baguette de pain : 0,85 euros soit 86 % de plus
- Laitue : 1,50 euros soit 118 % de plus
- Café : 1,50 euro soit 64 % de plus
- Gaz butane : 26 euros soit 31 % de plus
- Fuel pour chauffage (500 litres) : 315 euros soit 72 % de plus
- Litre de lait : 0,56 euros soit 183 % de plus
- Brie : 0,94 euro soit 137 % de plus
- Coulommiers : 2,07 euros soit 161 % de plus
- 5 kg de pommes de terre : 4,30 euros soit 1781 % de plus
- Confiture : 3,20 euros soit 112 % de plus
- Chou vert : 1,50 euro soit 97 % de plus
- Beurre 250 grs : 0,95 euro soit 66 % de plus
Livrons nous à un petit jeu : on peut à partir des sources utilisées par Piketty reconstruire la distribution des très hauts revenus. Et à partir de cette distribution des revenus tâchons d’imputer des patrimoines aux contribuables afin de se donner une première idée des effets du bouclier fiscal.
Pour 2005, on connaît la distribution des revenus fiscaux (on ne la connaît pas encore pour 2006, car nous venons à peine de déclarer nos revenus au fisc): on connaît donc le revenu moyen des 10%, des 5%, des 1% (etc) des foyers les plus riches pour 2005.
On obtient les résultats suivants :
les 1% des foyers les plus riches gagnaient en moyenne 140 000 euros par an, auxquelles il faut rajouter 40 000 euros de plus-values moyenne sur l’année.
Pour les 0,01% des foyers les plus riches (les 3000 plus riches contribuables), le revenu moyen était de 1 500 000 euros en moyenne auxquelles s’ajoutent 380 000 euros de plus-values en moyenne sur l’année.
Les données fiscales nous permettent également de connaître l’impôt moyen payé par ces contribuables :
les 1% des foyers compte tenu de la législation 2005 paient en moyenne un impôt sur le revenu net de 48 400 euros, et les 0,01% des foyers les plus riches un impôt de 585 800 euros.
En pourcentage du revenu retenu pour le calcul du bouclier fiscal, l’impôt sur le revenu dû représente respectivement 26% et 31% ! Cela a de quoi paraître faible, mais c’est pourtant tout à fait logique : les hauts revenus bénéficient à plein de nombreuses réductions d’impôt et crédit d’impôt, du quotient conjugal et familial (en dépit de son plafonnement) et de surcroît la forte part des plus-values dans leur revenu total, plus-values qui sont, je le rappelle, taxée au taux forfaitaire de 16%, fait naturellement baisser leur taux moyen d’imposition. Et compte tenu de la refonte du barème en 2006, il y a fort à parier que ces taux moyens d’imposition vont encore baisser pour ces très hauts revenus.
Nous connaissons par ailleurs le type des revenus déclarés dans les statistiques fiscales : nous pouvons donc séparer les revenus issus du capital des revenus d’activité.
En 2005, les revenus du patrimoine (hors PV) représentaient environ 18% du revenu imposable (hors PV) des 1% des foyers les plus riches et près de 45% du revenu imposable des 0.01% des foyers les plus riches. Si on ajoute les plus-values, on obtient donc 65 200 euros de revenus moyens du patrimoine pour les 1% des foyers les plus riches et un peu plus de 1 millions d’euros de revenus du patrimoine pour les 0,01% des foyers les plus riches.
Pour tâcher d’imputer un patrimoine à nos foyers à partir des revenus du patrimoine constaté, nous sommes obligés de faire une hypothèse sur le rendement moyen du capital : prenons une hypothèse basse, à savoir que le patrimoine est rémunéré au moins au taux sans risque, celui d’un bon du trésor français à 5 ans, soit environ 4%. On en déduit donc que le patrimoine moyen des 1% des foyers les plus riches est de l’ordre de 1,6 millions d’euros et de plus de 26 millions d’euros pour les 0,01% des foyers les plus riches.
Si on applique le barème de l’ISF à ces patrimoines, on obtient un taux moyen d’imposition à l’ISF en pourcentage du revenu retenu pour le calcul du bouclier fiscal de l’ordre de 1,3% pour les 1% des foyers les plus riches et de 21% pour les 0,01% des foyers les plus riches. Si l’on néglige les taxes foncières et d’habitation qui représentent des montants du second ordre par rapport à l’IR et l’ISF, on voit que l’imposition totale retenue dans le cadre du « bouclier fiscal » des 1% des foyers les plus riches est de 28% du revenu et de 52% pour les 3 000 foyers les plus riches.
On est donc bien loin des 60% retenus pour le bouclier fiscal en 2006, et même dans l’hypothèse d’un abaissement à 50%, seuls les 3 000 foyers les plus riches seraient susceptibles d’être touchés, et bien faiblement, en 2007.
D’où vient alors, que selon les calculs de la DGI, près de 93 000 foyers seraient concernés par le bouclier fiscal en 2006 ? Etant donné que nos statistiques sont fiables sur les revenus et sur l’imposition des revenus, la seule raison possible tient au fait que nous avons sous-estimé l’imposition du patrimoine, et donc le patrimoine des ménages.
Cela revient à dire que de nombreux patrimoines rapportent moins que le taux sans risque ! Aïe !
Et oui, il faut bien en revenir à l’essentiel : par nature, qui bénéficie du bouclier ? les très gros patrimoines qui ne générent que très peu de revenus.
A patrimoine donné, plus mes revenus (d’activité ou du patrimoine) sont importants, moins je bénéficie du bouclier fiscal : j’ai donc au contraire tout intérêt à diminuer mes revenus, à diminuer mon activité, ou à éviter les placements rémunérateurs !
Peu d’IR, beaucoup d’ISF, voici la recette magique. Si les patrimoines étaient employés un tant soit peu efficacement, personne ne devrait bénéficier du bouclier fiscal. Comme le suggère Bercy non sans ironie, 85 % des 93 000 bénéficiaires figurent parmi les 10 % de contribuables ayant les revenus les plus faibles ! Le bouclier fiscal est dans les faits une simple protection des rentiers dont le patrimoine est géré de manière inefficace ! Et c’est le grand drame du bouclier fiscal : il désincite les gros patrimoines à se tourner vers les placements rémunérateurs, vers les placements risqués, ceux qui génèrent de la richesse (entreprises innovantes, etc.).
On en revient encore et toujours à notre capitalisme de rentier ou de châtelain ! Prétendre que le bouclier fiscal c’est la réhabilitation du travail, ça la fout quand même un peu mal…
On pourra toujours dire que le bouclier fiscal, s’il a un effet contreproductif sur l’activité, permettra au moins de nous mettre en bonne place dans la concurrence fiscale acharnée que sont prêts à se livrer les Etats européens. Mais, là aussi, on a du mal à voir comment.
Sur la fuite des talents, la capacité à attirer les cerveaux, les gros salaires, etc, l’effet du bouclier fiscal est nul, comme nous l’avons vu, car les très hauts revenus d’activité n’ont aucune chance d’être concernés par le bouclier. L’autre objet de la concurrence fiscale c’est bien sûr d’attirer les capitaux pour qu’ils s’investissent en France et créent de l’activité. Mais de ce point de vue aussi, le bouclier fiscal n’a aucun impact : pour un français ou un étranger qui disposeraient d’un patrimoine à investir, le bouclier fiscal ne modifie en rien le rendement escompté d’un investissement en France par rapport au même investissement effectué à l’étranger.
Le coup de la compétitivité fiscale est une grande partie de bluff ! En fait, les seuls effets positifs du bouclier fiscal seraient à attendre de sa capacité à faire revenir nos gros patrimoines, partis à l’étranger du fait d’une fiscalité « confiscatoire ». Or selon la seule source disponible, le 22ème rapport du Conseil des Impôts, les expatriations fiscales entre 1997 et 2001 seraient responsables d’une perte de recettes de 250 millions d’euros. Et le coût du bouclier fiscal à 60% est estimé par Bercy à 400 millions. Pis, selon les études internes de la DGI, le bouclier fiscal à 50% devrait coûter a minima 2 milliards. Même si Johnny et tous ses petits amis revenaient, le coût net du bouclier fiscal n’en resterait donc pas moins considérable !
Le bouclier fiscal, c’est donc le contraire du courage politique : plutôt que d’oser revenir sur l’ISF, d’en modifier le fonctionnement ou d’abaisser ses taux, on crée une mesure anti-économique et parfaitement inefficace qui coûte plus cher à la collectivité qu’une simple refonte de l’ISF !
Le pire, sans doute, c’est qu’en plus, on opacifie encore et toujours un système fiscal déjà parfaitement abscons. Et plus tragiquement, on anéantit les effets de toutes les incitations fiscales existantes à partir d’un certain niveau d’impôt : les incitations fiscales aux dons, au mécénat, le soutien aux entreprises innovantes, toutes ces incitations tombent à 0. En effet, à partir du moment où un contribuable est concerné par le bouclier, il n’a plus aucune incitation à réduire son impôt par le biais des crédits et réductions d’impôt, puisque son impôt est plafonné de fait.
Alors, créer dans le même temps que le bouclier fiscal un abattement du patrimoine imposable à l’ISF pour les investissements dans les entreprises innovantes relève simplement du non-sens : puisque pour la majorité des imposables à l’ISF, l’impôt sera plafonné de fait par le bouclier, on sait déjà que cet abattement n’aura aucun effet, personne n’ayant intérêt à réduire son impôt en dépensant dans des PME alors que le bouclier le réduit gratis !
On détruit donc l’attractivité de beaucoup de niches fiscales, certaines efficaces, d’autres moins, mais sans se donner la peine de faire le tri, de les évaluer, ni même de les supprimer de la législation fiscale, ce qui ne favorise guère la lisibilité et l’efficacité globale du système fiscal. Ceci est d’autant plus dommage que l’ISF aurait bien gagné à quelques réformes, comme la suppression du seuil de détention des biens professionnels à 25% qui crée une forte discontinuité dans le financement du développement des PME innovantes…
Matignon vient placer un de ses sbires à la tête du géant français de la vidéo en ligne, Dailymotion.
Le directeur des contenus du site de partage de vidéos rejoint le pôle communication de François Fillon.
Son poste chez Dailymotion est attribué à l’ancien chef du pôle multimédia au ministère de la Culture.
Signe des temps ? Dailymotion et Matignon se livrent à un jeu de chaises musicales qui marque peut-être une étape dans la prise de contrôle de la netéconomie en France.
Séverin Naudet, jusqu’ici directeur des contenus et de la communication du site français d’échange de vidéos Dailymotion, l’un des leaders mondiaux du secteur, rejoint le cabinet du premier ministre. Il est nommé conseiller technique chargé de la presse.
Martin Rogard, quant à lui, fait le voyage inverse. Chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication, il va reprendre les fonctions de Séverin Naudet comme directeur des contenus France.
Après " Arrêt sur Images ", c’est au tour de " la Bande à Bonnaud ", émission culturelle de France-Inter dont le ton n’était pas à l’obséquiosité envers les politiques qui ont pris le pouvoir, de faire les frais de ce que les syndicats considèrent comme " une reprise en main politique " du service public audiovisuel, au point d’organiser une journée de grève le 28 juin.
Une annonce très violente. Voilà comment Frédéric Bonnaud décrit la décision de France Inter de stopper son émission, "La Bande à Bonnaud". D'autant qu'aucun autre créneau ne lui a été proposé. C'est Yves Calvi, présentateur sur France5 et France2, qui a été choisi pour remplacer l'impertinente émission culturelle, diffusée chaque jour de 17h à 18h.
Pour Frédéric Bonnaud, il s'agit d'un choix très politique du directeur d'Inter, Frédéric Schlesinger, qui désire supprimer toute originalité des programmes.
L'animateur remuant ajoute que l'arrivée d'Yves Calvi témoigne de l'orientation que prend la chaîne. Quant à l'horaire du futur rendez-vous radiophonique de l'animateur de "C dans l'air" –à cheval sur le créneau actuel de son émission de France5–, il soulève lui aussi des interrogations.
Du coup, deux syndicats de Radio France, la CGT et Sud, appellent les personnels de France Inter à une grève jeudi 28 juin pour protester contre l'arrêt de la Bande à Bonnaud.
Les syndicats dénoncent les «méthodes de direction qui font régner un climat de peur permanente» à France Inter et voit dans l'éviction de Frédéric Bonnaud «un début de reprise en main politique des antennes».
Clin d'œil à Arrêt sur images éjectée de France 5, la CGT dénonce «un climat audiovisuel public qui donne tous les signes d'une allergie à l'esprit critique».
Ne me dites pas que je suis seul ! Que tout ceci n’a servi à rien ! Nous devons bien être quelques millions à penser cela, écœurés par ce qui s’est passé depuis...
L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence n’a été qu’une formalité, et nous le savions tous depuis longtemps ! Qui ne s’en doutait pas ?
Nous savions tous, au fond de nous mêmes, que c’était déjà perdu... un peu comme cet anonyme qui s’avance au bord du précipice, attiré par le vide, une espèce de fatalisme c’est emparé de nous, le « peuple de gauche ». Et même celle qui était chargée de l’ingrate tâche de défendre nos couleurs n’y croyait pas... que dire ?
Parce qu’en face, tout était prêt : ne pas le reconnaître ce serait cautionner de futures défaites.
Un grand — métaphoriquement parlant hein ! — candidat, rompu à l’art de la comm’ et de la décomplexions, qui nous en a mis plein la vue ; aidé par des troupes en ordre de bataille (à l’inverse de chez nous), des média bien aux ordres, l’opinion travaillée au corps depuis plusieurs années n’a eu qu’à céder, je n’y vois que logique.
Aujourd’hui, j’eus pu devenir néo-sarkoyste, si seulement je m’étais laissé aller, vous savez, le côté obscur de la Force... tout est si simple, le noir et le blanc c’est évident, et puis être un prédateur c’est si bien, à bas les faibles ils nous ralentissent, la Grande France revient, y en a marre de payer pour les autres, on ne peut pas nier que les gênes jouent un rôle dans les comportements, le mouton dans la baignoire, il faut liquider les héritages douteux, la France si vous ne l’aimez pas quittez-la, parce qu’on va bien la nettoyer vous le savez j’ai un contrat avec Karcher, et je vais y mettre bon ordre !
Non, je n’ai pas pu, il ne fallait pas avoir le QI d’un Einstein pour voir que ce gars était pas net ! Être président, cela suppose du sang-froid, de la maîtrise et, par dessus-tout, ne pas exciter les citoyens les uns contre les autres ; et je ne crois pas que l’actuel président en fasse la preuve, au jour le jour !
Que reste-t-il de cet héritage républicain, de ce ciment entre les Citoyens Français, inscrit aux frontons de tous nos édifices ?
Liberté : de n’avoir qu’une opinion, qu’un seul visage dans la petite lucarne, à toute heure du jour et de la nuit, jusqu’à la nausée...ou peut être de travailler plus pour gagner plus, ou de faire grève sans gêner le patron, ou alors et surtout de la fermer car « je connais votre patron monsieur le journaliste... »
Egalité pour qui ? Pour moi qui suis blonde, qui m’appelle Ophélie et qui, interpellée avec 2 grammes de cocaïne vais pouvoir partir librement parce que c’est ma « consommation personnelle » ou alors pour moi, Mohamed, un peu trop bronzé et pas assez connu, avec ma barrette de shit, qui vais en prendre pour plusieurs mois et qui sont tes complices tu vas parler ou je te balance dans un transfo ?
Fraternité de qui, envers qui ? de ce pro-Sarkozy qui insulte, menace de mort, traite de « feignant qu’on va remettre au travail ce sale gauchiste à cause de vous la France est en bas » ou de cette mamie, fort agréable au demeurant, envers ces « jeunes » qui la « gênent » tellement, ils « me font peur moi avant je pensais que môssieu le Pen allait y mettre de l’ordre mais ce Sarkozy il-est-bien il parle bien et puis ce qu’il dit il le fait non ? À la télé ils le disent : moins de violences, plus d’interpellations...» (..) que dit-il ce cher président, déjà ? Ah oui : « Ceux qui ne peuvent supporter d’être haïs ne doivent pas faire de la politique. Il n’y a pas de destin sans haine. »
Ce qui m’attriste par-dessus tout, jour après jour, c’est qu’une majorité aie pu, qu’une minorité n’aie pas pu, et que nous tous, pauvre Peuple de France dans son entier, désormais nous en subissions les conséquences...
Les motifs d'inquiétude sont loins d'être dissipés ! Son ouverture est-elle crédible ?
Elle ne sert qu'à étouffer l'opposition et à endormir les citoyens...
La session parlementaire qui s'annonce sera capitale : les lois les plus antisociales et antirépublicaines jamais prises depuis 60 ans risquent fort d'être votées, remettant même en cause la laïcité, sans la moindre consultation des citoyens...
Et sur le plan européen, en allant négocier un mini-traité, il piétine l'avis du peuple donné dans le référendum de 2005.
Tant que Nicolas Sarkozy n'aura pas fait la preuve définitive de sa qualité de véritable démocrate, je le considèrerai comme un dictateur en puissance. Il va devoir, et sa majorité avec lui, rapidement révéler son vrai visage, quel qu'il soit.
« Un dictateur n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » François Mitterrand
Astares.
Je suis Guillaume Sarkozy - le frère de Nicolas (et (donc) de Nostradamus Lagardère).
Je ne voulais pas vous en parler, parce qu'on s'est dit, avec Alain (Minc) et Nicolas, que vous alliez encore vous faire des idées (fondées), mais puisque "Le Nouvel Obs" vend ce matin la mèche, autant officialiser l'heureuse nouvelle: je vais désormais siéger au conseil de surveillance du "Monde".
Le quotidien vespéral (payant) démarché.
Je me vois un peu comme le garant de son indépendance rédactionnelle, et en même temps je veux être l'ami de la rédaction: j'ai d'ores et déjà exigé qu'une prime substantielle soit versée au fidèle Ridet. (J'ai adoré son dernier papier).
J'ai trouvé très fair-play de sa part de ne pas dissimuler à son lectorat que le gouvernement Fillon 2 est: "Séduisant, comme peut l'être, pour un amateur de football, la composition de son équipe préférée avant que la saison ne commence. Il permet tous les rêves (...)".)
Sébastien Fontenelle.
Le Conseil national des barreaux dénonce les peines plancher pour les récidivistes et réclame que le principe d'individualisation de la peine soit respecté.
Il stigmatise en outre l'inflation législative : "Le Conseil national des barreaux estime que cette succession de textes dans un délai très bref, en l'absence d'étude d'impact et d'évaluation, est faite au détriment, d'une part, d'une véritable réflexion de fond sur les moyens appropriés pour prévenir la récidive, notamment des mineurs, et, d'autre part, de la cohérence des dispositifs répressifs en cette matière".
Mais de quelle succession de textes l'organisation d'avocats parle-t-elle ?
Elle vise la période où la droite est revenue au pouvoir en 2002, avec un certain Sarkozy aux manettes du ministère de l'Intérieur, qui a fait voter pas moins de 11 réformes pénales ! En outre, il y a à peine 18 mois passait une loi portant justement sur la récidive, et celle dite de prévention de la délinquance date seulement d'il y a 3 mois, ses décrets d'application n'ayant même pas encore été pris...
On se souvient que celui qui était encore alors candidat à la présidentielle avait déclaré, dans un accès improbable de lucidité : "C'est une maladie française de penser que quand on vote une loi, on résout un problème".
Mais on peut bien faire semblant, en parfait démagogue.
Olivier Bonnet.
Opération désendettement. Hier soir s’est achevée la vente par le gouvernement de 5 % du capital de France Télécom.
Environ 2,6 milliards d’euros qui sont tombés dans les caisses de l’Etat.
Officiellement, cette somme servira à faire baisser la dette publique, un des objectifs affichés de Nicolas Sarkozy.
D’ailleurs, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, s’est empressée d’expliquer que «le produit de la cession de ces titres sera intégralement affecté au désendettement de l’Etat et des administrations publiques» . Un argument qui fait doucement ricaner les spécialistes des finances publiques, tant à gauche qu’à droite.
C’est de l’habillage , explique Michel Sapin, député de l’Indre et chargé des questions économiques au PS. La droite dégrade le budget à coups de cadeaux fiscaux, il faut ensuite compenser ces dépenses supplémentaires par de nouvelles recettes qui ne sont même pas pérennes.» Le PS note aussi que ce sont des actions France Télécom que le gouvernement a décidé de céder. «Evidemment, politiquement, c’est plus dur de vendre de l’EDF, même si le cours est meilleur».
Même à droite, on a du mal à applaudir cette stratégie supposée de désendettement. Charles-Amédée de Courson, député Nouveau Centre de la Marne, fait partie des champions de l’orthodoxie budgétaire.
En 2006, alors sous la bannière UDF, il avait critiqué la politique de cession d’actifs menée à tour de bras par le ministre de l’Economie d’alors, Thierry Breton.
Aujourd’hui, la critique est moins virulente. Mais il avance les mêmes objections : «Pour désendetter, comme disait ma grand-mère, il y a deux solutions , note-t-il. Désendetter vraiment, ou vendre des actifs. C’est kif-kif, mais vendre des actifs n’est pas une solution.» Surtout quand ces actifs ont un rendement financier plus élevé que les taux d’intérêts. Grâce à un dividende élevé, le rendement de l’action France Télécom est de près de 6 % alors que l’Etat s’endette à 4,5 %.
La fuite en avant, le bénéfice à court terme, c'est ce que nous propose Sarko. Ce sont les symptômes d'une faillite annoncée. Sarko met 5 minutes pour privilégier les riches et reporte à la St Plustard les réformes pour les classes désargentées. Il montre là son vrai visage. Maintenant, en vendant les meubles, il veut simplement mettre les sociétés dans la course ultra libérale, mais l'argent encaissé sera dépensé en peu de temps... Que fera-t-il l'année prochaine pour faire face aux mêmes dépenses? Il compte sur la croissance? C'est ce qu'il y a de pire en prévision budgétaire : aujourd'hui je dépense car demain je gagne au loto. C'est ce que le dernier gouvernement a fait pendant des années, résultat : une dette colossale! Les mêmes erreurs et on recommence, et après, on nous parle de rupture?
Et cette politique devrait se poursuivre en 2007. Le gouvernement pourra piocher dans une cassette qui se montait au cours de vendredi soir à 192 milliards d’euros.
Tout dépendra de l’ampleur des cadeaux fiscaux qui seront lâchés aux contribuables les plus riches cet été.
Les syndicats de France Telecom ont vivement réagit, lundi 25 juin, à l'annonce par le ministère de l'Economie et des Finances de la vente de 5 à 7% du capital de l'entreprise par l'Etat.
"Christine Lagarde continue la vente des bijoux de famille", considère la fédération Sud, deuxième organisation représentative. Elle dénonce une "politique à courte vue" de l'Etat. "L'argument du désendettement de l'Etat va durer d'autant plus que les cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises sont un élément central de la politique gouvernementale".
De son côté de la CFDT, troisième organisation, le délégué syndical central Daniel Guillot, a exprimé son "inquiétude au fond": "Si on perd 5 à 7% aujourd'hui on se demande jusqu'où cela va aller". Il dit craindre une "montée des fonds de pension au capital" comme chez l'opérateur historique des télécommunications allemand. "A Deutsche Telekom, la dilution progressive de la part de l'Etat s'est accompagnée d'une montée de Blackstone qui a aujourd'hui des exigences énormes", a-t-il souligné. "Aujourd'hui, la part des fonds de pension est très faible et relativement diluée, mais nous craignons que d'ici quelques temps les seuls actionnaires de référence soient les fonds de pension et que l'Etat laisse faire."
La CGC craint quant à elle le risque "d'OPA non maîtrisée". "Qui achètera ? Des actionnaires minoritaires comme le fonds Carlyle, vont-ils monter en puissance? On ne le sait pas. L'entreprise flirte-t-elle dorénavant avec le risque d'une OPA non maîtrisée ? Peut-être", indique un communiqué, qui rappelle que le Fonds américain Carlyle possède 5% du capital de France Telecom.
'UFC-Que choisir farouchement opposée à toute augmentation de la TVA. L'organisme de défense des consommateurs a prévenu jeudi 21 juin que deux points de hausse, "c'est six à sept milliards d'euros" par an pour le budget des ménages.
Le projet de TVA sociale étudié par le gouvernement aurait "un impact négatif historique" pour les consommateurs, a mis en garde Alain Bazot, le président de l'UFC-Que choisir.
Une "généralisation" de l'augmentation de la TVA "fait prendre un vrai risque" et constitue une mesure "très inéquitable". Et de citer "des études, y compris des services de Bercy en 2004, (qui) montrent que l'effet inflationniste est là". Une hausse de deux points entraînerait un prélèvement net de plus de six milliards d'euros, alors que les dépenses d'énergies (carburants, électricité et gaz) seraient les plus touchées avec une majoration de "777 millions d'euros par an", selon l'UFC.
"Ce n'est pas du dogme, c'est de la réalité", a martelé le président de l'UFC lors d'une conférence de presse, déplorant que les ménages "aient à supporter le poids de la réforme fiscale du gouvernement".
Il faut "une remise à plat de la fiscalité dans son ensemble". Rejetant toutes les "contrevérités" des partisans de la TVA sociale, Alain Bazot a écarté l'exemple de l'Allemagne dont le taux de TVA "est passé de 16 à 19%" dans un contexte différent, selon lui. Et à l'échelle de l'Europe, la France se place dans les pays au plus fort taux de TVA.
De même, "on ne peut pas considérer que l'augmentation de la TVA sera compensée par une baisse des charges pour les entreprises qui va se répercuter par une baisse des prix", a-t-il ajouté. "Cela ne fonctionne que dans les secteurs à forte main d'oeuvre" et pas dans ceux qui emploient peu de personnels comme l'automobile. Quant à l'"expérimentation" souhaitée mercredi par le président de la République Nicolas Sarkozy, le président de l'UFC prévient qu'"il ne faudrait pas qu'elle soit "un piège", c'est-à-dire "qu'on expérimente une TVA augmentée sur des secteurs où cela pourrait marcher".
Nous allons être très attentifs aux secteurs choisis", a assuré Alain Bazot, qui a regretté que son organisation n'ait pas été "conviée" par le gouvernement, auquel elle a communiqué son rapport sur les conséquences d'une augmentation de la TVA.
"J'ai envoyé depuis trois semaines le dossier au ministre de l'Economie (Jean-Louis Borloo à l'époque, NDLR) et au Premier ministre" François Fillon, mais "il faut croire que ce n'est pas la bonne porte et que le sujet sera traité en direct par le président de la République", a-t-il ironisé.
le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a reconnu que la TVA sociale comporte un "risque inflationniste".
Quant à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il juge que cette mesure "probablement portera atteinte au pouvoir d'achat des Français" et estime donc "probable qu'il n'y ait pas de majorité parlementaire pour la TVA sociale".
les avocats expliquent que "la Garde des Sceaux annoncera le 25 juin sans aucune consultation ni dialogue la réforme de la carte judiciaire" prévoyant "la disparition de la Cour d'appel de Metz et des tribunaux de grande instance (TGI) de Thionville et de Sarreguemines".
"La Moselle y perdra ses institutions comme au temps de l'annexion allemande de 1871 au détriment d'une justice efficace et proche des citoyens".
Le bâtonnier de Metz, Patrick Thiébaut, a déclaré que "la réforme (de la carte judiciaire) se fait en catimini, par décret, à la veille de l'été afin de mettre les Mosellans devant le fait accompli".
Des actions sont prévues à Metz "tous les jours" jusqu'au 25 juin a indiqué un avocat sous couvert de l'anonymat. "La Moselle, siège de la présidence de la Région (Lorraine), ne doit pas devenir une sous-préfecture ou une annexe de Nancy", a-t-il ajouté.
Les manifestants ont annoncé leur intention de bloquer en début d'après-midi le TGV-Est devant partir à 13h53 de la gare de Metz. Ils entendent perturber en soirée la retransmission, en direct depuis Metz, de l'émission Intervilles.
La Lorraine compte deux cours d'appel à Metz et Nancy et la Moselle trois TGI à Metz, Thionville et Sarreguemines. La cour d'appel de Metz avait été supprimée en 1873 par l'occupant allemand. Elle avait été réinstallée en 1973 dans la capitale de la Lorraine. Quelque 300 avocats sont inscrits au barreau de Metz.
De même, les avocats du barreau de Châteauroux se sont mis en grève jeudi pour protester contre l'annonce d'une probable fermeture de la cour d'appel de Bourges dont ils dépendent. Ils suivent le mouvement initié par leurs 78 collègues du barreau de Bourges, en grève depuis mardi pour le même motif. Le premier président de la cour d'appel a "évoqué la suppression de la juridiction et donné la date de janvier 2008", avait expliqué à la presse la bâtonnière de Bourges, Nadine Dauphin-Girou.
La cour d'appel de Bourges, créée en 1820, pourrait disparaître dans le cadre d'une réorganisation de la carte judiciaire en France.
La grève des audiences a également été voté par les avocats du barreau de Marmande jeudi, pour dénoncer la future réforme de la justice qui pourrait entraîner la fermeture du tribunal de grande instance de Marmande et la disparition de la cour d'appel d'Agen, a-t-on appris auprès du bâtonnier.
"Avec cette réforme, la cour d'appel serait rapatriée à Bordeaux et il n'y aurait plus qu'un seul tribunal pour le département à Agen", selon les avocats qui se sont réunis jeudi matin en assemblée générale. "C'est une hérésie", a jugé Franck Dupouy, bâtonnier du barreau de Marmande. "On sait très bien que ce n'est pas en engorgeant une juridiction comme Bordeaux ou Toulouse que ça ira mieux.
Au lieu de créer des postes de magistrats, on va regrouper des moyens en supprimant des tribunaux".
"Les délais seront astronomiques et ça obligera les justiciables locaux à aller se faire juger loin de chez eux", a-t-il ajouté. Une grève illimitée pourrait être décidée vendredi matin par le conseil de l'ordre des avocats de la cour d'appel d'Agen qui se réunit en assemblée générale.
L'ordre des avocats de la cour d'appel d'Agen comprend les barreaux d'Agen, de Marmande, Cahors et Auch.
NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE
Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer "immigration" et "identité nationale" dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme "problème" pour la France et les Français dans leur "être" même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de "promouvoir l’identité nationale" et de définir "une politique de la mémoire" dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la "direction de la mémoire, du patrimoine et des archives" du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.
Signer la pétition : http://histimm.free.fr/spip/spip.php?article1
"Plus que toute autre société, la société française s'est construite à travers les immigrations, comme un creuset intégrant la pluralité, s'enrichissant d'elle.
Son histoire est indissociable également de cinq siècles de colonisation, des conflits mais aussi des liens noués entre Nord et Sud.
L'affaire Dreyfus, Vichy montrent que chaque fois que l'on a prétendu poser les problèmes sociaux en fonction de l'obsession de la pureté des origines, cela a abouti à de graves crises, à un recul de la démocratie."
Claude Liauzu.
Sa stratégie aura payé. Le pen est un épave. Sarkozy l'a utilisé comme un pantin pour récupérer ses voix. Et il est tombé dedans, jusqu'au bout. Il a plus aucun intérêt maintenant, ni médiatiquement ni politiquement.
Au niveau global du FN Sarko peut en effet recevoir Le Pen pour finir de le sortir de la victimisation; ceci étant c'est aussi une marque de politesse à celui qui lui a fourni une part de son programme et les voix qui vont avec.
Le vrai danger ce n'est pas l'outrance raciste et zénophobe, c'est l'ultralibéralisme que prendront dès cet été dans la gueule les gogos des classes moyennes et populaires qui vont se faire tondre.
C'est à ce moment là que le vrai danger populiste sera fort si il ne se trouve pas une réponse crédible de type social démocrate.
C'est d'autant plus dangereux que l'electorat FN est fondu dans celui de sarkozy,mais n'a pas disparut pour autant.
Politologue à l’institut CSA, Jean-Daniel Lévy, revient sur l’entrevue de mercredi entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen.
Comment analysez-vous la venue de Jean-Marie Le Pen à l’Elysée?
Nicolas Sarkozy n’a jamais fait mystère qu’il voulait réduire au maximum le score du Front national.
Quand on regarde les résultats de la présidentielle, on voit qu’il a réussi à ramener fortement à lui des anciens électeurs de Jean-Marie Le Pen dès le premier tour.
L’une des principales raisons de voter en faveur de Jean-Marie Le Pen était sa capacité à apparaître en-dehors du système. Et Nicolas Sarkozy souhaite le sortir de cette spécificité, démontrer qu’il a la capacité de s’exprimer. Aujourd’hui, il est dans cette continuité.
S’est-il senti redevable après lui avoir pris tant d’électeurs à la présidentielle?
Je ne pense pas que cette visite soit un renvoi d’ascenseur.
Nicolas Sarkozy n’a pris aucun engagement précis en direction du Front national durant la campagne. A court terme, il n’a plus d’intérêts électoraux. Et, en tant que président de la République, il a une vision de long terme aussi bien pour sa politique que pour sa popularité.
Jean-Marie Le Pen a-t-il commis une faute politique en répondant à cette invitation?
Cela lui a permis de faire passer son message, de donner sa vision de l’Europe. Mais le risque est grand pour le Front national d’apparaître comme une formation politique comme les autres. Lui qui a refusé jusqu’à présent toute forme d’alliance et de compromis avec la droite traditionnelle, il ne pourra plus capitaliser sur le fait de faire partie des gens d’en bas et d’être ignoré par les responsables politiques. Il perd de sa spécificité à un moment où son parti connaît de grandes difficultés.
Une partie de la République Tchèque rayée de la carte.
C'est ce qu'ont cru les milliers de téléspectateurs de la télévision publique dimanche 17 juin. Ils regardaient la météo qui s'appuie sur des images provenant de caméras placées aux quatre coins du pays. Quand soudain, une lumière blanche apparait suivie d'un champignon. En fait, tout ceci n'était qu'un canular revendiqué par Ztohoven, un groupe de pirates audiovisuels tchèques.
« L'objectif de cette interruption de la télévision en direct était de rappeler que les citoyens sont manipulés quotidiennement, pour des raisons politiques ou économiques même dans des démocraties comme la nôtre », a indiqué l'un des pirates.
Universités : Front syndical contre le projet d’autonomie.
Le ton monte entre les syndicats de l’Enseignement supérieur et le gouvernement. Dans un communiqué commun diffusé vendredi, la FSU, l’UNSA, la CGT ou encore l’UNEF dénoncent le projet de loi sur l’autonomie des universités et les modalités de la concertation sur ce dossier.
Loi sur l’autonomie des universités : le gouvernement fait le choix de la rupture.
Aujourd’hui, mardi 19 juin 2007, le gouvernement a rendu public son avant projet de loi « portant organisation de la nouvelle université ». L’UNEF dénonce le passage en force inacceptable et dangereux du gouvernement ainsi que le contenu du texte, qui en l’état, est de nature à attiser la colère des étudiants.
Le gouvernement choisit le passage en force
La convocation samedi dernier d’une séance plénière du CNESER pour vendredi 22 juin, pour un texte qui sera soumis au conseil des ministres le 27 juin, révèle la volonté du gouvernement de passer en force sur l’autonomie des universités.
Alors que le gouvernement avait tous les atouts dans ses mains pour mener des concertations sérieuses sans passer en force contre les étudiants et la communauté universitaire, il fait aujourd’hui le choix de l’affrontement.
Sélection des étudiants : un retour en arrière inacceptable
En conditionnant l’inscription des bacheliers à leur participation aux dispositifs de préinscription, le gouvernement ouvre une brèche au mieux inefficace et au pire dangereuse. L’UNEF dénonce cette condition qui restreint la liberté d’inscription à l’université.
En outre, en laissant les établissements déterminer librement leurs conditions d’accès en Master, le gouvernement fait ouvertement le choix de la sélection après la Licence. Cette sélection, contre laquelle l’UNEF s’était battue sous le précédent gouvernement, constitue une rupture très claire avec les engagements du nouveau gouvernement de n’instaurer aucun élément supplémentaire de sélection. Pire : il encourage le développement d’université et de diplômes à deux vitesses.
L’absence de sélection à l’université est un principe fondateur du service public de l’enseignement supérieur français et le gouvernement ne saurait y toucher sans s’attirer la colère des étudiants.
Droits d’inscription : un manque de clarté dangereux
L’UNEF dénonce le non respect des engagements du gouvernement qui s’était engagé au sein des groupes de travail à ce que les universités ne puissent pas moduler librement leurs droits d’inscription. L’UNEF exige du gouvernement que le texte de loi soit clair sur cette question en précisant les modalités de fixation des droits de scolarité nationaux.
Pas d’autonomie sans démocratie
Depuis les lois Faure et Savary, l’autonomie des établissements est indissociable de l’exigence de leur direction démocratique. L’accroissement des prérogatives des universités et de leur président, doit nécessairement s’accompagner du renforcement des contre-pouvoirs démocratiques du reste de la communauté universitaire, et notamment des étudiants.
En faisant des présidents les nouveaux propriétaires des universités, les propositions du gouvernement sont contraires à ce principe. La mise en place de conseils d’administration limités à 20 personnes, avec une présence extrêmement faible des étudiants (3 personnes, soit 15% contre 20% à 25% aujourd’hui), compromet la bonne gouvernance des universités. Il en est de même de la possibilité d’élection d’un président autre qu’enseignant chercheur.
En écartant à tout prix la communauté universitaire de la direction des universités, et particulièrement les étudiants, c’est l’objectif même d’une meilleure gouvernance qui est remis en cause. Les étudiants sont pourtant au centre du service public d’enseignement supérieur et sont les premiers concernés par les politiques universitaires. Ils sont aujourd’hui exclus des instances de direction, ce qui constitue un retour à une conception digne des universités du XIXème siècle.
L’UNEF exige du gouvernement qu’il revienne à la raison. C’est le bien commun qui doit l’emporter.
L’autonomie au service de l’accroissement des inégalités et du désengagement de l’Etat
L’UNEF dénonce le choix d’une autonomie à la carte entre les établissements, qui seront libres ou pas d’accepter certaines compétences nouvelles (budget global, gestion des ressources humaines) et optionnelles (patrimoine immobilier). Ce choix avalise en encourage les inégalités existantes et conduira inévitablement à la mise en place d’universités à plusieurs vitesses et au désengagement de l’Etat.
La propriété des bâtiments par les universités comme la liberté de recrutement des enseignants et d’attribution des primes constituent des reculs importants dont pâtiront les étudiants, notamment en termes d’encadrement et de qualité d’études. Si l’objectif affiché est d’accroître les prérogatives des universités, cette autonomie aura pour seules conséquences le développement de fortes inégalités entre les étudiants d’un établissement à l’autre et au désengagement de l’Etat du financement des universités les plus faibles.
L’UNEF exige du gouvernement qu’il revienne sur le calendrier annoncé pour laisser le temps de la concertation. Si le passage en force se confirme, cela augurerait mal d’un dialogue constructif dans les années à venir. Sur le fond du projet de loi, le gouvernement s’est mis lui-même dans une situation de rupture avec la communauté universitaire et les attentes des étudiants. Si de lourds correctifs ne sont pas apportés immédiatement, l’UNEF en tirera toutes les conséquences qui s’imposent et prendra ses responsabilités en n’écartant aucun moyen d’action. Comme ils l’ont montré ces derniers mois, les étudiants sauront se faire entendre et respecter.
Qui est coupable de ce que la droite n'ait pas obtenu le tsunami promis au deuxième tour des législatives ? Du côté de la gauche, on désigne son champion : Laurent Fabius.
Et à droite ? Les commentateurs comme les politiques désignent Jean-Louis Borloo, victime de Fabius ce jour-là, le 10 juin dans le 20 heures de TF1, coupable de ne pas avoir "botté en touche".
"La TVA sociale nous a fait perdre 60 députés. On ne peut pas poser cette question entre les deux tours, ce n'est pas un sujet que l'on peut traiter en une minute trente", attaque le calamiteux ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Bigre. Le premier ministre François Fillon est lui aussi accusé, coupable d'avoir évoqué l'éventualité d'une hausse de cinq points.
Voilà bien l'erreur majeure de la droite !!!...
Il ne fallait surtout pas laisser croire que le gouvernement avait l'intention d'augmenter la TVA.
Fort bien. Mais dites-moi : ce projet est-il vraiment à l'ordre du jour ?
Absolument, comme le souligne Borloo: "Le président Sarkozy avait dit : Nous y réfléchirons loyalement, clairement. Le premier ministre l'avait évoquée aussi en disant que ça ne toucherait pas le pouvoir d'achat des ménages".
Petite parenthèse au passage : comment le pouvoir d'achat ne sera-t-il pas touché ?
Parce que les gentils patrons, bénéficiaires de baisses de charges et donc forcément reconnaissants, ne répercuteront pas cette hausse sur les prix. Argument qui oublie très vite que leur logique est celle du profit maximum - sans leur jeter la pierre, c'est le système du capitalisme libéral et leurs actionnaires qui le commandent, pas celle de la solidarité sociale (ça se saurait !).
Laurence Parisot elle-même, patronne des patrons, a reconnu qu'elle serait totalement impuissante à faire respecter cette volonté de ne pas augmenter les prix, les chefs d'entreprise faisant ce qu'ils veulent. Eternelle fable de la droite qui prétend : "mais si, vous allez voir, les patrons vont embaucher, et ils vont aussi augmenter les salaires (youpi !)".
Tu parles ! Mais passons. Donc ce projet est bel et bien dans les cartons et il est très vraisemblable que la droite décide effectivement d'augmenter la TVA (on parie ?). Mais il ne fallait pas le dire, mon con ! Le comble du cynisme et de l'immoralité politique : laissons passer les élections, faisons élire en masse des députés de la majorité, puis ensuite augmentons la TVA.
Ces cons de Français.........
sont capables de s'apercevoir que tout le monde paiera les cadeaux consentis à quelques-uns (bouclier fiscal, exonération des droits de succession, franchise fiscale sur les intérêts pour l'achat immobilier)
....risquent de ne pas bien comprendre cette mesure.
Toute l'analyse de la relative défaite de la majorité, ils ont quand même la majorité absolue, ça va hein !, revient en fait à nous expliquer qu'il faut surtout faire ses coups en douce.
Belle leçon de cynisme et d'immoralité politique. Putain, cinq ans !
En France, entre les deux tours des législatives, Christian Vanneste, l'élu homophobe et délinquant a reçu explicitement l'appui du candidat du Front National de la 10ième circonscription du Nord où il était candidat, Christian Baeckeroot, qui déclarait que "A titre personnel et compte tenu des positions courageuses de Christian Vanneste pour la défense des valeurs familiales, je voterai pour lui dimanche prochain".
Autre signe à l'attention de l'électorat frontiste, l'entretien que Christian Vanneste a accordé à la veille du second tour au quotidien d'extrême droite Présent, dont la devise est "Dieu, Famille, Patrie".
Dans le numéro daté du 16 juin, Christian Vanneste revient longuement sur ses condamnations judiciaires reprenant son couplet de la victime d'un "délit d'opinion" en déclarant "Je la trouve (sa condamnation confirmée en appel pour injures homophobes) absolument inacceptable, car c'est une atteinte à la démocratie (...)".
Pour lui insulter et appeler à discriminer les gays est donc une opinion légitime, défendable et démocratique.
Ne tenant aucun compte des deux condamnations pénales le frappant, Christian Vanneste persiste dans ses propos "Comment voulez-vous vous opposer au mariage homosexuel et à l'homoparentalité si vous ne dites pas que moralement, pour vous, c'est moins bien?"
Adepte de la théorie du complot ourdi par un "lobby", Christian Vanneste estime que "De façon très claire, en me censurant moi, on fait un exemple. Eh bien, le lobby totalitaire censure un député pour que surtout on ne s'en prenne plus à lui" et "Je vous le dis : tant que je ne serai pas exonéré de toute condamnation, nous ne sommes plus en démocratie. Nous sommes sous le coup et sous le joug d'une dictature minoritaire".
Non content pour un élu de la République de remettre en cause des décisions de Justice, le député du Nord continue dans le même sens estimant que "cela montre à quel point ce lobby exerce une pression quasi totalitaire sur l'ensemble des médias, et à travers eux sur une grande partie du monde politique".
De ce point de vue, la position de l'UMP, qui tout ne donnant pas l'investiture à Christian Vanneste l'a soutenu dans les faits, est "assez compréhensible. Elle ne peut être comprise que par un souci d'opportunité : ne pas déplaire à un lobby dont la puissance médiatique est absolument terrible".
Se déclarant proche de l'Entente parlementaire contre le mariage gay et l'homoparentalité, il s'oppose au projet de l'UMP d'un statut du beau-parent ouvert aux homosexuels et va plus loin se déclarant "tout à fait favorable" à l'abrogation du Pacs.
Christian Vanneste conclut "L'homosexualité n'est pas mauvaise seulement par rapport à la société, mais elle est mauvaise politiquement lorsqu'elle s'exprime sous la forme d'un lobby. Je tolère parfaitement les comportements homosexuels personnels. Ce que j'attaque, c'est la revendication sociale d'un groupement qui, quand on le comprend bien, à une idéologie profondément aristocratique au sens où l'aristocratie s'oppose à la démocratie".
Christian Vanneste a une drôle de conception de la démocratie. Pour lui le nazisme est sans doute une idéologie démocratique.
Voilà donc les derniers délires d’un fasciste qui aujourd’hui siège à L’Assemblée Nationale au sein du groupe UMP.
Et qui aujourd’hui cela gêne t’il dans la majorité présidentielle? Aucune voix de protestation ne se fait entendre.
On peut d’ailleurs se demander pourquoi Christian Vanneste n’est pas adhérent au Front National, à moins que l’UMP ne soit pas finalement si loin des idées de ce parti d’extrême droite.
La "vague bleue" est visiblement anti-homo avec la réélection certaine de députés ayant signés l’Entente parlementaire pour la défense du droit de l'enfant, s’opposant à toute reconnaissance des couples et familles gays, et de députés condamnés par la justice pour propos et attitudes ouvertement homophobes.
Quant à ceux favorables aux droits des gays, ils ne seront pas élus.
Voilà donc "la rupture" de Nicolas Sarkozy. On présente au vote les mêmes candidats que ceux précédemment élus.
Et qui peut croire que des députés homophobes deviendraient soudain gayfriendly?
On assiste à une formidable opération de tromperie avec une communication très bien orchestrée.
Un avenir incertain s’ouvre devant les gays, au bon vouloir des députés de la majorité présidentielle, desquels il ne faut pas attendre grand-chose.
Voilà donc la preuve, une fois de plus, du vrai visage de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, celui du double langage, du mensonge et du soutien au conservatisme le plus réactionnaire.
Alors là, bravo l'artiste! Là, tel que vous nous lisez, vous nous trouvez comme deux ronds de flan, soit quatre ronds de flan vu qu'on est deux: étonnés, interdits, surpris, stupéfaits, cois. Sur le cul. Non, mais vous avez vu TF1 ce soir? Non, pas l'interview de Sarkozy par PPDA et Chazal. D'accord c'était croquignolet, le chef de l'état avec sa jambe croisée, son bronzage, ses mimiques vulgaires de parvenu, la fenêtre ouverte derrière pour aérer un peu et les chaises en or, en parfait accord avec le cérémonial bling-bling de la so chic présidence version Sarkozy. Mais ce n'est pas ça qui nous a mis sur le cul. Vous avez vu, juste avant l'interview, le JT de 20 heures? On n'arrive même pas à croire ce qu'on écrit:
PPDA a présenté le journal depuis l'Elysée.
Pincez-nous, on rêve.
On va le redire parce qu'on n'en revient toujours pas:
PPDA a présenté le journal depuis l'Elysée.
PPDA a présenté le journal télévisé de 20 heures TF1 en direct de l'Elysée. Oui, l'Elysée de Nicolas Sarkozy, oui, le TF1 de Martin Bouygues, l'ami fidèle de Sarkozy.
20 heures, comme d'hab le générique, et puis PPDA, debout à un pupitre devant une fenêtre rococo ouverte sur un jardin. Selon un spécialiste par nous consultés, cette fenêtre est celle où Jacques Chirac se plaçait d'ordinaire pour faire ses déclarations. Là, c'est PPDA. Debout derrière son pupitre où sont posées ses feuilles, il déroule les titres de son JT, puis plante le décor:
"Un journal donc un peu particulier ce soir puisque plus court, une dizaine de minutes, d'un lieu qui ne vous est pas habituel, l'Elysée, avec un invité pas comme les autres, le président de la République, nous sommes d'ailleurs ici dans son bureau de travail et il est là juste derrière la porte, vous le voyez [images de Nicolas Sarkozy devisant gaiement avec Claire Chazal], je l'interviewerai tout à l'heure pendant trois quarts d'heure environ avec Claire Chazal sur tous les sujets d'actualité et Dieu sait s'ils sont nombreux. C'était donc ici même ce matin, le premier conseil des ministres pour les 32 membres du gouvernement Fillon..."
Voilà. Ca a duré ainsi douze minutes, PPDA lançant les reportages les uns après les autres depuis le "bureau de travail" de Sarkozy à l'Elysée avant de passer à l'interview.
A l'AFP, TF1 a expliqué que c'était en raison de l'interview du président de la République diffusée ensuite. Plus pratique, donc. Ahurissant. Comme l'a dit Sarkozy plus tard lors de l'interview, "tout va bien dans le meilleur des mondes". Dans ce nouveau monde-là, la première chaîne privée, la plus puissante de France et même d'Europe, s'installe dans le palais présidentiel pour y diffuser son journal. Plutôt que de faire un duplex avec, par exemple, Harry Roselmack qui aurait présenté le début du JT avant de basculer sur l'interview de Sarkozy par PPDA et Claire Chazal, non, il a fallu que PPDA s'installe à un bureau à l'Elysée pour présenter, pendant une dizaine de minutes, son JT depuis le cœur de Sarkoland.
Le mois dernier, l'Elysée annonçait que Laurent Solly, directeur de campagne adjoint de Sarkozy était muté à TF1, confirmant ainsi que le nouveau président est chez lui sur la Une.
Ce soir on s'est pris ça en pleine face: TF1 est aussi chez elle à l'Elysée.
Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos.
Plusieurs sans-papiers asiatiques ont été interpellés mercredi soir lors d'un contrôle d'identité rue de Belleville à Paris auquel plusieurs dizaines de personnes ont tenté de s'opposer, obligeant les policiers à utiliser des gaz lacrymogènes, selon des témoignages concordants.
L'opération a eu lieu tout près du débit de boisson où l'interpellation d'un grand-père chinois sans-papiers le 20 mars avait déclenché des heurts entre policiers et parents d'élèves devant l'école maternelle Rampal, a précisé à l'AFP Brett Cline, journaliste américain qui a assisté à la scène.
"Plusieurs dizaines de policiers sont entrés dans un tabac puis dans une épicerie de la rue de Belleville pour des contrôles d'identité. Ils ont embarqué plusieurs personnes et utilisé des gaz lacrymogènes contre les gens qui s'y opposaient", a-t-il indiqué.
Selon Brigitte Wieser, du réseau Education sans frontières (RESF), qui était présente par hasard, 200 personnes se sont massées dans la rue et "ont hurlé" pour s'opposer à l'opération de police qui a commencé peu après 19H00.
La préfecture de police de Paris a confirmé qu'une opération de police se déroulait sur place, sans autre indication.
"Il y avait trois clients dans mon bar quand, tout d'un coup, une vingtaine de policiers sont entrés pour les contrôler. Ils ont embarqué un client qui n'avait pas de papiers", a raconté à l'AFP Patrick Huang, patron du "Celtic".
"Ensuite ils ont fait pareil dans l'épicerie juste en dessous de mon bar. Ils ont pris un sans-papiers qu'ils ont traîné dans un fourgon", a-t-il ajouté.
Selon les témoignages recueillis sur place, après le contrôle de l'épicerie, une foule s'est rassemblée dans la rue et a obligé les policiers à appeler des renforts qui l'ont dispersée au moyen de gaz lacrymogènes.
Selon ces sources, il y avait quatre ou cinq fourgons et une voiture de police stationnée dans la rue de Belleville au moment de l'opération.
L'Elysée a annoncé mardi 19 juin que le président du Front National, Jean-Marie Le Pen, sera reçu mercredi à 9 heures, dans le cadre des consultations que mène Nicolas Sarkozy pour préparer le Conseil européen de jeudi et vendredi.
Il s'agit d'une innovation de Nicolas Sarkozy.
Jacques Chirac, lui, avait toujours écarté le leader d'extrême-droite lors des consultations des partis politiques.