Bonjour et bienvenu. Politique.Humour et beaux mecs.PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko.Ce blog est également une compilation d'images que j'ai glané sur le net et que j'ai tenté de mettre en scène.Elles ont toutes étés les victimes de ma part, de recadrage, manipulation, encadrement, collage, déformation, colorisation et transformation à l'aide de plusieurs logiciels de retouches tel que Paint Shop, PhotoShop, Photo Impact etc...Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes.J'espére que vous prendrez plaisir à entrer dans mon univers.

30/04/2007

30/04/07 - 16:06

Jacques Delors


Jacques Delors, le "sage" du Parti socialiste, sort de son silence. L'ancien président de la Commission européenne, accompagnera la candidate socialiste jeudi à Lille pour le dernier meeting de sa campagne.

Aux électeurs de François Bayrou, il dit qu'au vu de l'état de la France, il existe une urgence à "se compromettre", c'est-à-dire à voter pour Ségolène Royal.
L'ancien ministre de l'Economie apporte un soutien sans faille à Ségolène Royal.

François Bayrou n'a pas donné de consigne de vote, mais que souhaitez-vous dire à ses électeurs ?
Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c'est logique qu'il pense à l'élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut pas attendre. Cinq ans, c'est trop long! Il y a urgence, c'est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou: il faut se compromettre dès maintenant. Je pense, en premier lieu, aux 15 % de Français qui connaissent une vie très difficile et à qui il faut apporter confiance et moyens d'existence.

Pendant toute la campagne, Ségolène Royal a été l'objet d'un procès en incompétence. Que répondez-vous à ses détracteurs ?
Ségolène Royal représente à mes yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la mienne. En deux mots, disons une société du respect et de la fraternité. Et puis c'est une personne qui a une vision, du caractère et de l'esprit de décision. Et que demande-t-on à un président de la République? D'avoir une culture historique, une expérience du pouvoir, une compréhension de l'opinion publique. Je vous le dis; elle a tout cela. Pour le reste, on ne demande pas au président de la République d'être le meilleur économiste de France, le plus grand spécialiste des questions sociales, ou un diplomate de génie. Le président consulte et s'informe même au-delà de son entourage et des ministres. Il prend des décisions et les explique aux Français. De ce point de vue-là, Ségolène Royal a toutes les capacités requises, compte tenu de sa personnalité et de son esprit d'ouverture.

"Nicolas Sarkozy est quand même le candidat sortant!"

Justement, certains, au PS, lui reprochent de n'être pas assez socialiste, trop centriste; qu'en pensez-vous ?
Elle a compris, mieux que beaucoup d'autres, la signification d'une élection au suffrage universel du président de la République. Donc elle s'adresse aux citoyens, elle voit leur évolution et a noté leurs aspirations. Par conséquent, toute sa démarche, depuis le premier tour, a consisté à intégrer ce que les citoyens avaient pu formuler lors des débats qu'elle a organisés au titre de la démocratie participative.

Ségolène Royal a donc eu raison de tendre la main à François Bayrou?
François Bayrou a fait une bonne campagne et il se trouve que l'essentiel de son constat est partagé par nous, les électeurs de Ségolène Royal. Il a parlé de démocratie malade, du tissu social déchiré, d'une économie en mal de dynamisme, de discriminations absolument inacceptables, selon le nom, le faciès et même le département. Sur ces bases, Ségolène Royal a appelé à un dialogue, à des solutions, des orientations pour remettre la France dans le sens de la marche. Une France, plus vigoureuse sur le plan politique et économique, plus solidaire sur le plan social et pleine de bon sens et d'humanité en ce qui concerne l'immigration.

Il n'empêche, François Bayrou reproche à Ségolène Royal de prôner une économie étatiste. Est-ce qu'il se trompe ?
Je suis un partisan de l'économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l'urgence de certaines situations, notamment sociales. C'est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu'elle puisse répondre aux impératifs d'une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n'empêche pas de faire repartir l'économie. C'est tout à fait possible à court terme, mais surtout à moyen terme, grâce au développement de l'éducation, de la recherche, de l'innovation et à la libération des forces créatrices, notamment celles des petites et moyennes entreprises et des artisans. Tout cela Ségolène Royal l'a compris.

Beaucoup pensent cependant que Nicolas Sarkozy serait meilleur pour redynamiser l'économie ou faire baisser le chômage.
C'est qu'ils oublient le bilan! Nicolas Sarkozy s'efforce de ne pas en parler, mais il est quand même le candidat sortant! Si la France est dans cet état, c'est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un membre éminent.

"Les François ont à faire un choix de société"

Pourtant, il a séduit 31% des Français...
La droite française a l'habitude de sombrer dans le populisme, de pratiquer la politique chauve-souris: "Je suis oiseau : voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats" (pour reprendre La Fontaine). Cette droite est à la fois libérale et étatiste, européenne et d'un nationalisme étroit, compatissante dans le verbe et concrètement dure avec les faibles. Ce n'est pas nouveau et cela n'a pas vraiment convaincu, puisque ses deux adversaires principaux ont formulé le même constat et qu'ils ont obtenu au total un meilleur score que Nicolas Sarkozy. Elue présidente, Ségolène Royal comptera, pour réformer le pays, sur l'appui de tous. Elle aura également pour mission, et elle s'y emploie, à réconcilier la France et les Français (du "non" comme du "oui") avec un projet historique, une Europe puissante et solidaire à la fois.

Est-ce à dire que Nicolas Sarkozy serait un danger pour la France?
Je rejette cette formule, au nom d'une démocratie apaisée et parce que les Français ont à choisir entre deux personnalités capables. Ils ont à faire un choix de société. Or, nous avons besoin d'une autre conception de la relation entre l'Etat et le citoyen, entre le monde économique et les forces sociales, et aussi des relations des personnes entre elles. "Non" à l'hyper individualisme et "oui" à plus de fraternité, autant que cela est humainement possible.


30/04/07 - 15:49

Les «déviants»...


«Assassinés pour des caractères génétiquement discriminants», c'est ainsi que Gérard Collomb, maire de Lyon, a désigné dans son discours officiel dimanche 29 avril, les déportés de la seconde guerre mondiale.
Une formule qui a retenu l'attention des associations homosexuelles invitées à assister à la cérémonie. Était-ce une réponse aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur la «fragilité génétique», se sont demandés les présidents du Forum Gay et Lesbien, de la Lesbian and Gay Pride et de la plus ancienne association homo de Lyon, Aris?

Interrogé par Têtu à l'issue de la cérémonie, Gérard Collomb a insisté sur le devoir de lutter contre ceux qui voulaient «éliminer de la société les personnes hors norme».

«Le régime nazi voulait exterminer tous ceux –et c'est le message que j'ai fait passer aujourd'hui– que l'on considérait comme génétiquement marqués dès leur naissance.

Plus généralement même, si quelque chose vous avait marqué dans votre enfance, si vous étiez socialiste ou communiste, c'est que vous étiez aussi déviants, et on vous exterminait pour cette raison là, comme tous les autres déviants. Les homosexuels ont à porter un message pour l'avenir.
Tant que l'on ne considère pas que chaque homme est l'humanité à lui tout seul, on n'est pas loin de tomber dans la barbarie.
Les problèmes de déviance d'une société ne sont pas des problèmes qui appartiennent totalement au passé mais qui peuvent se reproduire dans la société d'aujourd'hui et contre lesquels nous devons lutter, c'est le message que je souhaite faire passer aujourd'hui.»

30/04/07 - 14:54

Sauvons la recherche !!!


Sauvons la Recherche (SLR) s’est constitué en 2004 pour réagir à la mise en péril de la recherche publique française causée par la baisse drastique des crédits et des recrutements imposée par le gouvernement. Notre action a fait découvrir au grand public les difficultés des laboratoires et des chercheurs français, la misère des universités et la crise qui nous attend si les jeunes se détournent de la recherche. Elle a permis l’élaboration, longue et démocratique, en association avec un grand nombre de scientifiques du pays, de propositions innovantes présentées lors des Etats Généraux de la Recherche en octobre 2004.

Après avoir laissé pourrir la situation, le gouvernement a imposé en 2006 un "Pacte pour la recherche" prenant le contre-pied de ces propositions : programmation en stagnation des moyens de la recherche publique, création de structures bureaucratiques pilotées par le gouvernement, part grandissante des financements de court terme, absence de perspective stable donnée aux jeunes chercheurs, subventions publiques massives à la recherche privée sans évaluation de ses retombées. Lors de la discussion de cette loi, de nombreuses propositions faites par "Sauvons la Recherche" concernant le financement des organismes de recherche, la mise en place d’un plan pluriannuel pour l’emploi, la pression faite sur les entreprises (via des mesures fiscales) pour embaucher des docteurs... ont reçu le soutien de nombreux parlementaires du PCF, des Verts, du PS et même de l’UDF. L’UMP présidé par N. Sarkozy et le gouvernement, dont il était le numéro deux, se sont opposés à ces mesures.

Nicolas Sarkozy persiste et signe. Il propose, dans la continuité de l’action qu’il a mené pendant cinq ans, d’amplifier la logique du « Pacte pour la recherche » avec une généralisation du financement par projet, ce qui signifie donner la priorité à une recherche à court terme sur des thématiques que le gouvernement croit les plus rentables, au risque de passer à côté des grandes avancées scientifiques à venir et de sacrifier des disciplines sans applications industrielles, mais pourtant essentielles pour l’intelligence du monde dans lequel nous vivons. En cohérence, il propose de créer des contrats de cinq ans pour les docteurs, sans engagement sur des emplois permanents, ce qui dissuadera les meilleurs étudiants de s’engager dans une carrière scientifique trop peu reconnue. Sa conception de l’autonomie des universités, en associant directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, ne peut qu’accroître les inégalités territoriales et la sélection sociale au détriment de l’autonomie réelle des universités et de la recherche. S’il annonce un accroissement des moyens des universités, rien de tel pour la recherche. Dans sa vision, les EPST, tels le CNRS ou l’INSERM, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de la recherche française, se verront dorénavant cantonnés à un rôle d’agence de moyens, sans politique scientifique propre.

Enfin, peut-être plus gravement encore, ses déclarations péremptoires sur la détermination génétique de la pédophilie ou du suicide des jeunes, mais aussi ses propos sur les limites des sciences humaines et sociales (« Mieux vaut admettre qu’il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes ») ne peuvent qu’inquiéter les hommes et les femmes de science, et les citoyens.

En face de ce projet, celui de Ségolène Royal, même s’il ne reprend pas toutes nos propositions, avance un certain nombre de mesures qui montrent clairement qu’une partie importante de nos arguments a été entendue : remplacement du Pacte par une nouvelle loi négociée, programmation d’un accroissement annuel de 10% du budget, statut du doctorant, création d’emplois et lutte contre la précarité, rôle central des organismes et des universités dans le financement de la recherche, importance du progrès des connaissances, engagement fort pour la démocratisation de l’accès et du succès à l’université, volonté de développer la recherche industrielle en redéployant et conditionnant les aides de l’Etat au privé. Ses propositions sur l’éducation, la formation, la démocratie vont dans le bon sens.

En lançant à l’automne 2006 le débat sur la recherche et l’enseignement supérieur avec les présidentiables, SLR souhaitait que les propositions des Etats-Généraux figurent en bonne place dans les programmes des candidats. Or nous sommes aujourd’hui en face de deux projets très différents qui auraient des conséquences totalement opposées sur le futur de la recherche et de l’enseignement supérieur. Même si son projet est perfectible, nous pensons que Ségolène Royal dessine une ambition renouvelée pour la recherche et l’enseignement supérieur, alors que Nicolas Sarkozy programme leur déclin par des mesures que nous jugeons profondément destabilisatrices.

La recherche et l’enseignement supérieur sont des enjeux essentiels pour l’avenir de notre société, tout le monde en convient. Nous appelons donc toute la communauté académique et l’ensemble des citoyens à ne pas les oublier quand ils voteront dimanche.

C’est aujourd’hui qu’il faut sauver la recherche, dans 5 ans ce sera trop tard !
Le CA de Sauvons la recherche.

30/04/07 - 11:00

"l'internet 'made in France".


Le groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste) s'alarme d'un projet de décret visant à faciliter la surveillance des internautes qui menace, selon lui, "les libertés publiques et le développement du numérique en France".

"Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'internet 'made in France'", affirme Philippe Jannet, président du Geste.

Selon lui, ce projet de décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004, modifiée par la loi relative à la lutte contre le terrorisme, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à l'internet conservent "toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat sur simple demande".

"Fantasme Big Brother"

"Des travaux interministériels sont en cours" sous l'égide du ministère de la Justice pour établir un projet de décret destiné à "préciser la nature des données devant être conservées, la durée et les modalités de leur conservation", a-t-on confirmé au ministère de l'Industrie. Les professionnels du secteur sont "naturellement associés à ces travaux et ont été régulièrement consultés".

Mais pour les éditeurs en ligne, "sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend -comme aucun autre- le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays".

Le texte exprime le "fantasme Big Brother: tout savoir sur tout et tous, même l'impossible", considère le président du Geste qui regroupe les principaux éditeurs de sites en ligne (portails généralistes, opérateurs téléphoniques, sites de chaînes de télévision, de radio, d'agences et de journaux).

"Auxiliaires de justice ou indics"

Lors d'une réunion organisée par plusieurs ministères, certains professionnels ont fait valoir que cette conservation de données leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains, poursuit Philippe Jannet.

"En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des indics, l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui".
Philippe Jannet rappelle que jusqu'alors, seuls les fournisseurs d'accès à internet et les hébergeurs étaient soumis à cette exigence.

30/04/07 - 09:59

Il ne sera jamais mon Président...



30/04/07 - 09:40

La France d'après....Le film de votre nouvelle vie !!! Chapitre n°2

30/04/07 - 09:00

La France Présidente


Le pacte présidentiel en animation flash et vidéos :
http://www.desirsdavenir.org/lafrancepresidente/

Interrogée sur le discours du candidat UMP, dimanche à Bercy, Ségolène Royal a observé que Nicolas Sarkozy avait "une nouvelle fois changé d'avis" sur la proportionnelle. "Il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche tendue vers le Front national".

"La façon dont hier Nicolas Sarkozy a parlé des syndicats est brutale, violente et injuste. Une société a besoin d'organisations syndicales et la France aujourd'hui est dans un système très archaïque".
"La droite pendant cinq ans n'a rien fait. Moi, je propose le chèque syndical, le crédit d'impôt, l'encouragement à l'adhésion syndicale et en contrepartie les syndicats, parce qu'ils seront informés en amont des décisions pour l'entreprise, vont accepter de nouer des compromis sociaux".
"J'ai rencontré les responsables syndicaux, tous les responsables. Et la conférence salariale que je réunirai dès mon élection, si les Français me font confiance, va permettre de changer le paysage des relations sociales dans l'entreprise et de concilier la performance économique et le progrès social. C'est ça, un pays moderne".

"Il reste quelques jours pour convaincre, je m'y emploie", "En leur ouvrant les yeux sur le choix de société qu'ils vont avoir à accomplir, sur ce que va devenir la France pendant les cinq ans qui viennent."

Ségolène Royal a estimé que lors du meeting de son rival de l'UMP dimanche à Paris-Bercy, "on a encore assisté à un discours d'un grande violence, d'une grande brutalité."

"Je crois que ce n'est pas cela dont la France a besoin aujourd'hui".
"La France a besoin d'être réconciliée, d'être apaisée. Les Français ont besoin de se rassembler pour se relever parce que la France est aujourd'hui entre de mauvaises mains".

"le défaut de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il dit ce qu'il pense, ce qui veut dire qu'il fera ce qu'il dit, et c'est suffisamment inquiétant pour s'en alarmer aujourd'hui".

Ségolène Royal a estimé que le débat télévisé prévu mercredi soir entre elle et son rival de droite serait très important pour la "clarification" qu'elle en attend.

"J'en attends aussi que Nicolas Sarkozy accepte d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental parce que la morale politique consiste aussi à rendre des comptes".
"La situation économique est aujourd'hui difficile, l'emploi est dégradé, la précarité s'est creusée et à la veille du 1er mai, je le redis, mon combat principal, c'est le combat pour le plein emploi, c'est le coeur du pacte présidentiel que je propose".

29/04/2007

29/04/07 - 16:41

Le 6 mai, barrons la route à l’autoritarisme, votons pour défendre les droits et les libertés


Communiqué de la LDH

Contre-pouvoir et association civique luttant contre l'arbitraire, l'injustice et l'intolérance, la Ligue des droits de l’Homme n’intervient dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en jeu.

Nous venons de vivre cinq années de régression des libertés, de l’égalité et de la fraternité. Tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul courant politique. L’autoritarisme, le recours aux moyens d’exception ont accompagné le renforcement du contrôle social, le choix du tout répressif, le recul des droits des justiciables, les attaques contre l’indépendance des juges. L’insécurité sociale a été renforcée pour les plus faibles, la protection sociale fragilisée, la précarité du travail encouragée. Les « marginaux », les « différents », les jeunes des quartiers défavorisés, ont été traités en boucs émissaires, les étrangers traqués jusque dans les écoles maternelles, les familles les plus démunies sanctionnées pour leur pauvreté.

Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se substituant au CDI, sans parler du ministère de l’« identitaire » et de l’immigration… Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays : la poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un «rêve» mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales.

Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa démocratie. La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous. Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l’égalité et non les discriminations.

La Ligue des droits de l’Homme appelle à voter et à faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal

Témoignages :
La LDH ne s'engage pas sans raisons
Pour que la LDH en vienne à prendre position dans une élection présidentielle en faveur d'un candidat, il faut des raisons graves. Elle a dû peser et soupeser les conséquences de sa décision. Si donc la LDH, association qui jouit d 'une grande crédibilité, se prononce c'est qu'elle juge que l'élection de Sarkozy serait un danger pour les droits de l'homme dans notre pays. La Ligue des Droits de l'Homme n'est pas une association d'affreux gauchistes qui fait de la politique et qui se complait à taper sur un camp, en l'occurence la droite. Ce n'est pas son genre. Cette décision, hors-mis le cas de 2002, est assez exceptionnelle pour être signalée. C'est donc qu'il y a des raisons graves qui font que l'on doit faire barrage à celui qui depuis 5 ans a montré jusqu'où il pouvait aller - qui par exemple n'a pas hésité à s'attaquer à des enfants d'immigrés en cours de scolarité, rompant ainsi le pacte républicain - et qui n'a eu de cesse de chasser sur les terres du FN en reprenant ses idées. Sarkozy a un passé et un passif de ministre et de candidat. La LDH fait bien de le rappeler aux français. C'est une opération de salubrité publique.
Pierre.

J'aurais 18 ans un mois après les élections. je ne peux pas voter aux présidentielles. Je vois doucement la France qui s'achemine dans les bras de Sarko et j'ai peur. Oui, bon sang, j'ai peur. 200 sondages sur 200 le donnent gagnant. Mais pourtant il ne DOIT pas être président. Il faut empêcher cela à tout pris. les députés UDF baissent leur froc pour sauver leurs sièges. Les syndicats balivernent et s'amusent à employer de grands mots. On est mal. On est très mal. Il faut un vote massif pour Royal. Il faut faire mentir les sondages. Il le faut. Pitié, moi je n'ai pas le droit de vote mais pitié, heureux titulaires d'une carte d'électeurs, ne nous laissez pas faire. Les déçus de la défaite de Bayrou doivent oublier leur fierté. Un vote blanc c'est un vote pour Nicolas Sarkozy. Il faut voter Royal. L'alternative à Sarko, ce n'est ni le vote blanc, ni l'abstention mais c'est ELLE.
Iphigénie.

29/04/07 - 11:39

La France d'après....Le film de votre nouvelle vie !!!

29/04/07 - 10:58

Rien n'est joué !!!

29/04/07 - 10:17

La fin des barbelés.

Un air de Mai 1968 à l’approche de Mai 2007. Pas un séisme ce débat Royal-Bayrou , mais un glissement d’époque au regard des mœurs politiques.. La volonté d’en finir avec les jeux de rôles doctrinaires de l’entre deux tours d’une élection présidentielle. De rassembler sans annexer. Bref, la reconnaissance que le pays est trop mal en point, plongé dans une tétanie si proche de l’étrange défaite de Juin 40, pour se payer la tragi comédie des postures.

Cette fois, on a pu lister ensemble ce qui abîme et ce qui peut réparer la France. Et pas seulement ce qui fâche dans les coteries d’apparatchiks somnanbules. Les deux leaders se sont présentés comme les obligés de leurs électeurs. Pas comme leurs directeurs de conscience. Ils ont cherché les moyens de peser sur les leviers de la réforme du reste identifiés de longue date. Ils ont même levé des malentendus. Acté que centristes et socialistes pouvaient tirer dans le même sens. Ca fait du bien. Beaucoup de bien quand tout semblait se fermer sur un vieux scénario binaire.

Certes, on glosera toute la semaine pour savoir qui est le bénéficiaire de ce tango sur un volcan : Bayrou qui voit là ratifié tout son discours de premier tour sur la nécessité de sectionner les barbelés d’avant la chute du Mur de Berlin ? Et donc du Congrès d’Epinay … Et qui espère ainsi ramasser pour son parti la mise de la dynamique centre gauche en cas d’échec cuisant de la candidate intronisée par le PS ? Ou Segolène qui dans cette exercice où elle avait tant à perdre a encore une fois créé de l’irréversible. En expliquant sereinement et sans se renier, que la « logique des blocs » était d’un autre temps et que l’on pouvait faire « un bout de chemin ensemble » avec Bayrou. Quiconque aurait murmuré le dixième de cette suggestion au dernier congrès du Ps eut été fissa rayé des cadres. Là, ca passe. Ca passe d’autant moins mal , malgré les menaces d’Henri Emmanuelli, que se dessine un espoir qui a le mérite d’être tangible.

Une cohabitation des intelligences où le volontarisme peut payer et non pas seulement se payer de mots.

Un changement de mœurs, oui. Mais attention aux emballements. L’hypothése centre gauche reste en pointillé. François Bayrou qui voit la plupart de ses députés appeller à voter Sarkozy a d’abord défini son Parti Démocratique comme une formation charnière à l’Asssemblée Nationale. Votant un jour avec les uns. Un autre avec les autres. Ce qu’il avait déjà commencé faire. Les tabous tombent. Pour les Pacs, les concubinages, voir les noces, comme en Italie, priére de patienter.
Guillaume Malaurie.

28/04/2007

28/04/07 - 09:08

Il n'y a pas si longtemps !!!

28/04/07 - 08:37

"Rejoignez-moi !"


"La politique peut et doit encore beaucoup et, de jour en jour, je me sens de plus en plus prête à assumer la présidence de cette France présidente et c'est pour cela que je vous demande de me faire confiance".

"Je pense de plus en plus à François Mitterrand et à ce 10 mai 1981, et je crois que le profond désir d'alternance est aussi fort, aussi puissant et nous avons le devoir de le réussir et je sais qu'avec vous, cette réussite, cette victoire, elle devient ce soir possible. Je me bats avec vous pour gagner et cette victoire, nous allons l'arracher ensemble".

"Je tends aujourd'hui la main pour un vaste rassemblement des républicains de progrès".
"J'appelle tous ces hommes et toutes ces femmes à venir soulever la vague de la victoire qui permettra à la France de changer". "Rejoignez-moi!"

'"A l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient, que les messages se clarifient". "Vous allez avoir le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi d'un côté, et la candidate soutenue par Zapatero et par Romano Prodi. Voilà le choix qui est devant vous".

"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose". "Elle est possible". Il s'agit d'une "démarche nouvelle et surprenante pour quelques-uns, qui nous demande des efforts aux uns et aux autres pour sortir des dogmes, des idées préconçues ou des camps qui s'affrontent".

"Je suis convaincue que nous devons nous rassembler dès lors que nous considérons que les valeurs de paix civile et d'harmonie sociale nous sont communes, même s'il reste ici ou là quelques divergences".

"A tous ceux qui pensent qu'on peut réformer la France sans brutalité, que l'on peut protéger les exclus tout en étant compétitif sur le plan économique, que trop de violence latente et contenue risque de se déployer demain dans nos territoires et dans nos quartiers". "A tous ceux qui refusent ces fatalités, et partagent ces valeurs, je les appelle à converger massivement pour que la France puisse réaliser ce changement le 6 mai prochain".

"Je ne me pose pas tous les quatre matins, comme le fait le candidat de l'UMP, en victime".
"L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation, ou alors il faut faire autre chose. Je pense qu'il faut accepter à ce niveau de responsabilité la force des engagements, la force de la confrontation et l'échange d'idées et cesser de se présenter comme une éternelle victime".

"C'est assez drôle, car il n'en a pas vraiment le rôle quand je vois la somme des attaques, des mots violents, des mots de mépris qu'il a pour François Bayrou".

"Quand on fait le florilège des attaques qu'il fait sur moi dans ses meetings, on en remplirait tout un roman"."J'ai choisi de les ignorer et de ne pas y répondre".

"Jamais vous ne me verrez me mettre en position de victime. Je ne suis pas une faible victime, je ne suis pas une faible femme. Je suis, comme disent les Antillais, une femme debout, je suis une femme solide, je suis une combattante! Je vais vous conduire à la victoire. Je sais qu'elle est possible, qu'elle est à portée de main. Elle dépend de nous".

27/04/2007

27/04/07 - 10:47

Citations du sauveur de la France.


"Il faut libérer ce pays engoncé dans la réglementation."

"Les fonctionnaires ne seront plus entravés dans leur action par des règlements trop étroits et par des contrôles trop nombreux. Ils seront plus libres ; ils agiront plus vite. Mais ils seront responsables de leurs fautes."

"Demain tout sera possible parce que dans la France refaite, l’argent ne sera que le salaire de l’effort."

« Suivez-moi et gardez confiance dans la France éternelle ».
Nicolas Sarkozy...
Heu non pardon....Le maréchal Pétain.

Nicolas Sarkozy termine tous ses discours par la formule : « Vive la République et par dessus tout, vive la France ». Il aurait pu dire « Vive la France et par dessus tout, vive la République ».
Il va falloir que je lui explique, que je mette les points sur les « i », puisqu’il est candidat à la présidence de la République, il faut qu’il sache pourquoi un Républicain ou une Républicaine, un vrai Républicain ou une vraie Républicaine ne pourraient pas dire, jamais dire une chose pareille, parce qu’il y aurait alors, instantanément, une alerte, une alerte immédiate qui se déclencherait… Un Républicain ne met pas la France au dessus de la République parce qu’un Républicain sait que ceux qui ont mis la France, un jour dans l’histoire, au dessus de la République, ont toujours pris en otage la France et ont tué la République. Tous ? Oui. Tous. Absolument tous. De la Restauration en passant par les deux Bonaparte, le Grand et le Petit pour finir par Pétain.

27/04/07 - 10:32

Rassemblement


« Ségolène Royal est dans une démarche de rassemblement au deuxième tour de l’élection présidentielle sur la base de son Pacte présidentiel et des propositions qu’elle formule. Ségolène Royal a constaté un certain nombre de convergences sur les problèmes essentiels d’organisation de notre société ; la conception de la République, quelle République voulons-nous ; un Etat impartial sur, on pourrait dire, l’absence de tensions ou la volonté d’absence de tensions dans les villes et dans les quartiers ; sur les politiques éducative et écologique ; tout ça, elle a constaté ces convergences avec le programme de François Bayrou. Elle a proposé – c’est tout à fait normal dans la clarté d’une combinaison – un dialogue public à François Bayrou pour éclaircir un certain nombre d’éléments. »

« Elle ne fait pas de concessions. C’est une démarche qu’imposent, on pourrait dire, les institutions de la 5ème République. Au premier tour, on rassemble son camp et, au deuxième tour, on essaye de rassembler plus de 50 % des Français. Elle a déjà rassemblé la gauche et l’extrême gauche, les écologistes, il est normal de se tourner ensuite vers celui qui a défendu une conception de la République assez proche de la sienne. Je voudrais indiquer la dureté des propos de François Bayrou à l’endroit de Nicolas Sarkozy, il l’a comparé à Berlusconi, et je pense que c’est assez juste. »

« Il ne s’agit pas d’alliance. Il s’agit bien, je le redis, autour du Pacte présidentiel, de rassembler une majorité de Français. C’est la démarche de rassemblement de Ségolène Royal pour une société apaisée. »

"C’est un rassemblement qu’il faut faire. Je dois vous dire qu’il est plus facile de rassembler d’Olivier Besancenot à François Bayrou que de rassembler de Jean-Marie Le Pen à François Bayrou. Donc, la démarche de rassemblement de Ségolène Royal portera ses fruits parce que les électeurs sont conscients de ce qui se passe."
François Rebsamen.

27/04/07 - 09:46

N'oubliez pas de tirer la chasse...

27/04/07 - 09:16

Vous imaginez la France d'après ?!?!

Nicolas Sarkozy pris la main dans le PAF ? Le patron de l'UMP a le bras long et le coup de fil frénétique. A force de collectionner les amitiés chez les patrons de chaînes et de multiplier les appels et interventions en tout genre dans les médias, le candidat UMP a vite été soupçonné hier d'être le principal responsable du pataquès entourant l'organisation du débat Royal-Bayrou. Le staff de Sarkozy ne cache pas qu'il voit d'un fort mauvais oeil la tenue d'une telle rencontre. Surtout, les sarkozystes n'avaient aucune envie qu'elle se tienne sur des chaînes comme Canal + et i-Télé, réputées être plutôt regardées par un électorat de classes moyennes «bobos» oscillant entre les votes Bayrou et Royal... Disposer d'un temps d'antenne équivalent en réponse sur ces canaux-là intéresserait donc moins le candidat UMP.

Deux de ses proches ne se sont pas privés hier de relayer ce message, tant auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) que des chaînes elles-mêmes. Le patron du CSA, Michel Boyon, ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, aurait ainsi eu une conversation avec un lieutenant de Sarkozy. Celui-ci lui aurait fait comprendre, sans grand mal, qu'il serait de bonne politique que le débat Royal-Bayrou ne se tienne pas. Le même type de message aurait été relayé par un autre conseiller de Sarkozy du côté de la Chaîne parlementaire et de Public Sénat, un temps intéressées par l'organisation de ce face-à-face, ainsi que vers une chaîne de la TNT susceptible de se mettre sur les rangs.

A l'issue d'une séance de travail au CSA pour la préparation du débat Royal-Sarkozy du 2 mai, le directeur de campagne du candidat UMP, Claude Guéant, a estimé qu'un débat Royal-Bayrou soulevait un «problème de compensation des temps de parole». L'entourage de Sarkozy était plus explicite : qu'il soit organisé par la presse régionale ou par Canal +, le débat entre les candidats du PS et de l'UDF «compromettait» la participation de celui de l'UMP à l'émission qui lui aurait été ensuite offerte pour rétablir l'égalité du temps de parole.

Il n'y aura pas de débat Bayrou-Royal , balaie le SPQR, c'est Mme Royal qui est invitée» . Immédiatement, l'entourage de la candidate relaie une méchante rumeur : Nicolas Sarkozy aurait fait pression sur le SPQR pour tordre le coup au débat.
A 11 heures 30, Royal reprend à son compte les bruits : «Il parait qu'il y a eu quelques pressions, je suis étonnée», dit-elle faussement naïve. «On trouvera d'autres solutions. Heureusement, la presse est libre, sauf quand elle subit des pressions. Mais ce débat aura lieu.»

Le SPQR et l'UMP, dans un bel ensemble, démentent. Sauf que, explique à l'AFP le responsable d'un quotidien régional : «Ségolène Royal ayant désiré transformer son forum en un débat avec François Bayrou, l'entourage de Nicolas Sarkozy a alors fait valoir que ce dernier n'aurait donc pas été traité médiatiquement de la même façon et que cela compromettait sa propre participation». Pas de pression, non, du chantage...

Face à ce sac de noeuds, Canal + a fini par jeter l'éponge. Selon l'entourage de Ségolène Royal, la chaîne cryptée a justifié sa décision par... un refus de l'UMP et de Nicolas Sarkozy de s'exprimer. Et le CSA d'entrer dans la danse : dans un communiqué, le Conseil présidé par Michel Boyon, l'ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, a démenti «être intervenu auprès de Canal + au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne». Et les rumeurs de coups de fil de Sarkozy au CSA de courir.

Pour Jack Lang, conseiller de Royal, l'affaire est entendue : «C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information. Manifestement, des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis.»
Furax chez Royal, on l'est aussi chez François Bayrou : «Il ne peut pas accepter ce genre d'intervention. Il pense que quand on interdit quelque chose, il faut le faire, il ne se couchera pas. La télévision n'appartient pas à quelque force de pression que ce soit.» Julien Dray, autre conseil de Royal, affirme que le débat se tiendra «d'une manière ou d'une autre».

"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est", a affirmé François Bayrou.
"Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude".
Le candidat centriste, qui a obtenu 18,57 % des voix le 22 avril, a dénoncé "la propension" de Nicolas Sarkozy à "verrouiller" l'information, mais a assuré que ce débat entre la candidate socialiste et lui-même aura lieu.
"Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée".


26/04/2007

26/04/07 - 15:05

La Démocratie en marche !!!


"Ce n'est pas le président de la PQR ( Presse Quotienne Régionale ) qui, paraît-il, a été reçu ce matin par Nicolas Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat".
"On trouvera d'autres solutions. Ce n'est pas un problème.
En France, la presse est libre, sauf lorsqu'elle subit quelques pressions, ce qui est tout à fait dommageable".

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura lieu samedi 28 avril à 11 heures et sera retransmis sur i-Télé (TNT), Canal+ (en clair) et France Inter.

26/04/07 - 14:27

Relents homophobes ou intimidations ?


L’UMP a-t-elle un sens aigu du " timing " et sans aucun doute de bonnes relations avec le Ministère de l’Intérieur ?
Et une bien curieuse conception de la liberté d’expression et de la pluralité des médias ?
Mécontent de trouver face à lui quelques médias indépendants et fragiles qui ne lui consacrent pas des pleines pages photos ou ne lui font pas allégeance, le Ministère de l’Intérieur menace le plus ancien journal homosexuel français, " Illico ", gratuit né en 1988 il y a presque 20 ans.

Le contenu rédactionnel et publicitaire de ce journal n’a pas changé depuis des années, avec des annonceurs issus de sites internet et de lignes téléphoniques pour des rencontres. La menace de fermeture est pour le moins troublante, à quelques jours du 2ème tour.
Si ce journal publiait des choses illégales, les services de la place Beauvau auraient dû le voir et le signaler depuis 2002. Quoi qu’on en pense, le type de publicités souvent insérées dans ce journal (où quelques ministères et institutions achètent régulièrement des pages) n’ont pas été interdites au fil des lois de ces dernières années, et on en trouve certaines comparables dans divers médias LGBT (comme Têtu) mais aussi dans Libération et même des magazines grand public, y compris des magazines télé...
A quand les catalogues de vente par correspondance avec " masseurs vibrants " interdits dans les chaumières ?
A quand les DVD de la série " Sex in the City " classés X ?

Il s’agit ici manifestement soit d’une bourde isolée mais non dénuée de relents homophobes, soit d’une tentative d’intimidation directe envers une rédaction critiquant clairement le projet de société de l’UMP et penchant pour la candidate de gauche Ségolène Royal.

Au nom de la diversité, de la liberté et de l’indépendance des journalistes et des médias, le gouvernement UMP doit clarifier sans aucune ambiguïté ses intentions sur cet exemple précis de menace de censure.

Christophe Girard
Adjoint au Maire de Paris et membre du Conseil Politique de Ségolène Royal

26/04/07 - 11:53

Imaginez la France d'après ...ou chronique d'une insurrection citoyenne.


Ce soir dans le métro a eu lieu une intervention de la police particulièrement choquante. Le métro de la ligne 4 en direction de la Porte de Clignancourt venait de quitter la station Etienne Marcel lorsque l’attention des passagers de la rame, dont la plupart étaient debout en cette heure d’affluence, fut attirée par la voix forte d’un homme noir disant : « Vous avez des enfants, vous avez une famille, vous aussi. Ne faites pas ça. » L’homme en question était habillé d’un pardessus noir et d’un costume, portait des lunettes et un chapeau assez chic. Il était accompagné de sa femme et de ses deux filles, dont l’une était dans une poussette que sa mère tenait.
A 20h42, cette famille noire était donc entourée de quatre policiers munis de matraques. Ces agents lui ont demandé plusieurs fois de sortir, ce à quoi il a répété la phrase précédemment citée tout en restant poli et plutôt calme vu que la situation devenait de plus en plus tendue.

Un agent lui a saisi le bras et de là où je me trouvais, je n’ai pu les voir que de dos. De nombreux coups de coudes accompagnés par des cris d’intimidation ont été donnés par les quatre agents qui finirent ainsi par sortir l’homme de force de la rame sans se soucier des coups de coudes perdus portés malencontreusement à sa femme et à la petite fille dans la poussette. La femme effrayée et en pleurs s’est accrochée à son mari tout en tirant la poussette de son autre main. L’homme a perdu ses lunettes que j’ai pris la peine de ramasser bien qu’elles furent piétinées par les agents aux gestes très violents.

Là où la foule a toujours accepté de circuler et de se laisser intimider par les agents, ce soir, des citoyens de toutes origines ethniques se sont groupés autour de cette exhibition d’autorité policière. Arrêter une famille en public, brutaliser volontairement ou non des enfants devant témoins, ça ne peut pas passer.

Nombreux sont ceux qui ont tenté d’entamer un dialogue avec les quatre agents au sujet de la petite fille dans la poussette, effrayée par les cris et les coups de bras donnés par les agents. La réponse d’un des agents fut de nous menacer avec sa matraque en hurlant de nous reculer puis en sortant une bombe lacrymogène. Des rappels à la raison ont été lancés aux agents des forces de l’ordre (sic ?) : « il y a un enfant, n’utilisez pas une bombe lacrymogène » ou encore « ne faites pas ça devant sa famille ! Vous n’avez aucune décence ? » D’autres faisaient un appel à la raison « Vous avez une conscience ! Revenez à la raison, arrêtez de les brutaliser ! » et quelques-uns se scandalisaient « vos méthodes sont lamentables, c’est une honte ce que vous faites ! » La panique gagnant les agents, ils ont fait appel à du renfort.

La foule non violente grossissant à chaque instant. Des cris de colère contre le racisme et des insultes à l’égard des policiers furent alors criés par des gens à l’arrière de la foule, mais elles ne furent pas suivies par le sitting qui faisait front à la police. « Sarko perd des électeurs ce soir » a lancé une jeune femme blonde. « Les nouveaux nazis ne passeront pas » a crié un homme en costume.

Un maître-chien qui a menacé de lâcher son animal sur ceux qui ne reculeraient pas. Au bout de quelques minutes, ces agents en colère ont poussé la foule avec violence et sorti les matraques en geste de menace.

Mais la foule n’a pas cédé. Sans lutter, sans haine, cette marée humaine est restée unie, assistant aux derniers instants de l’arrestation et à la crise de nerfs d’une jeune femme blanche qui, après s’être penchée sur la poussette pour protéger l’enfant fut poussée et à reçu des coups avant de s’être elle-même retrouvée entourée par des policiers. Son portable fut cassé par un des agents. Etait-ce un geste involontaire ? Durant toute l’intervention, de nombreuses personnes ont filmé, photographié les méthodes scandaleuses de cette arrestation catastrophique.

Les méthodes violentes appliquées ce soir, le manque de professionnalisme, la pathétique gestion de la situation, les menaces verbales et physiques pratiquées par les agents sur la foule scandalisée par leur brutalité sur une famille, tout cela est inadmissible.

La jeune femme qui a défendu l’enfant a dit : « Ce n’était pas un simple contrôle ! Moi je suis blanche, je n’ai jamais été contrôlée et j’assiste tous les soirs à ce genre d’arrestations sur des personnes noires. » La réponse de l’agent fut d’une honnêteté inespérée : « On ne vous contrôle pas parce que vous avez l’air d’être en règle. » Délit de faciès ?

Quelle réaction la police attendait-elle de la foule alors qu’elle arrêtait un père de famille à une heure de pointe dans le métro ? La police pense-t-elle que ses menaces, ses coups, sa violence sur une famille et des enfants en bas âge, son autorité déplacée et son discours de manipulation suffira à changer la foule en passants qui circulent sans broncher ? Pouvons-nous encore avoir confiance en la police ? Combien d’arrestations de personnes noires encore avant que la foule ne change son sitting pacifique en manifestation de défense violente ?

Ce voyageur n'avait pas sa carte orange. Sa femme et ses enfants avaient un titre de transport.
Alwen Kelek.

26/04/07 - 11:15

La Génétique du Fascisme.

26/04/07 - 10:05

A vous de juger.


Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."


25/04/2007

25/04/07 - 14:46

"Ministère de préservation de la race blanche"


Quand Sarkozy a proposé son "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", la réaction de François Bayrou, lors de son meeting de Perpignan du 9 mars, a été celle-ci : "Dans une campagne électorale, il arrive qu'on ait des déclarations risquées mais il y a une chose qu'il ne faut pas faire, c'est que ces déclarations remettent en cause les principes républicains les plus élémentaires. L'Histoire de la France nous a appris qu'il ne faut pas mélanger les questions d'identité nationale avec d'autres questions qui tiennent à l'origine par exemple. Je suis persuadé qu'il faut faire très attention quand il s'agit de sujets comme ça, en se souvenant du passé". Hors des micros, Bayrou dit exactement la même chose, mais en termes beaucoup plus directs :
"En campagne, on peut dire beaucoup de conneries. Mais on n'a pas le droit de jouer avec ça. Sarko est givré. Il n'a aucun sens de l'Histoire". Bayrou assène ici à Sarkozy une belle gauche.



25/04/07 - 14:12

Pourquoi tant de haine ? !!!


Pierre Albertini (UDF), député-maire de Rouen, s'est rallié hier, mardi 24 avril, à Nicolas Sarkozy à l'occasion du grand meeting du candidat à la présidentielle au Grand-Quevilly (Seine-Maritime). «Même si je n'approuve pas dans la totalité les propositions de Nicolas Sarkozy, je constate une très forte convergence sur les grands objectifs», a déclaré le maire de la première ville UDF de France.
C'est l'occasion de rappeler que Pierre Albertini avait rejoint en janvier 2006 «l'entente parlementaire pour la défense du droit de l'enfant à être élevé par un père et une mère» et signé «l'appel à la protection de l'enfance, au nom de l'éducation et contre le mariage gay», une pétition à l'initiative d'un autre élu UDF, Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val.

Pierre Albertini, UDF (Seine-Maritime) : “Je suis tout à fait hostile à tout ce qui pourrait donner un statut et un brevet de respectabilité aux ‘couples’ homosexuels.” (septembre 98)
En plus de ces outrages, ce député a signé la pétition homophobe de Michel Pinton des maires contre le CUS (Pacs).

• A voté contre le PaCS

Contre le devoir de mémoire
Le 22 janvier 2002, il a voté contre la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 62 comme "Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie".

Contre le droit des femmes à disposer de leur corps
A voté contre la réforme de l'IVG et de la contraception du 5/12/2000.


25/04/07 - 10:28

Gayattitude.



25/04/07 - 08:48

La Force tranquille...



J’appelle, ce soir, à Montpellier, une majorité de citoyens à refuser un pays fragmenté en ghettos de riches et en ghettos de pauvres. Je sais qu’une majorité de Français, et je m’adresse à eux, ne veut pas qu’une partie du pays soit constamment dressée l’un contre l’autre. Je sais aussi que les Français refusent le mépris social et la brutalité qui l’accompagne. La France ne veut pas d’un pouvoir politique, économique et médiatique confisqué entre les mêmes mains.

Et ceux qui portent ces projets ou ceux qui flattent toutes les peurs et toutes les inquiétudes récolteront le désordre et le malheur pour notre pays. Et cela, vous ne le voulez pas, et moi non plus, je ne le veux pas !

Et d’abord, la France présidente, c’est la République du respect, et le respect, ça consiste d’abord, oui, à défendre la valeur travail, mais pas en donnant quelques heures supplémentaires à ceux qui en ont la possibilité, mais bien en donnant un emploi à chacun et à chacune. Notre combat, c’est celui de la France du plein emploi.

Ce combat-là, nous le gagnerons, parce que je ferai tout pour favoriser la croissance des entreprises créatrices de richesses et d’emplois, mais rien ne sera concédé sur le respect dû aux salariés, à commencer ceux qui sont aux plus bas salaires, l’emploi des jeunes, la Sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie. Oui, je serai celle qui va réconcilier l’efficacité économique, la justice sociale, le progrès social, la sécurité au travail, la hausse des bas et des moyens salaires, et en même temps la responsabilité individuelle. Voilà le nouveau pacte social que je vais nouer avec les entreprises pour réussir une nouvelle croissance durable.

La France présidente sera aussi celle de l’excellence écologique, et nous allons relever ce défi et rattraper notre retard, parce que, à l’échelle de l’Europe, nous ne sommes pas fiers de voir comment, à chaque fois qu’il y a des enjeux écologiques, à chaque fois qu’il faut affronter le lobby de l’argent ou des gros lobbies industriels, à chaque fois qu’il faut affronter les pesanteurs, eh bien la France n’est pas au rendez-vous. Demain, avec moi, la France sera au rendez-vous du combat écologique, du défi à relever pour notre planète. Et aucune justification, aucun lobby économique ne sera fondé à nous expliquer qu’il est impossible d’agir.

La première décision sera celle concernant le moratoire des OGM en plein champ, parce que les Français ont droit à un débat écologique transparent, ils ont droit à accéder aux données scientifiques, c’est cela la démocratie participative, et ils ont droit de comprendre les enjeux énergétiques, et le débat public sur les énergies sera également immédiatement ouvert pour que ces choix soient décidés par les Français et par eux seuls.

D’ailleurs, chaque fois, dans le domaine environnemental, que le pouvoir a été confisqué aux citoyens, chaque fois, il y a eu du mensonge et des catastrophes écologiques : le mensonge sur l’amiante, sur le mensonge sur le nuage de Tchernobyl, le mensonge aujourd’hui sur les OGM. Demain, la République sera une République de transparence, de vérité, de confrontation des points de vue avant les décisions, car l’autorité de l'État est d’autant plus juste et ferme qu’elle s’appuie sur des délibérations populaires. Et c’est tout le sens de la République nouvelle que j’appelle de mes vœux, c’est tout le sens de la démocratie participative qui fera son entrée dans la Constitution avec le référendum d’initiative populaire, avec les jurys citoyens, avec l’interdiction du cumul des mandats, avec la suppression du 49.3.

Puis nous allons construire une France qui rassemble toute son histoire, ses trajectoires diverses, une France colorée, une France métissée dans laquelle plus aucune discrimination ne sera tolérée.

Je vous propose aussi de construire une France généreuse pour une jeunesse libre et responsable, et pour cela, l’éducation sera notre première tâche et notre première priorité.

Je vous propose une France solidaire de ses anciens, car là aussi, l’hypocrisie des mots n’est plus supportable. Nous assurerons sans faiblesse la sécurité des personnes, mais nous garantirons en même temps, sans faillir, les libertés publiques.

Je vous propose de mettre en place de nouvelles règles du jeu pour refonder le pacte républicain. C’est d’abord cela cette histoire que nous écrivons : quel pacte républicain allons-nous refonder ensemble ?

Je vous propose de mettre le peuple souverain au cœur de l’action publique, notamment aux fins d’assurer sa représentation équitable dans sa diversité au Parlement. La démocratie doit devenir notre vie politique au quotidien. Et je veux une France qui revienne à la table de l'Europe, avec une Europe qui se relève, une Europe sociale, une Europe qui se protège, une Europe dont l’objectif est de tenir sa place dans toutes les actions de paix à l’échelle de la planète, et dont l’une des premières priorités sera aussi de redéfinir, de réformer les actions de co-développement pour réduire les écarts entre l’Europe et le continent africain. Voilà notre objectif !

Ces valeurs de paix civile et d’harmonie sociale sont communes, j’en suis sûre, à une majorité de Français et de Françaises. Alors j’appelle toutes celles et tous ceux qui partagent ces valeurs, quelle que soit la diversité de leurs sensibilités à converger pour les soutenir et pour se rassembler majoritairement autour du pacte présidentiel.

Vous l’aurez compris, c’est cette convergence qui fera la dynamique électorale et qui va créer les conditions de la victoire, c’est cette convergence qui va construire la nouvelle majorité présidentielle de la France présidente, le 6 mai 2007.

Ensemble, donnons de la force à cet élan, donnons à la France l’énergie dont elle a besoin. J’ai besoin de vous parce que la France a besoin de vous.

Je remercie du fond du cœur tous les candidats de la gauche et des écologistes qui, sans tarder, ont appelé à se rassembler sur mon nom, avec une pensée particulière, si vous le permettez, pour Arlette Laguiller qui, pour la première fois, a franchi le pas. Mais je remercie, bien évidemment, aussi tous les autres : Marie-George Buffet, José Bové, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, et je leur dis que leurs idées et que leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel.

Je veux dire, pour élargir ce rassemblement, et pour lui donner toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, je veux dire à toutes celles et tous ceux qui ont souligné, pendant cette campagne, les dangers que représenterait pour la France une droite dure, une droite dure pour les modestes, mais généreuse pour les plus aisés et pour les plus riches, à tous ceux-là, je veux leur dire, à tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l’emporter sur les valeurs boursières, à toutes celles et ceux qui pensent que, pour que la France avance, elle a besoin d’un Etat impartial et garant des libertés publiques, à toutes celles et tous ceux qui ont la conviction que l’on ne doit pas se laisser s’installer les violences et les fractures dans nos quartiers, à tous ceux qui pensent que la réforme se fait d’abord par le respect, à tous ceux qui pensent que l’on peut réformer en profondeur notre pays sans le brutaliser, à tous ceux-là, je dis que le 6 mai, le choix est clair.

Il y a désormais deux voies possibles, et ce débat démocratique, il est aujourd’hui porté à son plus haut niveau : il y a la voie de la division et celle de la réconciliation, que je veux incarner.

Il y a, d’un côté, la voie de la brutalité, et de l’autre celle du dialogue et de la concertation que je vous propose. Il y a, d’un côté, la voie du chacun pour soi, de la concurrence et de l’expérimentation sauvage, ou celle de la solidarité et de la réforme dans le calme.

Nous aurons le choix, en clair, entre reconduire la majorité sortante, son candidat, ses méthodes, son incitation brouillonne, ses échecs répétés sur tous les fronts : de l’emploi, de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’ordre public, et j’en passe, ou bien essayer autre chose et changer de politique, et c’est à cela que je vous invite.

Bref, il y a le choix, d’un côté, entre le candidat soutenu par Berlusconi, et de l’autre, la candidate soutenue par Zapatero.

Comme les Français, que j’ai longtemps écoutés, je veux une France qui avance, mais pas au détriment des plus pauvres, des sans grades ou des laissés-pour-compte, je veux, comme les Français, une France qui fasse confiance à sa jeunesse, à son intelligence, à ses talents ignorés ou empêchés, mais aussi qui veille au sort de ses anciens, de ses exclus et de ses handicapés.

Comme eux, je veux une France présidente de la démocratisation d’accès à la culture et à l’éducation, et à la beauté.

Je veux une France qui, à nouveau, fasse confiance à ses chercheurs et à sa matière grise, alors que ceux-ci quittent notre territoire.

Oui, je veux conduire une France qui s’appuiera sur tous ses atouts, et ils sont nombreux, sur tous ses talents, sur tous ses territoires dans leurs diversités. Et c’est parce que cette France sera au clair sur ses valeurs fondamentales qu’elle pourra alors se tourner vers les autres, vers l’Europe, vers le monde, vers la compétition internationale, mais s’engager aussi avec confiance pour batailler afin qu’un ordre international plus juste s’établisse à l’échelle de la planète, car, on le sait bien, nous ne nous sauverons pas tout seuls, mais aussi en entraînant les autres vers le haut. C’est à cela que je vous invite !

Je vous propose aussi d’être celle qui fera souffler un vent nouveau sur des institutions dépassées et vulnérables, et on l’a si souvent vu, qui se prêtent à toutes les dérives monarchiques et à toutes les tentations claniques. Et ça, ce n’est pas ma façon de voir la politique, bien au contraire.

Je suis une femme libre, et j’entends le rester. Je ne dépends d’aucune puissance d’argent, je ne dépends d’aucun lobby économique, je sais m’affranchir de certains dogmes, je n’ai personne à placer, c’est vous qui m’avez faite, et c’est à vous seuls que j’aurai à rendre des comptes.

Je rassemblerai une équipe d’hommes et de femmes choisis sur le seul critère de leurs compétences, de leur dévouement et de leur sens de la morale publique. Et avec eux, car l’engagement politique, c’est ceci : nous sommes là pour servir et non pas pour se servir.

Je veux rendre à la France la fierté de son histoire et de son action collective, je veux rendre à la France sa place, toute sa place au sein et au cœur de l’Europe, d’une Europe sociale qui luttera contre les délocalisations et qui se battra pour le progrès humain de tous ses habitants.

Je veux construire avec vous, c’est mon désir le plus cher, une France que l’on entende mieux et davantage face aux extrémismes, aux fanatismes qui prennent en otage des régions entières de la planète. Je veux une France qui, s’écartant de la tentation de repli, renoue avec l’idéal de la République, l’idéal des Lumières, l’idéal des droits de l’homme et de la femme, l’idéal de la citoyenneté et qui en fait sa force et sa beauté. Voilà à quoi je vous invite !

Venez, hommes et femmes de France, nous avons un grand destin à faire accomplir à notre beau pays. Venez, jeunes de France et forces vives d’une des plus belles nations du monde, rassemblons-nous, rassemblez-vous. Venez, serrons-nous les coudes ensemble, nous allons rendre le sourire à ce pays, ensemble, nous allons conjurer les mauvais démons de la mélancolie et du déclin, ensemble, nous allons reprendre confiance dans notre avenir, mais pas l’avenir pour quelques-uns, l’avenir au service du plus grand nombre.

Avec nous, ceux qui trébuchent vont pouvoir se relever, avec nous, ceux qui doutent vont pouvoir reprendre confiance, et notre responsabilité sera surtout de ne pas les décevoir, avec nous, tous ceux qui ont des projets pourront les réaliser, avec nous, aucun talent ne sera gaspillé, avec nous, la France sera forte et fière de toutes ses diversités, avec ces Français de toutes origines, avec tous ses quartiers, avec toutes ses régions, avec toutes les générations que j’appelle aujourd’hui à bâtir un devenir commun.

Chers amis, en avant, vive la République, vive la France !

Ps : (j'y étais !!! au milieu de 10.000 personnes joyeuses et motivées. En regardant tous ces visages, j'ai compris, que l'espoir d'une nouvelle politique était en marche. Je sais encore plus qu'hier que Sarkozy ne sera jamais mon président)

24/04/2007

24/04/07 - 13:56

Son projet c'est lui...Mon projet c'est vous !!!



« Une campagne présidentielle, ça n’est pas une union arithmétique, c’est une dynamique, ce n’est pas une addition. C’est un souffle que nous devons entraîner. J’en ai le courage, j’en ai la volonté, j’en ai l’exigence, j’en ai la cohérence, j’en ai la force et avec vous, nous allons gagner ! »

« Une nouvelle campagne commence et c’est vous, qui ce soir, lui donnez tout son sens pour que les Français, pour que les Français qui aujourd’hui sont appelés à avoir peur les uns des autres, à se dresser les uns contre les autres, puissent à nouveau se réconcilier, être fiers de leur pays et s’aimer à nouveau dans cette belle France que nous voulons voir avancer. C’est cela le pacte présidentiel. Je refuse l’affaiblissement de la cohésion républicaine. »

« Ce que je vous propose avec la France Présidente, c’est une démocratie où l’on respire librement, un gouvernement efficace qui s’assigne une obligation de résultat et qui rend des comptes. Un Etat sans gaspillage, sans arrogance, mais sans servilité à l’égard des puissances de l’argent et des libertés publiques garanties. Oui nous sommes nombreux, très nombreux à refuser les dérives excessives d’une concentration excessive du pouvoir, le refus d’un système verrouillé aux mains d’un seul clan et d’un seul parti. Et ma première responsabilité, c’est d’incarner ce changement profond.
Je mesure l’honneur qui m’est fait, je n’en tire aucune gloire personnelle.
Je mesure la responsabilité qui est la nôtre aujourd’hui et à laquelle vous êtes venus dire ce soir, très nombreux, que vous voulez aussi participer et faire réussir ce changement, ce vrai changement profond, ce souffle nouveau, cette espérance que les Français attendent. »

« Il s’agit aussi de rassembler une majorité de Français sur le pacte présidentiel, sur un projet d’avenir, sur une autre façon de voir le développement durable, sur un véritable projet qui réunit l’efficacité économique, les sécurités collectives, l’excellence écologique et la réforme de la démocratie qui va de paire avec la responsabilité individuelle. Voilà le nouveau modèle de société que je vous propose, celle du donnant-donnant, du gagnant gagnant où chacun est conduit à donner le meilleur de lui-même. »

« C’est pourquoi, je vous appelle à vous mobiliser par ce que je vous propose, c’est à la fois une fidélité aux valeurs de Gauche qui constitue le socle du changement et, en particulier, la conviction qu’une France plus juste est aussi une France plus forte. Mais c’est aussi, au-delà de ces valeurs de Gauche, qui pensent que libéralisme a échoué, qui croient que l’Etat a encore un rôle à administrer pour rendre chaque acteur économique plus efficace, ces valeurs de Gauche qui assurent aussi le maintien de l’accès de tous à la santé et qui refusent les déremboursements et les franchises médicales que proposent le candidat de l’UMP. Et c’est parce que je tiens bon sur ce socle de valeurs qui sécurisent et qui protègent la France, que je peux aujourd’hui vous dire, tournons-nous aussi vers des idées neuves, vers une autre façon de voir le monde, vers une nouvelle conception de la croissance économique, telle que je viens de la décrire, vers la convergence, vers la création de compromis sociaux, vers les intelligences collectives et, en particulier, sur la réforme de la démocratie sociale.
C’est cela, moderniser la France, c’est cela l’entraîner vers l’audace.
Voilà, le modèle, le beau modèle que je vous propose de bâtir ensemble, voilà la France nouvelle à laquelle je crois.
Voilà pourquoi je pense que les vieilles recettes ont faire leur temps et que ceux qui n’ont pas fait leurs preuves pendant 5 ans ne sont pas crédibles pour faire croire aujourd’hui qu’ils n’ont jamais gouverné. »

« Mobilisez-vous, mobilisez-vous ! C’est dans chaque rue, dans chaque quartier, dans chaque campagne, dans chaque maison, qu’il vous appartient de porter ce mouvement, ce mouvement d’espérance, ce souffle d’avenir, cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée sur les valeurs que nous portons et auxquelles nous croyons. Dans quelques jours, vous allez choisir le visage et les valeurs de la France. Je veux avec vous faire gagner la France et je vous demande de me faire confiance de mobiliser autour de vous, pour que demain, je sois la Présidente de cette France Présidente, dans une France qui sera fière de son choix, dans une maison France qui se remettra debout en remettant l’éducation au coeur de tout et en avant de tout, en donnant aux familles les moyens de bien élever leurs enfants, en donnant à tous les salariés la dignité dans leur travail et en poussant en avant toutes les énergies dont la France a besoin. Nous avons pour tout cela un devoir de victoire. Je vous appelle à vous mobiliser, en avant ! »

24/04/07 - 11:54

24/04/07 - 08:16

La France Présidente.


"Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la Franc