Bonjour et bienvenu.
Politique.Humour et beaux mecs.PD et énervé, mon blog est sans détour Anti-Sarko.Ce blog est également une compilation d'images que j'ai glané sur le net et que j'ai tenté de mettre en scène.Elles ont toutes étés les victimes de ma part, de recadrage, manipulation, encadrement, collage, déformation, colorisation et transformation à l'aide de plusieurs logiciels de retouches tel que Paint Shop, PhotoShop, Photo Impact etc...Les textes que vous lirez sont empruntés aux journalistes du Monde, Libération du Nouvel Obs, Marianne du Courrier International, Le Figaro, L'Humanité, le Point,L'Express, Le Midi Libre et 20 Minutes.J'espére que vous prendrez plaisir à entrer dans mon univers.
Le 1er février, à Strasbourg, une française d’origine camerounaise est contrôlée par des policiers de la PAF à la descente du tram qui la conduit chaque jour au centre de handicapés où elle donne des soins. Elle présente divers papiers mais n’a pas sa carte d’identité . Pour les policiers, qui prétendent avoir consulté le fichier national, le permis de séjour de cette dame, âgé de 51 ans, serait périmé depuis 1999. Elle est conduite au commissariat de police et proteste car elle doit donner des médicaments aux patients qui l’attendent. Menottée à un banc, elle se voit refuser le droit de téléphoner à son employeur. Soumise à une humiliante fouille au corps, elle affirme avoir dû se dévêtir entièrement devant une femme policière. Un peu plus tard, s’étant aperçu de l’erreur de ses subordonnés, un responsable de la PAF fait reconduire cette femme à son lieu de travail par un équipage policier, tout en présentant cela comme une faveur. Pour le directeur départemental de la PAF, la procédure s’appliquant aux porteurs d’un titre de séjour a été respecté… Sauf que cette dame est française mais il n’en reste pas moins que ce hiérarque policier ne comprend pas que la quinquagénaire outragée ait pu « mal vivre cette situation », un comble ! (Source, La Liberté de l’Est)
Gare du nord, un casseur ? un jeune de banlieue ? un flic aux ordres de Sarkozy ?
Ce jeune homme a été reconnu par de nombreux témoins comme n’étant pas un " jeune casseur " mais bien un flic aux ordres de Sarkozy en plein boulot de provocation
Juste avant il a été aperçu par de nombreux témoins en train de parler aux Crs et a des bacs en civil et sûrement repéré par les nombreuses caméras de vidéo surveillance.
Sur la photo, le "casseur" utilise un objet qui ressemble étrangement à la matraque télescopique faisant partie de l’équipement de la BAC .
...étonnant non ?
Que voilà une grave accusation ! est-ce la manifestation de cette remarquable maîtrise que loue le nouveau ministre de l'Intérieur, François Baroin, qui vole sur les traces de son maître ?
La France est en danger" : c'est le centriste Bayrou qui le proclame. Nous l'approuvons sur ce point. Elle est victime de cette surenchère entre le candidat UMP et l'extrême droite.
Aspiré toujours plus loin dans cette fuite en avant, Sarkozy durcira-t-il encore son action, tant il semble qu'il n'ait que prêté les manettes du ministère de l'Intérieur au zélé petit Baroin ? Jusqu'où la spirale de la violence fera-t-elle la folle toupie ? Et si d'aventure les présidentielles sacraient le petit Néron empereur d'une France policière, livrée à une répression aveugle, disproportionnée, arbitraire, raciale et sociale ?
Rappelons que notre pays est déjà condamné par Amnesty International, dans son rapport annuel portant sur l'année 2005, pour "les mauvais traitements et les homicides racistes imputables à la police" et l'impunité dont jouissent souvent leurs auteurs. Mais encore un effort, on peut faire mieux ! Pourquoi pas un nouveau Charonne ? Ou des ratonnades comme en 1961, sous ce cher Papon ? Mais modernisées : avec flashballs et Tasers, ces nouvelles armes qui envoient des décharges électriques de 50 000 volts.
(167 morts recensés aux Etats-Unis depuis 1999).
Un Sarkoland tel qu'on le cauchemarde pourrait vite être déchiré par des affrontements insurrectionnels, bien au-delà du cercle des casseurs et des voyous. Certains n'attendent que ça, les "hommes forts", les nazis en herbe. Sait-on les manipulations que peuvent fomenter des groupuscules d'extrême droite, dans une dérive vers la stratégie de la tension chère aux "années de plomb" en Italie ? Ne sont-ce pas là les germes de la guerre civile ?
Après 6 mois d'existence et près de 10.000 pages lues par plus de 2800 visiteurs chaque mois, il était temps pour moi de vous remercier.
Merci à vous pour votre soutien et pour vos encouragements.
Merci pour vos commentaires qui alimentent ma reflexion.
Merci d'avoir diffusé vers l'extérieur de GA l'adresse de ce blog.
Et enfin merci au webmaster pour cet espace de liberté.
2428 personnes ont vu cet article " Demandez le programme " il est à ce jour le plus lu.
Voilà donc le problème de notre beau pays clairement identifié, l’immigration, et la solution trouvée, brutale. Comme toujours quand on a peur, quand on ne sait plus trouver les mots du dialogue, on fait monter les murs.
L’immigration, donc… Cette drôle de population black et beur que l’on admire et que l’on adule dans l’équipe de France de foot mais que l’on tolère à peine dans nos villes. Cette drôle de population, entassée dans les banlieues, au bord de la révolte, qui nous renvoie, souvent avec désespoir, les valeurs de la République.
Dans ce débat, Nicolas Sarkozy a depuis longtemps choisi sa voie et son camp, c’est l’ordre par la force… Il faut rassurer les bonnes gens de Neuilly. Un pas de plus vient donc d’être franchi, on va pouvoir bien identifier ceux qui sont « dedans », priés de se fondre très vite dans l’identité nationale, et ceux qui sont dehors. De chaque côté du mur.
Et évidemment, je ne crois pas aux murs comme réponse à un problème. Le mur donne l’illusion de la sécurité, mais il est un parfait chaudron à faire monter les frustrations, la haine, et la violence.
La gauche n’a jamais négligé la sécurité dans ces quartiers, elle y a déployé la police de proximité, mais elle a toujours considéré que la banlieue était d’abord un immense problème social qu’il fallait traiter avec les outils du social. Cette approche-là, me semble-t-il, a atteint aussi ses limites.
Et si nous essayions une troisième voie, si sans nier ni les problèmes de sécurité ni l’intense misère sociale qui règne souvent dans ces quartiers, nous acceptions, volontairement, de porter sur ces banlieues un regard complètement différent ?
Je me souviens aujourd’hui encore avoir découvert avec étonnement, puis admiration, le film de promotion de la candidature de Londres aux J.O. La France avait vendu un Paris éternel, très romantique, très blanc, celui de Catherine Deneuve et de Gérard Depardieu. Londres a vendu sans complexe ce qu’elle est aujourd’hui, une ville multiculturelle, asiatique, noire, et anglaise. « Une ville où plus de deux cents nationalités vivent côte à côte, en paix » avait dit Ken Livingstone. Je me souviens encore, dans ce film, dans les rues de Londres, de cet ouvrier en travaux publics, noir bien sûr, attrapant le long bâton avec lequel il travaillait, et, lui aussi saisi par le rêve des JO, se mettant à s’élever dans les airs et à sauter à la perche…
Si, donc, nous acceptions ce que nous sommes en réalité aujourd’hui, cette population mêlée d’origines ? Si nous avancions vers la banlieue en abandonnant Starsky et Hutch aux séries américaines, et sans apitoiement social ?
Le hasard a fait que j’ai croisé, ces derniers mois, des jeunes de cette banlieue là…Et que ce qui m’a frappée d’abord, c’est l’énergie très profonde, très saine, qui émane de cette jeunesse. Et si nous acceptions cette force, black et beur, comme un atout pour notre pays ? Si nous acceptions définitivement l’idée de l’intégration ? Si notre regard se libérait du mépris et de la peur pour enfin accepter l’idée que ces cultures différentes peuvent aussi être une source de renouvellement et de croissance pour notre peuple ?
Dans les élections à venir, ayons donc confiance en ce que nous sommes, refusons avec force les murs pour notre pays.
Rosa Johnson…
Aux Pays Bas, un couple homosexuel peut adopter un enfant. Au Danemark, un homosexuel a le droit d'adopter l'enfant adopté de son partenaire. En Angleterre, un couple d'homosexuels peut exercer l'autorité parentale. Quelle est votre position sur ces questions ?
J'ai toujours considéré que la responsabilité éducative qui incombe aux parents est distincte de leur choix de vie personnel, qu'ils soient mariés ou non, qu'ils vivent ensemble ou séparément et qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels. C'est pourquoi, lorsque j'étais ministre de la Famille, j'ai considéré l'Association des parents gays et lesbiens comme un partenaire au même titre que les autres associations familiales. La loi sur l'autorité parentale votée sur ma proposition s'applique aux parents de même sexe comme aux autres.
Je crois qu'une politique familiale juste et efficace suppose des principes clairs et des règles qui s'appliquent à tous. Ces principes, pour moi, sont l'égalité des droits et des devoirs des parents, le refus de toute discrimination et l'intérêt de l'enfant. Cela fait partie de ce que j'appelle la république du respect. Comme vous le disiez, en effet, un grand nombre de pays européens reconnaissent une possibilité de parentalité partagée par des parents du même sexe (notamment en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Norvège, au Danemark, en Finlande...) et la possibilité d'adopter pour un couple homosexuel (en Espagne, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Scandinavie...). En France, quelques décisions d'adoption simple mais pas plénières ont été rendues pour des couples homosexuels, mais les jugements varient selon les juridictions. Ainsi, certains préjugés ont reculé et les mentalités continuent à évoluer, même s'il reste encore du chemin à parcourir. De nos jours, une majorité de Français acceptent l'idée du mariage homosexuel. Ils sont, en revanche, un peu plus réticents sur l'adoption. Il faut continuer à convaincre, car l'orientation sexuelle est sans lien avec les capacités parentales.
M comme Mariage homosexuel.
Le mariage homosexuel est autorisé aux Pays-Bas, en Belgique ou encore en Espagne. Vous étiez contre puis récemment pour. Que s'est-il passé ?
Vous êtes mal informée sur ma position ! Je n'ai jamais été contre le mariage des homosexuels (le)s, mais j'aurais préféré le mot « union ». Je sais que, pour une question de virgule mal placée dans la retranscription d'une rencontre avec des lecteurs du Parisien, on m'a fait dire que, pour moi, la famille traditionnelle, c'était un homme et une femme, alors que je citais ce que, traditionnellement, on tient pour... traditionnel. J'ai été, je l'avoue, surprise qu'on me prête une conception de la famille si différente de l'idée que je m'en fais : diverse, plurielle, affranchie du modèle unique d'antan. Cela dit, j'ai pris le temps de réfléchir, car les sujets qui touchent à la famille, souvent complexes et délicats, le méritent. Je n'ai, en, revanche, jamais approuvé la gadgétisation médiatique du mariage homosexuel car j'ai toujours pensé que le débat méritait plus de sérénité.
Je n'accepte aucune forme de discrimination, ni celle qui prend prétexte de la préférence sexuelle ni les autres. Je suis pour l'égalité des droits et c'est à ce titre que je ne vois aucune raison valable de refuser la possibilité de se marier à des couples homosexuels qui souhaitent officialiser leur union comme n'importe quels autres. Je me suis souvent adressée aux parents en leur demandant s'ils auraient le cœur de s'opposer au choix de vie de leur enfant si tel était son bonheur. La majorité des français est d'ailleurs prête à accepter cette réforme.
Questions sont posées par Marie-Françoise Colombani, éditorialiste à Elle..
Il n'a pas fallu attendre quarante-huit heures pour que le candidat Sarkozy soit rattrapé par son bilan d'ex-ministre. Les affrontements de la gare du Nord illustrent à quel point son échec à l'Intérieur est profond.
En 2002, il avait hérité d'une situation difficile au sortir d'une élection obsédée par l'insécurité. Nicolas Sarkozy a mis de l'énergie pour tenter d'y remédier. Mais il a commis des impairs stratégiques édifiants. A quoi bon cet arsenal législatif et cette profusion de moyens pour motiver des forces de l'ordre érigées pendant cinq ans en hussards bleu marine de la République si les mêmes ne peuvent plus opérer un contrôle d'identité sans déclencher une émeute ? Si ces violences n'étaient dues qu'à une poignée de casseurs professionnels, le seul recours à la punition pourrait se justifier. Mais, de sorties d'écoles en halls de gares, c'est à l'indignation croissante de populations diverses que se heurte le harcèlement sarkozyen.
L'ordre n'est respecté que s'il est respectable.
Le tout-répressif peut appâter, un temps, l'électeur. Il est non seulement inefficace, mais foncièrement dangereux tant il déchire le tissu social. Sarkozy continue de porter comme un fardeau la suppression de la police de proximité. Il en est encore à fustiger la permissivité de 68 quand Ségolène Royal est critiquée par certains des siens pour sa fermeté. Signe que sur ces questions d'insécurité, la gauche a changé et mûri quand la droite s'est durcie et caricaturée.
Sans doute le candidat UMP espère-t-il profiter dans les urnes d'un désordre qu'il a lui-même attisé. Appliqué à creuser les fractures du pays, il a galvanisé son camp autant qu'il s'est mué en épouvantail pour celui d'en face.
La gauche aurait donc tort de se contenter de faire de la présidentielle un référendum pour ou contre Sarkozy. Elle a tout à gagner à montrer qu'elle, au moins, ne joue pas avec les nerfs de la société française, mais s'efforce au contraire d'en apaiser les convulsions. Bref, qu'elle porte la vraie sécurité.
Renaud DELY
Dans cette campagne présidentielle indécise, nerveuse, épidermique, dans cette campagne transformée en "patinoire", tous les dérapages sont à craindre. Et tout fait sens, dès lors que les candidats ne parviennent pas à centrer durablement le débat sur les enjeux essentiels pour l'avenir du pays. On vient de le constater à deux reprises en une semaine.
Mardi 20 mars, une échauffourée opposait la directrice de l'école et des particuliers à des policiers venus en nombre interpeller des parents d'élèves chinois sans papiers devant l'école maternelle de la rue Rampal, dans le 19e arrondissement de Paris. Trois jours plus tard, la convocation puis le placement en garde à vue pendant sept heures de la directrice de cette école provoquait l'indignation des parents d'élèves et un tollé chez la plupart des candidats contre les méthodes musclées des forces de l'ordre et du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. "Il n'y a vraiment pas de quoi faire une polémique", commentait le candidat de l'UMP.
Mardi 27 mars, à la gare du Nord, le contrôle banal et l'interpellation d'un voyageur sans billet a dégénéré en quelques minutes. Des jeunes, qui assistent à la scène et se disent choqués par "la violence de l'interpellation", tentent de s'interposer, des renforts policiers arrivent en masse, la tension monte et provoque pendant plusieurs heures des affrontements entre les forces de l'ordre et des groupes de jeunes qui cassent vitrines et équipements.
Ces deux épisodes sont, certes, très différents. Le premier s'inscrit dans le contexte de la "chasse" aux sans-papiers engagée par le gouvernement depuis des mois, et notamment depuis l'affaire du gymnase de Cachan à l'été 2006. Le second reproduit ces explosions de violence gratuite que l'on observe depuis quelques années en marge de bien des manifestations de jeunes et qui ont culminé, évidemment, lors des émeutes de banlieue, à l'automne 2005.
Mais ces deux épisodes en disent long sur le climat d'incompréhension, de défiance et de tension qui s'est installé entre la police et une partie de la population. Climat délétère, à l'évidence, dans lequel la "fermeté" revendiquée par Nicolas Sarkozy pendant quatre ans au ministère de l'intérieur est ressentie, de plus en plus fréquemment, comme une brutalité révoltante.
Chacun se souvient que la campagne présidentielle de 2002 s'était jouée, pour une bonne part, sur le thème de l'insécurité et sur l'exploitation de quelques faits divers inquiétants. Chacun devrait se rappeler, aujourd'hui, qu'en ouvrant délibérément cette boîte de Pandore, Jacques Chirac avait, alors, nourri le vote en faveur du Front national. Chacun devrait donc comprendre qu'il est dangereux de surfer ainsi sur la peur, sauf à jouer les pompiers pyromanes.
Je croyais que Sarkozy avait fait disparaître la délinquance ?!
Le secrétaire général du syndicat général de la police (3e syndicat de gardiens de la paix) a dit redouter «un véritable risque d'hystérisation des rapports police-jeunesse». Ces incidents ne sont «que l'illustration d'une situation grave» que le syndicat «signale depuis plusieurs mois», a affirmé Nicolas Comte. Selon lui, «depuis les événements de 2005, le niveau de violence n'a pas baissé dans de nombreuses cités» où les fonctionnaires de police «sont systématiquement agressés et subissent de plein fouet la dégradation du climat».
Pour le SGP-FO, «la responsabilité du nouveau gouvernement, quel qu'il soit, issu des élections de juin prochain sera de renouer les liens entre la police et la population, et la police et la jeunesse pour éviter que la fracture sociale perdure».
Ségolène Royal a affirmé que les affrontements montraient "l'échec sur toute la ligne" de la droite en matière de sécurité depuis 2002.
"Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus", a-t-elle déclaré dans l'émission "En Aparté", diffusée en direct sur Canal+.
Selon elle, "en cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne".
"Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles", a-t-elle ajouté avant de conclure: "Ce n'est pas la République".
Ségolène Royal a affirmé vouloir "une République de l'ordre juste" où "la police" comme "les citoyens" sont "respectés". "Il faudra un ministre de l'Intérieur qui remette de l'ordre juste au sens où chacun aura le sentiment d'obéir aux mêmes règles", a-t-elle dit.
La candidate du PS a plaidé pour "une société de confiance et d'harmonie". "C'est un grand défi à relever, il faudra agir vite", a-t-elle dit, en affirmant que "la situation s'est dégradée" dans les quartiers depuis les émeutes de novembre 2005.
Elle a réaffirmé son intention de "créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité qui a été très maladroitement supprimée" par la droite.
50 Rétablir la civilité: Apprendre la civilité aux enfants : des programmes d’éducation au respect de l’autre pour apprendre aux enfants à gérer les conflits par la parole plutôt que par la violence.
Garantir à chacun de voyager sans crainte dans les transports en commun (RER, TER, trains de banlieue, tram et bus, spécialement la nuit) en imposant des obligations règlementaires plus grandes aux transporteurs (recours plus grand aux équipements technologiques, personnel plus importants aux horaires sensibles…).
Mettre en place des gardiens dans tous les immeubles sociaux.
51 Lutter contre les violences scolaires en renforçant la présence des adultes dans les établissements : Recruter des surveillants des collèges.
Doter chaque établissement d’une infirmière scolaire et d’une assistante sociale à temps plein.
52 Etre ferme face aux mineurs violents : Mettre en place une politique de prévention précoce de la violence : encadrement éducatif renforcé, mise en place de tuteurs référents.
Développer les brigades des mineurs dans chaque commissariat des grandes zones urbaines.
Prendre des sanctions fermes et rapides : un plan d'urgence sera mis en place pour la justice des mineurs (recrutement de juges des enfants, d’éducateurs, de greffiers)
Mettre en œuvre des solutions nouvelles pour extraire les mineurs de la délinquance : suppression des peines de prison pour les mineurs en dehors des cas d’atteintes graves aux personnes ; développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire.
53 Faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité nationale : Faire adopter une loi cadre sur les violences conjugales prenant en compte tous les aspects permettant d’éradiquer ce fléau.
54 Créer une nouvelle police de quartier pour mieux assurer la sécurité quotidienne : Procéder à une répartition plus juste des effectifs : donner la priorité aux renforcements quantitatifs et qualitatifs des zones sensibles.
Affecter des policiers expérimentés, bénéficiant d'une réelle différenciation de rémunération, dans les secteurs plus difficiles (avantages de carrières, aides au logement, etc.)
55 Aider les victimes : Faciliter et moderniser le dépôt de plainte pour briser la loi du silence : amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via Internet.
Mettre un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l'heure suivant le dépôt de plainte
56 Doubler le budget de la justice pour la rendre plus rapide et respectueuse des droits.
57 Faciliter l’accès à la justice des plus modestes : Renforcer l’aide juridictionnelle.
Renforcer les maisons de la justice et du droit
Mettre en place un service public d’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes.
58 Protéger les citoyens : Assurer la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue.
Encadrer strictement le recours à la détention provisoire dont la France use beaucoup plus largement que les autres pays européens, en imposant notamment des délais butoirs.
Renforcer les alternatives à la prison préventive.
Assurer dans les prisons des conditions qui permettent la réinsertion du détenu.
59 Rendre la justice impartiale et efficace : Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour garantir son pluralisme et l’équilibre entre magistrats et non magistrats. Recomposer l’organisation judiciaire en fonction des besoins et de la démographie de la population.
Réformer la justice du travail après consultation des acteurs concernés.
Mettre en place la possibilité de conduire des « actions de groupe ».
Dans la mesure où la volonté de faire du « chiffre » est au principe de la politique menée depuis 2003, il n’est pas inutile de se pencher sur l’autre chiffre que masque cette politique, à savoir son coût financier pour la collectivité. Ce chiffre-là, par contraste avec celui des reconduites, n’est guère mis en avant par les auteurs de cette politique. Le silence qui règne par ailleurs s’explique aisément dès lors qu’on prend la (dé)mesure de l’ensemble des moyens mobilisés pour atteindre le chiffre érigé en « priorité absolue » de l’action du ministère de l’Intérieur depuis plus de trois ans.
Il peut sembler déplacé d’aborder la politique de reconduite à la frontière sous un angle monétaire, tant son coût, bien avant d’être budgétaire ou économique, est bien évidemment un coût humain : mise en grand danger de personnes renvoyées dans des pays où elles sont parfois gravement menacées, familles disloquées, enfants séparés de l’un de leur parents, stigmatisation et culpabilisation des étrangers résidant en France. La mise en parallèle des moyens déployés pour maximiser les reconduites à la frontière et des drames vécus par ceux qui en sont les victimes met un peu plus en lumière, toutefois, le caractère inhumain d’une logique du chiffre poussée jusqu’à l’absurde.
Dresser les comptes de la politique d’éloignement s’avère un exercice difficile. La Cour des comptes elle-même, malgré les moyens humains et matériels dont elle dispose, a dû renoncer à une évaluation du « coût global » de la lutte contre les séjours irréguliers, évaluation qui lui semble pourtant nécessaire au regard du caractère prioritaire donnée par le ministère de l’Intérieur à cette lutte. L’extrême difficulté du calcul correspond à différentes causes : une volonté du ministère concerné de masquer le coût d’une politique qui risquerait précisément de faire apparaître son caractère démesuré ; mais aussi le fait que les éloignements massifs ne reposent pas seulement sur la création de nouveaux moyens mais aussi sur le redéploiement de dispositifs destinés initialement à d’autres actions.
Une partie importante du budget que la Police nationale consacre à l’immigration irrégulière est dédiée à l’entretien des Centres de Rétention Administrative (CRA). Les CRA ont pour but de retenir les étrangers en situation irrégulière avant leur éloignement du territoire national. Ils constituent une pièce essentielle du dispositif d’expulsion. Le nombre moyen d’étrangers hébergés quotidiennement en CRA augmente certes du fait du nombre croissant d’interpellations mais aussi en raison de l’allongement de la durée moyenne de rétention qui a doublé. Or, le coût de chaque rétention augmente fortement dans le même temps sous l’effet non seulement des durées plus longues de rétentions mais aussi de « l’amélioration des prestations hôtelières » qui fait suite aux dénonciations répétées des conditions inhumaines de rétention des personnes en voie d’expulsion.
Le budget de la Police consacrée explicitement à l’immigration clandestine ou celui affecté au fonctionnement des centres de rétention peuvent ainsi donner lieu à des estimations en termes de coût, quoique largement sous-estimées en elles-mêmes. Mais ces dépenses « budgétisables » et donc partiellement visibles masquent tout un ensemble de moyens déployés pour atteindre les chiffres annuels d’éloignement qui ne font eux l’objet d’aucune évaluation.
La contribution des forces de la police « ordinaire » à l’interpellation des personnes en situation irrégulière prend la forme de vastes opérations de contrôles d’identité sur la voie publique. Ces opérations, indispensables pour atteindre le chiffre d’éloignement fixé aux préfectures par le ministère de l’Intérieur, supposent un déploiement considérable de moyens dont le coût n’apparaît cette fois dans aucune des lignes budgétaires de la lutte contre l’immigration clandestine.
Bien conscient du caractère « non raisonné » de cette politique du chiffre, un OPJ insiste sur la détérioration « évidente » de la qualité du travail judiciaire ordinaire que provoque la concentration des forces policières. « On est de plus en plus nombreux à être exaspérés par ces consignes qui nous obligent à arrêter des sans-papiers plutôt que des "crapules" ». Expulser à tout prix : tel semble être la maxime du responsable de la politique d’éloignement systématique.
Damien de Blic.
Depuis que Nicolas Sarkozy a installé son quartier général rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris, dans un quartier connu comme la “Petite Turquie“, cette artère est quasiment en état de siège, de même les rues adjacentes. Selon les observateurs sérieux, quelque 200 policiers en uniforme sont concentrés entre la Porte Saint-Denis et les abords du boulevard Magenta. (Source, Libération, 12 février 2007)
- Le 14 février, l’Union Syndicale des Magistrats dénonçait les propos “inacceptables” de policiers à l’égard d’un juge de proximité d’Angers. Lors d’une reconstitution de délit (feu rouge brûlé) une trentaine de policiers avaient scandé en chœur “Guignol” à l’égard d’un magistrat. (Source, Matin-Plus, 15 février 2007)
- Contre l’avis de la CNIL, le gouvernement décide d’allonger de quatre à sept mois le temps d’attente des particuliers pour pouvoir consulter leur fichier de police ou de gendarmerie. (Source, 20 Minutes, 15 février 2007)
- Une fois de plus,une poursuite de policiers contre de jeunes voleurs de voiture a mal tourné. Dans la nuit du 12 au 13 février, des policiers de la BAC prenaient en chasse un véhicule volé à bord duquel se trouvaient trois mineurs, le conducteur étant âgé de 15 ans. Cela se passait à Saint-Fons (Rhône), sur une bretelle de l’autoroute. Résultat, trois morts. Bien entendu, les policiers n’avaient fait que leur devoir. (Sources, France 2, 13 février et Libération, 15 février 2007)
- Un rapport interne du ministère de la Justice révèle un “affaiblissement de la qualité des procédures judiciaires dressées par la police et la gendarmerie“.Bien évidemment, les syndicats de policiers n’ont pas manqué de réagir, et s’interrogent sur les “arrières pensées politiciennes” visant à “mettre en difficulté le ministre de l’Intérieur, candidat à la présidence de la République“. (Sources, Le Monde, 15 février et Libération, 16 février 2007)
- Le 15 février, à Paris, le responsable d’une entreprises de gardiennage est mis en examen dans une affaire de travail clandestin dans laquelle un policier -responsable du syndicat Alliance- se trouve également en garde à vue prolongée. (Source, Libération, 16 février 2007)
- Performance, rendement ou rentabilité ? A la mi-février, les policiers de Beauvais (Oise) sont incités par leur commissaire à “renforcer la lutte contre l’insécurité routière“. Fort bien. Pourtant, chacun de ces policiers est averti qu’il sera “évalué” en fonction du nombre de contraventions dressées. Une invitation semblable incitait leurs collègues de Dunkerque à se montrer plus répressifs. (Source, 20 Minutes, 17 février 2007)
- A la question posée à l’animateur des Enfants de Don Quichotte, qui campent toujours le long du canal Saint-Martin, à Paris” Craignez-vous l’intervention de la police ? La réponse est venue, très sèche : “Qu’ils viennent, on est prêts se battre ! S’il y a des morts, le gouvernement devra en assumer la responsabilité et, dans huit semaine, il perdra les élections !” (Source, Métro,19 février 2007)
- Le 15 février, une centaine de faucheurs d’OGM manifestaient devant les silos d’une coopérative du Tarn-et-Garonne où sont entreposées six mille tonnes de maïs OGM. Les gendarmes mobiles veillaient et se sont appliqués à les arroser lourdement de gaz lacrymogènes. (Source, Libération, 19 février 2007)
- Pourquoi les gendarmes ne bénéficieraient-ils pas des mêmes avancées technologiques que les policiers ? Depuis quelques mois, certains de nos pandores (dans le Sud-Ouest de la France et en Guadeloupe) sont équipés de ce pistolet Täser qui a des effets incapacitants en provoquant une décharge de 50 000 volts sur la cible. Lors de l’apparition de cette arme en France, il avait affirmé qu’elle était “non-létale“, alors que l’on se contente actuellement de nous dire est “peu létale“. (D’après Libération, 21 février 2007)
- Le 15 février, un commandant de police affecté à Paris, était interpellé pour “avoir détourné” des informations confidentielles de divers fichiers de police. On ignore encore si cet honnête fonctionnaire a été ou non rémunéré pour ses bons offices, mais il paraît certain qu’il intervenait “pour rendre service, en échange de cadeaux.” (Source, Métro, 22 février 2007)
- Dans la soirée du 23 février, des policiers évacuent sans tendresse une centaine de SDF qui campaient dans le squate des Epinettes, dans le XVII ème arrondissement de Paris. (Source, FR 3, 24 février 2007)
- Est-ce un non-évènement ? Le 9 février, lors de son assemblée générale, le Syndicat Action police décidait de quitter le giron de la CFTC. Ce syndicat est bien connu pour recycler les éléments d’extrême droite de la police. C’était particulièrement le cas après la dissolution du syndicat FN-Police, en 1996. (D’après Libération, 24 février 2007)
- Le mystère sera t-il résolu ? Dans la nuit du 21 au 22 février, un véhicule calciné, avec le corps d’un policier à l’intérieur, a été retrouvé près Coutances, dans le Cotentin. (Source, Métro, 23 février 2007)
- Les 26 et 27 février se déroulait à Orléans, le procès de 32 faucheurs volontaires de maïs -OGM -seize d’entre eux ayant refusé de se soumettre au prélèvement ADN. Autour du palais de justice, au moins une cinquantaine de policiers veillaient à un ordre public nullement menacé, plus une bonne quinzaine de leurs collègues à l’intérieur. Il est vrai que l’on jugeait de dangereux criminels… (Correspondant de l’Observatoire des libertés publiques, 28 février 2007)
- Depuis le 21 février 2006, au travers d’une circulaire des ministres de la Justice et de l’Intérieur, les policiers étaient encouragés à arrêter les sans papiers se rendant sur convocation dans les préfectures, aux fins de régularisation. Dans une décision du 6 février 2007, la cour de cassation a estimé que “l’administration ne peut utiliser la convocation d’un étranger pour procéder à une interpellation.” Va t-on en rester là ? (Source, Le Monde, 23 février 2007)
Les péripéties de la campagne électorale candidatures projetées ou abandonnées, «petites phrases», polémiques risquent fort de faire oublier l'enjeu principal de l'affrontement. Cet enjeu, quel est-il ? Voici un candidat qui se présente au nom d'une droite nouvelle, et qui représente effectivement une synthèse, inédite en France, entre Thatcher et Berlusconi. Bien entendu, ce candidat multiplie les rideaux de fumée, rend hommage aux «travailleurs», évoque Jaurès et Blum, dont il n'a sans doute jamais lu une ligne, afin d'amuser la galerie.
Mais sitôt qu'il passe aux propositions concrètes, la réalité apparaît. Elles sont toutes marquées du signe du libéralisme économique le plus offensif. Qu'on en juge : bouclier fiscal à 50 %, vidant de toute substance l'impôt sur la fortune ; abolition de l'impôt sur les successions ; démantèlement du Code du travail, par l'institution d'un «contrat unique», inspiré de l'actuel CNE, et aboutissant à priver le salarié de toute sécurité effective pendant les premières années de son embauche ; franchise uniforme sur les dépenses de santé, à la charge des assurés ; limitation du droit de grève, par l'institution d'un référendum obligatoire au bout de huit jours de conflit ; non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, et notamment d'un enseignant sur deux, avec tous les effets qu'une telle mesure peut produire sur les services concernés.
Si, à ces propositions, on ajoute l'atlantisme agressif affiché par le candidat de l'UMP, on obtient le côté Thatcher. Quant au côté Berlusconi, il se manifeste sous deux aspects :
l'utilisation sans vergogne de tous les moyens de l'Etat (préfectures, services de police) à l'appui de sa candidature. Que le ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections et de veiller à leur loyauté, soit lui-même candidat, voilà qui nous ramène aux beaux jours du second Empire et de la candidature officielle ;
les liens étroits qui unissent le candidat aux dirigeants des grands groupes de l'audiovisuel et de la presse écrite : Bouygues, Lagardère, Dassault, etc. D'où le formidable battage organisé par ces groupes en sa faveur.
Par rapport à ses deux modèles, Thatcher et Berlusconi, le candidat de l'UMP n'apporte que deux touches vraiment originales : d'une part, la multiplication, sous couvert de lutte contre l'insécurité, de textes répressifs instituant un contrôle social de plus en plus étroit sur des catégories de plus en plus nombreuses de la population ; d'autre part l'intensité de l'offensive qu'il mène contre les étrangers non seulement contre les étrangers en situation irrégulière, avec la multiplication des rafles, l'arrestation des enfants dans les écoles, etc. Mais aussi contre les étrangers régulièrement établis sur notre sol, avec la précarisation des titres de séjour et les restrictions draconiennes apportées au droit au mariage et au droit de vivre en famille.
Face à une menace aussi redoutable, la mobilisation de la gauche devrait être générale. Or ce n'est pas ce que l'on observe. On observe d'abord un Parti socialiste qui ne défend que très mollement sa candidate contre le tir de barrage auquel elle est soumise. Tout se passe comme si les «éléphants» éliminés avaient décidé de se retirer du terrain et d'assister en spectateurs à la suite du match. Comportement suicidaire, bien sûr, car ils seront eux aussi entraînés, et pour longtemps, dans une éventuelle défaite...
On observe ensuite une gauche de la gauche représentée par non moins de quatre candidats. Comme il est naturel, chacun d'eux veut arrondir sa petite part du gâteau électoral. Il s'en prend donc beaucoup moins à la droite regardée comme hors d'atteinte qu'à ses concurrents les plus proches ou à la candidate socialiste, dont il espère débaucher quelques électeurs. Démarche ruineuse : car qu'on le veuille ou non, plus on jettera le discrédit sur Ségolène Royal avant le premier tour, moins l'appel in extremis à voter pour elle au second tour aura de chances d'être entendu, et on aura finalement travaillé pour le roi de Prusse, ou plutôt pour l'homme de la place Beauvau.
On observe enfin des intellectuels qui se proclament en vertu de quel mandat ? représentants de leur corporation et qui se disent vexés de ne pas avoir été choisis comme experts ou comme conseillers privilégiés. Du haut de leur vanité froissée, ils se déclarent donc prêts, eux aussi, à se retirer sur l'Aventin, ou flirtent avec tel ou tel candidat plus complaisant à leur égard.
Il faut alors le dire bien haut : face au danger qui nous menace, tous ces comportements sont irresponsables. On peut certainement critiquer Ségolène Royal, rejeter telle ou telle de ses propositions, juger qu'à ce jour son projet est trop imprécis. De fait, qu'il s'agisse du nucléaire iranien, du mur israélien ou de la justice chinoise, chacun(e) d'entre nous est en désaccord avec une ou plusieurs des positions qu'elle a dernièrement prises. Par ailleurs, on peut aussi lui faire crédit de sa détermination, et du caractère innovant de sa démarche. Mais une chose est sûre : aujourd'hui comme hier, la gauche et la droite ne peuvent pas être renvoyées dos à dos, surtout quand la droite est représentée par l'apprenti César de Neuilly.
Si Ségolène Royal l'emporte, à supposer même que rien dans ses projets ne nous donne satisfaction, les conditions de notre lutte resteront ce qu'elles sont aujourd'hui ; nos associations pourront s'exprimer, défendre leur point de vue, poursuivre leur action, mobiliser l'opinion et faire pression sur le futur gouvernement, comme elles l'ont fait dans le passé. Rien à voir avec la chape de plomb médiatique et policière qui s'abattra si par malheur l'actuel ministre de l'Intérieur triomphait : demandons à nos amis italiens de nous dire ce qu'ont été les années Berlusconi...
Car la victoire de Sarkozy, nous savons bien qui en paierait le prix fort : non pas tant les élus socialistes, les militants encartés de l'extrême gauche ou les experts autoproclamés, que, avant tout, les sans-papiers, les demandeurs d'asile, les sans-logis, et l'immense armée des RMistes, des précaires et des travailleurs pauvres, dont la condition s'aggraverait encore, comme elle s'est aggravée en Grande-Bretagne après vingt ans de thatcherisme.
Marc Abéles, anthropologue (EHESS-CNRS), étienne Balibar, philosophe (Paris-X Nanterre), Robert Castel, sociologue (EHESS), Monique Chemillier-Gendreau, professeur de droit (Paris-VII), Yves Duroux, philosophe (ENS-Cachan), Françoise Héritier, anthropologue (Collège de France), Emmanuel Terray, anthropologue (EHESS), Michel Tubiana, avocat.
Il s'appelle Sedat Tastan. Ce jeune Kurde de 19 ans est arrivé en France à l'âge de 14 et il vit avec ses parents, frères, soeurs, oncles et tantes à Marseille. Il y est travailleur dans le bâtiment. Au Kurdistan turc, il n'a plus que sa grand-mère de 90 ans. Et il y est considéré comme déserteur, n'ayant pas accompli son service militaire, si bien que tout retour au pays l'expédierait directement dans une prison turque. C'est pourtant vers cette destination que les autorités françaises ont tenté à trois reprises de l'expulser. Tabassé malgré sa faiblesse, liée à la grève de la faim qu'il menait en signe de protestation, drogué, Sedat a expérimenté tous les stratagèmes utilisés par notre belle police. Mais il a tenu bon, aidé en cela par la mobilisation des militants du Réseau Education Sans Frontières, et par la réaction citoyenne de passagers ayant refusé de voyager en sa compagnie dans de telles conditions. "Après 20 jours au centre de rétention de Marseille, 10 jours de grève de la faim, 3 tentatives d’expulsion par avion avec violences policières avérées et une nuit en prison à Meaux (78), Sedat ressort libre ce lundi 19 mars du Tribunal de Bobigny", annonce dans un communiqué la section des Bouches-du-Rhône de l'association. Procès pour "refus d'embarquement" ajourné au 10 septembre prochain, à la demande de son avocat, le temps pour lui de régulariser sa situation administrative: "C’est un désaveu des méthodes et de l’entêtement de la préfecture des Bouches du Rhône," juge RESF 13. Un ouf de soulagement, donc, mais le coup est passé bien près.
Il s'appelait Elanchelvan Rajendram. Fuyant les persécutions au Sri Lanka, il était arrivé en France en 2002. Débouté du droit d'asile l'année suivante, au contraire d'une partie de sa famille réfugiée à Strasbourg, il a été expulsé en août 2005, malgré le danger encouru pour lui dans son pays : "Nous voyons passer beaucoup de Sri Lankais d’origine tamoule. Nous savons ce qu’ils endurent. L’oncle d’Elanchelvan installé à Hautepierre a été torturé en détention. Le certificat médical qui décrit les séquelles fait trois pages", témoigne Simone Fluhr, membre du Collectif d’accueil pour les solliciteurs d’asile à Strasbourg, qui l'avait assisté en vain dans ses démarches. "Je savais qu’il serait en danger là-bas. Il avait déjà perdu deux frères. Et l’un d’eux était membre des Tigres-tamouls. Je ne comprends pas pourquoi l’Ofpra ne l’a pas cru", se désole un de ses amis, réfugié à Strasbourg, David Balathas. Pourquoi, en effet ? Parce qu'une politique plus dure est désormais en vigueur à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, visant à démasquer les "faux réfugiés" et à les faire expulser. "Le volant d'immigration est entièrement alimenté par des flux que nous subissons, comme (...) les demandeurs d'asile", a ainsi déclaré à l'assemblée nationale Nicolas Sarkozy. Précisant sa pensée lors d'une conférence de presse le 11 janvier : "la procédure de demande d’asile n’est plus une “fabrique à clandestins”. La politique de fermeté paye. La lutte contre les détournements a permis une chute spectaculaire du nombre des demandes d’asile adressées à la France". Au nom de cette "lutte contre les détournements", 92% des dossiers sont rejetés. Elanchelvan faisait partie du lot. Le 28 février dernier, à l'aube, alors qu'il sortait des toilettes installées dans la cour de sa maison, il a été exécuté de six balles par des militaires de l'armée sri-lankaise. Il "a rendu son dernier souffle dans les bras de sa femme. Sous l’oeil goguenard de ses assassins", précise l'article consacré à ce drame par Les dernières nouvelles d'Alsace : "Elanchelvan avait 30 ans. Il laisse derrière lui son épouse et une petite fille âgée de trois mois ainsi que des parents brisés par la perte de leur troisième et dernier fils". Un rassemblement est organisé demain à 9h en sa mémoire, à Strasbourg, place Broglie. Le message adressé au préfet sera l'arrêt de toute expulsion vers le Sri Lanka.
Il s'appelle Issa. Il appartient à un groupe de rebelles dans son pays, le Tchad, où le régime du président Idriss Déby est responsable, depuis l'avènement de ce dernier en 1990, de la mort de plus de 25 000 personnes, avec la bénédiction et l'appui de la France. Issa décide de fuir le jour où les services de renseignements font procéder à des arrestations parmi ses camarades. Le 24 février 2007, il arrive à Orly et dépose aussitôt une demande d'asile politique. Rejetée par le ministère de l’Intérieur le 27 comme "manifestement infondée". Il refuse par deux fois d'embarquer mais est finalement expulsé vers le Tchad le 6 mars. Le lendemain, son frère, réfugié statutaire en France, reçoit un appel téléphonique de lui : emprisonné au commissariat central de N'Djamena, il a emprunté le portable d'un co-détenu. Il a été arrêté par la police dès son arrivée à l'aéroport. La ligue tchadienne des droits de l'Homme a pu vérifier qu'Issa est effectivement en détention. Les dernières nouvelles, reçues le 13 mars, sont inquiétantes : privé de nourriture et donc très affaibli, il n'avait pu prendre contact avec un avocat, aucune procédure ne lui ayant été notifiée. Voilà comment "la France des droits de l'Homme d'après" renvoie les victimes vers leurs bourreaux.
20/8/1941 début des arrestations de juifs à Paris par la police municipale
16/7/1942 rafle du vel d'hiv 4500 policiers arretent 12352 juifs.
13/3/1944 assassinat de Tom lieutenant Morel du 27 BCA par le commandant Lefebvre des G.M.R. (ancêtre des C.R.S.) exécuté aussitôt par les maquisards.
17/10/1961 Maurice Papon (ancien collabo et responsable de déportation de juifs) prefet de police : massacre des algériens plus de 300 morts 1961 ratonnade à la goutte d'or :127 blessés graves.
8/2 /63 : 9 morts au métro Charonne charge de C.R.S.
6/12/1986 : Malek Oussekine battu à mort.
22 mars 2007 matraquage et gaz lacrimogènes contre des enfants des parents et des enseignants à l'école maternelle Rampal dans le 19° arrt de Paris.
http://tempsreel.nouvelobs.com/file/dossiers/belleville.wmv
Le matin, les policiers que l'on voit sur cette vidéo se sont levés la tête dans le pâté, ont pissé un coup, se sont brossé les dents, ont pris un petit déjeuner et ont embrassé leurs gosses avant de partir. Il est probable que la plupart d'entre eux ne savaient pas qu'ils allaient, quelques heures plus tard, devoir faire la retape devant une école maternelle pour tomber sur le rable d'un papet bridé dont le plus grand crime est de ne pas avoir de papiers en règle. Comme pour le reste de la population, certains doivent penser que la loi c'est la loi et que les clandos doivent être virés à coups de pompes dans le derrière, d'autres peuvent mal vivre le fait de pouchasser les citoyens de seconde classe pendant que d'autres endroits sont laissés en friche républicaine, sous la coupe des petits caïds et des dealers de cam'.
Contents ou pas, ils doivent faire leur taff, parce que les ordres du jour, c'était de ramasser du clando.
Je vois cette vidéo et je pense donc à ces flics (qu'importe s'ils sont contents ou pas de ce qu'il font, beaucoup doivent seulement penser à faire bouffer leur famille) qui se retrouvent bien seuls face à un petit groupe d'hommes et de femmes bien déterminés.
Des parents! Ils sont face à des pères et mères de famille. Peut-être quelques militants de RESF, mais pour l'essentiel, des gens totalement normaux, banals... et déterminés. Et plus nombreux qu'eux. Et capables d'arrêter l'opération par leur seule présence. En faisant bloc. En se couchant devant les bagnoles.
On voit ce policier noir qui, plusieurs fois, repousse assez énergiquement la foule qui entoure son véhicule. On peut dire qu'il est facho, violent, ceci cela. Mais moi, je n'ai vu qu'un homme qui avait peur.
Un homme qui avait peur avec un flingue dans son étui. Un homme qui a peur, qui a un flingue dont il sait qu'il ne lui servira à rien. On ne tire pas sur des pères et mères de famille à la sortie d'une école. Même pas des tirs de sommation. On les pousse, on les traîne et on tente de se tirer de là vite fait. Et la foule est là. Elle gronde. Elle tape sur la voiture où un ou deux poulets doit se demander ce qu'ils peuvent bien foutre là. Où quelqu'un appelle les renforts. Peur. Solitude.
Finalement, ils vont passer en force, à coup de lacrymos. Mais ce que j'ai vu, ce n'est pas leur force, c'est leur faiblesse, c'est leur peur. Et des flics qui ont peur, ça ne me réjouit pas du tout. Des flics qui sont contre la population qu'ils sont censés protéger, ça n'annonce rien de bon.
Je me demande comment ces hommes ont pu replonger dans leur quotidien ensuite. Je me demande aussi à quoi ils ont pensé en rentrant chez eux ce soir-là et en embrassant leur enfants.
Pas vous?
Il faut décidément, il faudra inlassablement si besoin est, revenir sur la «promesse» faite par Sarkozy de créer, s'il est élu, un «ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale». Cette seule déclaration, sans même envisager son passage à l'acte, est un événement politique d'une rare gravité, et chacun doit, je crois, faire le point avec ses propres principes pour en comprendre la portée.
Quelles sont donc les frontières de cette identité, qui nous vaudra désormais d'apprendre, par voie ministérielle, lesquels d'entre nous relèvent de l'âme profonde du pays et lesquels méritent d'en être exclus ? Sarkozy nous donne sa réponse : «L'identité française est un ensemble de valeurs non négociables.» Et, parmi ces «valeurs», Sarkozy mentionne les suivantes : la laïcité, la République, la démocratie et l'égalité hommes-femmes.
Ne devrait-on pas être rassuré par une telle définition de l'identité française, pétrie de valeurs qu'aucun démocrate n'oserait sérieusement contester ? Bien au contraire : cette justification dévoile avec éclat la nocivité de ce que prépare le candidat de l'UMP. Pourquoi ? Parce que les «valeurs» dont parle Sarkozy sont des principes, alors que l'identité est un fait, celui d'une culture sédimentée par la tradition sur un territoire donné. Or un principe est précisément ce au nom de quoi on conteste une tradition donc une identité particulière.
C'est contre l'idée qu'un certain état de la France relevait d'une essence divine que les révolutionnaires de 89 ont aboli la royauté ; c'est contre la tradition républicaine qui excluait le vote des femmes que celui-ci a été conquis. Les ennemis de l'universalisme ont toujours fait valoir la tradition, l'identité supposée du «pays réel» contre les principes égalitaires accusés de brader le passé de la France.
Que propose alors Sarkozy ? Il propose de justifier par une identité, c'est-à-dire par un fait de tradition, les valeurs fondamentales de l'universalisme. Il propose de raisonner désormais comme les pires adversaires de la République, pour en défendre les valeurs. Et pourquoi pas s'opposer au racisme pour des raisons racistes par exemple au prétexte qu'une telle opinion serait le propre des «races inférieures» ? Lors d'une émission récente, Sarkozy a ainsi dévoilé le degré de sa confusion d'esprit : parlant de la France, il a nié que son identité soit raciale, puisque notre population n'était pas homogène au contraire de la Chine, a-t-il ajouté, composée de Han à 90 %. Est-ce à dire que la Chine, quant à elle, pourrait légitimement instaurer, selon Sarkozy, un critère racial d'identité nationale ?
Voilà bien la perversité d'un tel argumentaire : on instille le venin identitaire dans les esprits, au prétexte de défendre des valeurs universelles, et l'on empoisonne nos façons mêmes de penser, pour le plus grand danger des valeurs en question.
Quentin Meillassoux : professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure.
Nicolas Sarkozy ne cesse de clamer que son action au ministère de l'Intérieur n'a provoqué aucune bavure majeure, considérant que la mort des deux adolescents, à Clichy sous Bois, alors qu'ils étaient pourchassés par la police, est de l'ordre du fait-divers. Les "Dernières Nouvelles d'Alsace" du 16 mars 2007 relatent l'exécution d'une personne que le ministère de l'Intérieur a livré à ses bourreaux. Une tragédie qui préfigure ce que serait demain le quotidien d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.
La victime de cete bavure s'appelle Elanchelvan Rajendram, et il était arrivé en France en 2002, fuyant les persécutions dont il était victime au Sri Lanka. Elanchelvan Rajendram n'a pas bénéficié de la même chance que d'autres membres de sa famille déjà réfugiés à Strasbourg. Débouté du droit d'asile en 2003, il a vécu la vie d'un clandestin pendant près de deux années, protégé par la solidarité des associations. La police a fini par l'arrêter, et il a été expulsé vers le Sri Lanka en août 2005.
Simone Fluhr, une militante du Collectif d'Accueil pour les solliciteurs d'Asile de Strasbourg (CASAS), était à ses côtés pour tenter d'obtenir une issue positive à ses démarches successives. Le combat en avait fait des amis. Elle l'avait regardé partir la mort dans l'âme, ainsi qu'elle le rappelle au journaliste des Dernière Nouvelles d'Alsace: "Nous voyons passer beaucoup de Sri Lankais d'origine tamoule. Nous savons ce qu'ils endurent. L'oncle d'Elanchelvan installé à Hautepierre a été torturé en détention. Le certificat médical qui décrit les séquelles fait trois pages".
Alors qu'elle n'avait plus de nouvelles de son ami, Simone a pourtant eu la surprise de recevoir une carte de voeux d'Elanchelvan, en janvier 2007 décorée de petits coeurs et de roses multicolores. Une joie de courte durée. Simone a appris la mort de'Elanchelvan la semaine dernière. Selon ce qu'elle a pu apprendre, le jeune homme est tombé, le 28 février à l'aube, le corps criblé de six balles. Il a été exécuté par les militaires de l'armée sri-lankaise alors qu'il sortait des toilettes installées dans la cour de sa maison. Elanchelvan était vêtu d'une simple étoffe et désarmé. Il a a expiré dans les bras de sa femme, sous le regard de ses assassins.
Personne ne pouvait ignorer qu'il serait en danger au Sri Lanka. Dès qu'il a eu l'information David Balathas, un des amis d'Elanchelvan réfugiés à Strasbourg, a contacté Simone pour la mettre au courant. Dans son magasin de retouches du quartier des Halles, il a du mal à retenir ses larmes. Il fixe une photo de son ami disparu posée sur la table. "Il avait déjà perdu deux frères. Et l'un d'eux était membre des Tigres-tamouls, précise-t-il. Je ne comprends pas pourquoi l'Ofpra ne l'a pas cru". Brisée par cette nouvelle, la famille vient d'envoyer, avec l'aide du Casas, un faire part de décès aux organismes officiels qui ont "traité" le "dossier" d'Elanchelvan l'Ofpra, la Commission de recours des réfugiés, la préfecture du Bas-Rhin, la Police aux frontières, etc.
Les militants dont clairs sur leur démarche: "Il ne s'agit pas de les culpabiliser. Mais de rappeler que, dans le cas de personnes victimes de persécutions, l'expulsion peut être synonyme de mort". Elanchelvan venait de fêter ses 30 ans. Il laisse derrière lui son épouse et une petite fille âgée de trois mois ainsi que des parents anéantis par la perte de leur troisième et dernier fils.
Une mort qui souligne l'inhumanité des procédures actuelles et qui nous alerte sur l'aggravation que représenterait l'instauration d'un Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.
"L'identité nationale n'est pas le monopole de je ne sais quel courant de l'extrême droite. L'identité nationale, c'est d'abord tout le peuple français".
"L'identité nationale, ce n'est pas de demander des comptes sur d'où l'on vient, mais de savoir où on veut aller ensemble".
"Puisque nous avons parlé de l'identité nationale et puisque nous sommes à Marseille".
"La Marseillaise, c'est le chant de la lutte contre toutes les forces de tyrannie, c'est le peuple qui s'est levé contre les forces de l'Ancien régime. C'est le chant qui a été repris dans tous les pays quand il a fallu secouer le joug de l'oppression (...) Alors ne faisons pas de contresens sur ce chant. Comprenons vraiment le fond et la force historique de ces paroles".
"Ce n'est ni un chant sanguinaire, ni un chant xénophobe. Non, c'est le chant de toutes les libertés (...) C'est le chant des républicains".
"C'est le chant que je vous propose ici à Marseille de chanter tous ensemble pour ne jamais oublier que le message universel de la France à travers le monde est plus que jamais d'actualité: la liberté, l'égalité, la fraternité".
Je constate sans déplaisir que « le Canard enchaîné » rapporte ce matin un incident survenu à FR 3 lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Christine Ockrent. Le dit Sarkozy menaçant de « virer » (quel vocabulaire…) toute la direction de la chaîne pour retard au maquillage et défaut de représentation de personnalités éminentes lors de son arrivée. Il faut vraiment s’appeler Sarkozy pour avoir envie de serrer la main molle, fuyante, moite, et pour tout vous dire, éternellement giscardienne, de Patrice Duhamel ou celle de son adjoint, ce faiseur de Carolis, (j’ai rétabli la vraie hiérarchie entre les deux hommes) mais passons… Certains de mes lecteurs vont sans doute s’étonner qu’en dépit de tous leurs efforts pour s’attirer ses grâces, les dirigeants de la télévision publique soient ainsi victimes des menaces du ministre de l’Intérieur. Rien n’est moins surprenant pourtant. On m’a dit en effet que sévit dans l’équipe de Duhamel, avec un titre de directeur délégué, un jeune homme du nom de Bastien Millot. Ce garçon est sans nul doute un grand connaisseur de la télévision puisqu’il était auparavant membre du cabinet de Jean-François Copé, ministre du budget et encore auparavant membre du cabinet du même Copé à la mairie de Meaux. A Bercy, il se serait rendu coupable d’un crime imprescriptible aux yeux de Sarkozy : il serait l’un de ceux qui auraient contribué à alerter la presse des déboires conjugaux du président de l’UMP au printemps 2005, à grands coups de téléphone passés dans toutes les rédactions. Il aurait même poussé le souci de livrer l’information la plus juste possible en envoyant la photographie du nouveau compagnon de Cécilia aux organes de presse intéressés. C’est pour cette raison que lors de la mise ne place de cette équipe à l’été 2005, les « sarkozystes » se sont vite persuadés que ces gens-là étaient installés par Villepin et Copé pour leur causer du tracas. Ca n’est pas faux et c’est toujours un spectacle plaisant que de voir les héritiers du « gaullisme » se chamailler entre eux pour le contrôle de la télévision…
La suite sur : http://francoismitterrand2007.hautetfort.com/
Mardi, au meeting de Nicolas Sarkozy, il ne s'est rien passé. Jeunes de l'UMP, frais et impliqués, parterre de caciques locaux, et le public honnête, classe moyenne, drainé des pavillons. Homogènes, blancs pour la plupart, un rien âgés, leurs visages ont un air de revanche. Kermesse acide et bon enfant. Au soudain bazar, on le devine, Sarkozy. Tout est bouillant autour de lui. Sémillant, il fend, tape des bises, rate des mains, mais qu'importe, au bout il y a sa tribune de VRP de la France majuscule. Et, pendant une heure, il devrait nous rendre tout ce qu'on nous a pris.
Cow-boy. Quand même, il y a l'énormité du discours, stupéfiante. Mais d'abord la gestuelle de cow-boy, bien connue, en index vengeur, avec pauses comiques, où, le corps arqué à la de Funès, on sait que, là, il va couper le bois. Petites phrases, jeux de massacres, Bayrou tête de IVe République, Royal n'en parlons même pas. Demain, cette écume dans les journaux. Le petit peuple acquiesce. Le tribun leur rend dignité et rires. Il y a la gêne quand même de n'être qu'entre soi.
Typique de cette malédiction gaullienne qui veut que la présidentielle soit la rencontre d'un homme et d'un peuple, le discours brouet, signé Henri Guaino, parle à la France éternelle dont les mamelles ont nourri Blum, Jaurès, la colonisation ( «plus civilisation qu'exploitation» ) puis Nicolas Sarkozy. Si la France est un bloc, elle tiendra dans son ventre. Sarkozy veut la résumer pour la défendre, loin des clivages, de la haine de soi, de la paresse, du renoncement. Mais d'abord il faut émanciper, alors il brise les tabous comme des cacahuètes : laxisme, repentance, pensée unique.
Pourquoi ce discours dessine-t-il en creux le portrait d'une anti-France ? Pourquoi certains se sentent visés, et pas seulement les belles âmes de gauche ? Pourquoi a-t-on peur que ce torrent de mots, de références, de «moi, je» volontaires et fauves, finisse par nous emporter ? Ce type nous aime tellement qu'il finira par nous faire mal. D'abord à ceux qui cassent, se lèvent tard, n'aiment pas l'autorité, le travail, la France officielle. Les catégories mentales surgissent, et on sent bien qu'il y a un ennemi intérieur, indéfini, auquel il faudra rendre gorge.
Luther King. Le meeting s'achève. Il «fend l'armure». Il part de lui même pour aller vers nous. Il évoque Luther King, le sacré de sa mission. L'auditoire décroche. Des mots trop grands débordent de sa bouche : civilisation, vérité, trahison. Autour, les visages de nos compatriotes s'éteignent, mais ils y croient.
On sympathise avec un mec de la logistique, K. En intérim depuis sept ans, à 1 300 euros par mois. Il parle de la jeunesse de son quartier, française, belle, puis l'absence de bienveillance, le harcèlement policier quotidien. Il y a un mois, en allant au boulot, il s'est fait mettre par terre par des mecs de la BAC alors que pourtant, me dit-il, il avait la cravate. Après cinq minutes, il a quitté le meeting, il s'est senti visé. Sarkozy va trop loin, il court. Arrêtons-le.
Jean-Eric BOULIN.
Dans la serie...on a les soutiens que l'on mérite...
"Il y a cinq ans, j'ai voulu la création de l'UMP", a déclaré le chef de l'Etat. "Cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy". "C'est donc naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien".
Invité de l'émission "France Europe Express", animée par Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy est arrivé avec "une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois dans la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant déjà occupés par les autres invités de l'émission.
Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".
Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder."
" Le canard enchaîné ".
Les forces de l'ordre auraient arrêté, avec violence, un homme en situation irrégulière, mardi 20 mars, causant une petite émeute à la sortie de l'école de la rue Rampal, dans le XIe arrondissement à Paris, dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette interpellation, très musclée, aurait provoqué la panique parmi les habitants du quartier venus chercher leurs enfants aux écoles Lassalle et Rampal.
Mardi, vers 16h30, alors que la police avait déjà arrêté un "fourgon plein" de sans-papiers à la sortie de ces écoles, elle a voulu interpeller un homme qui attendait ses deux petits-enfants, scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville, dans un café situé à l'angle des écoles, témoigne Brigitte Wieser, de RESF-Paris.
"Enormément de policiers"
Les policiers ont alors "assiégé" le café dans lequel le grand-père attendait. Les membres du Réseau et des habitants du quartier ont donc tenté de s'interposer, et se sont placés devant la voiture de police qui allait emmener ce sans-papiers. "Il y avait énormément de policiers", rapporte Brigitte Wieser. "Ils sont devenus fous furieux. Nous voulions faire de la résistance, nous ne recherchions pas l'affrontement". Mais les policiers ont tous sorti leurs matraques, et répandu des gaz lacrymogènes puissants. "J'ai pris un coup de matraque dans le dos. Si nous avions cherché l'affrontement, nous aurions tous fini à l'hôpital", souligne la militante parisienne.
"Entretenir la peur"
A cette heure de sortie des écoles, la rue était pleine de monde, d'enfants, de parents avec des poussettes, explique-t-elle. Les directeurs des écoles ont dû faire entrer les parents et les enfants dans les bâtiments pour les protéger des gaz et de la bousculade.
Une journaliste, qui était présente, a pu filmer la scène. Les policiers lui ont pris ses papiers. Ils lui ont rendu sa carte de presse, mais elle n'a pas récupéré sa carte d'identité. La police voulait aussi se saisir de sa caméra, mais elle est parvenue à s'en débarrasser. "Ils étaient très embêtés, ils ont longtemps cherché la caméra", commente Brigitte Wieser.
"La préfecture de Paris avait toujours garanti qu'il n'y aurait pas d'arrestation à la sortie des écoles", souligne-t-elle. "Nous avons demandé aujourd'hui au préfet de nous recevoir, pour lui demander de ne plus céder aux pressions du candidat Sarkozy, qui exige du chiffre de ses préfets".
"Il est monté d'un cran"
En même temps que cette "rafle", il y en a eu deux autres, aux métros Goncourt et Stalingrad, et plusieurs arrestations. "On est monté d'un cran dans les rafles", commente Brigitte Wieser.
Cette militante redoute que les parents en situation irrégulière ne scolarisent plus leurs enfants, par crainte d'être arrêtés en allant les chercher à l'école. "Hier soir, dans notre permanence du XIe arrondissement, il y avait beaucoup de monde. Les gens sont venus nous dire qu'ils avaient peur. Ces rafles servent à entretenir la peur", juge Brigitte Wieser.
Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...
Il est temps...
Il arrive un moment où il fut bien de tenir les promesses faites aux français. J'avais dit en son temps que je croyais aux forces de l'esprit et que je ne vous quitterai pas. Il est temps d'honorer ce rendez-vous. La où je suis, je peux observer à loisir la campagne présidentielle actuelle, et, je dois le confesser, je suis très courroucé par ce que je vois, ce que j'entends, ce que je lis. Bien qu'il m'en coûte (ici, j'ai bien des choses à faire), j'ai décidé qu'il était temps pour moi d'intervenir. J'ouvre donc ce "blog", puisqu'il paraît qu'aujourd'hui c'est le meilleur moyen de se faire entendre dans la France de MM.Sarkozy-Namias-Elkabbach et autres. Me voici "câblé" de nouveau et sans besoin de Mourousi...
Dès demain, je m'attèle à ma nouvelle tâche: aider Ségolène Royal à gagner cette élection présidentielle. Certes, je ne vous cache pas que la voir ainsi représenter le Parti Socialiste constitue pour moi une sorte d'étonnement. Mais que voulez-vous! Les socialistes sont incorrigibles. Je plains Laurent Fabius qui avait presque toutes les qualités pour y arriver. Mais bon... Tant qu'il n'aura pas convaincu que son humanité n'est pas feinte, rien ne sera possible. Cela dit, laissons là les regrets. L'heure est au combat. Si vous saviez comme je suis agacé de voir de quelle façon cette campagne se déroule. Il m'est même arrivé de regretter que François Bayrou ne fût pas socialiste. C'est vous dire! La charge contre TF1, il fallait l'oser. Il faudra bien que l'on m'explique un jour la frilosité des socialistes à ce sujet. Moi, je n'ai jamais rendu mon épée à M.Poivre d'Arvor.Ce Bayrou a du panache pour un centriste (comparé à une borne comme Méhaignerie évidemment...), il fait ce que Ségolène Royal aurait du faire... Enfin...
D'ici, je le répète, je vois tout, j'entends tout, je lis tout; bref, je sais tout. Les mauvaises langues (de droite, mais aussi hélas, de gauche...) qui me liront dans les semaines qui viennent diront sans doute que pour une fois, je n'ai pas besoin des écoutes de mon fidèle Prouteau pour y parvenir. Qu'elles se méfient. Je vais tout dire, tout écrire, y compris sur elles...
Bon, j'en ai déjà trop fait pour un début. A demain.
Merci à http://blog.babelblog.gayattitude.com/ pour ces commentaires.
Le pacte socialiste va beaucoup plus loin et de manière bien plus concrète en matière d’inégalités qui vise le statut homo, que ses concurrents.
« j'ai perçu dans les interrogations une forte demande en faveur d'une société qui ne les rejette plus, que ce soit au sein de leur famille, au travail ou à l'école. Une société qui leur assure respect et protection contre les violences homophobes ou les traitements discriminatoires, certes, mais aussi tout simplement contre les comportements insultants, de rejet ou d'incompréhension. (…) la reconnaissance de leur droit à mener une vie d'adolescent, d'élève ou d'étudiant, une vie professionnelle, conjugale ou familiale qui soit une vie «comme celle des autres»»
- Ségolène Royal ne parle pas seulement du statut marital et parental, elle envisage le problème dans son ensemble, car avant d’être de grands garçons et filles adultes qui ont le désir de vivre une vie normale, le parcours d’une vie de pd est parsemé d’intolérance et de mise au banc diverses, et dieu sais si la période de l’adolescence particulièrement fragile peut devenir un parcours du combattant traumatisant. On voit bien sur ce genre de détails qu’il y a une écoute des intéressés et une réponse adéquate à la réalité d’un parcours de vie homo, où c’est à toutes les étapes qu’il faut lutter contre l’intolérance et ainsi faire avancer les mentalités.
« Mais «l'égalité de droits pour les couples de même sexe» comporte évidemment le mariage et l'adoption ! (…)Je me suis, ainsi, déjà prononcée pour qu'à l'occasion de la réévaluation prochaine de la loi de bioéthique, la demande formulée par les couples de femmes d'accéder à l'assistance médicale à la procréation soit examinée avec attention. »
- Encore une fois, alors que François Bayrou s’oppose au mariage mais dit être en faveur de l’adoption (c’est pour faire l’original ?), il ne parle cependant que de la reconnaissance du deuxième parent pour les couples déjà formés et déjà parents, ses propositions se bornent là. Ségolène Royal va beaucoup plus loin, en évoquant le problème de devenir parent en s’attaquant à la législation bioéthique qui interdit aux couples homosexuels la procréation assistée.
« union civile séparée du PACS : Je suis opposée à une telle proposition qui, parce qu'elle serait «réservée» à une catégorie de la population, me semble imprégnée d'une logique communautariste et discriminatoire. »
- Dans toutes les prises de position, le refus de la discrimination et d’un statut à part, demeure la base fondamentale des décisions législatives pratiques, ce qui est en parfaite adéquation avec les revendications homo.
« Le vote de cette loi est important aussi, car il consacrera l'égalité entre enfants, quelle que soit leur configuration familiale. Il interviendra donc rapidement. Il marquera enfin le terme d'une trop longue exclusion des homosexuels. J'en comprends bien l'urgence, mais il ne faut pas pour autant négliger la négociation de ce virage essentiel : il faudra prendre le temps de l'explication aux Français. Il ne sera pas long mais il sera décisif pour que le vote de la loi s'accompagne véritablement d'une large prise de conscience par tous de la nécessaire fin des discriminations. »
- Faire avancer la législation de manière ferme mais en voulant que cela réussisse à tous les étages et de manière durable, c’est à dire sans perdre de vue la réalité d’une mentalité française qu’il faut encore éduquer et amener à maturité. Esprit volontaire et pragmatique.
«La fin de ces discriminations , un enjeu éducatif. C'est ce que j'ai commencé à faire en qualité de ministre de l'Enseignement scolaire lorsque j'ai inscrit la question de la lutte contre l'homophobie dans les instructions officielles. Les adolescents découvrant ou s'interrogeant sur leur orientation sexuelle doivent, au plus tôt, pouvoir être accompagnés et soutenus en cas de besoin (…)l'intégration au cursus scolaire d'un programme d'éducation »
- La tolérance et la connaissance de l’autre, s’apprennent dès le plus jeune âge par une éducation aux différences, vecteur d’un changement profond et durable des mentalités, ainsi qu’instaurer les moyens d’un accompagnement de ces différences tout au long du cursus scolaire, fond et forme sont intimement liées de manière cohérente.
« S'agissant de l'allocation adulte handicapé, j'ai également proposé, en plus de son immédiate revalorisation de 5 %, une adaptation de ses conditions d'attribution aux maladies évolutives à diagnostic incertain. (…) notamment, le processus d'insertion professionnelle dans lequel elles peuvent avoir la volonté, la capacité ou l'opportunité de s'engager (…) une offre de logement adaptée à la situation financière des malades, une offre de soins de qualité non-discriminatoire, en particulier à l'égard des étrangers. »
- Là encore, la position du pacte socialiste est à la fois réaliste face à la diversité des situations de handicap, contrairement à beaucoup d’aides sociales aveuglément nivelées, et comme dans tous les autres domaines du pacte, ne s’arrête pas à l’assistanat mais propose en même temps de reconstruire les conditions de l’autonomie et du retour à une vie sociale insérée.
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Ségolène Royal veut faire disparaître les situations d'inégalités dans lesquelles se trouvent les homosexuels. La candidate socialiste précise, en exclusivité pour "Têtu", son programme en direction des homos.
Depuis notre rencontre en juin dernier, où vous aviez pris position sans nuance pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe (lire Têtu n° 113), vous avez été investie par les militants socialistes. À l'occasion des débats participatifs que vous avez menés depuis novembre, avez-vous été interrogée par des homosexuels ? Sur quels sujets portaient leurs interrogations ?
Bien sûr ! Je n'ai naturellement pas participé aux 6 000 débats qui se sont tenus dans toute la France mais les homosexuels s'y sont exprimés, comme tous les citoyens qui l'ont souhaité, pour faire part de leur vécu, de leurs propositions et de leurs attentes. Je sais aussi que des «Cafés Ségolène» ont été organisés par l'association Homosexualités et socialisme. À la lecture des comptes-rendus de tous ces échanges, j'ai perçu dans les interrogations une forte demande en faveur d'une société qui ne les rejette plus, que ce soit au sein de leur famille, au travail ou à l'école. Une société qui leur assure respect et protection contre les violences homophobes ou les traitements discriminatoires, certes, mais aussi tout simplement contre les comportements insultants, de rejet ou d'incompré